CAPACITE ET VENTILATION PULMONAIRES
Cotte même expérience nous donne la valeur de 6, ou de Voir de réserve. On a «loue ainsi toutes les données pour résoudre, tous
- problèmes physiologiques qui se rapportent aux quantités a, b, c, d.
L'un des plus intéressants parmi ces problèmes est celui de la ventilation du i>oumon, que Gréhant s'est posé et qu'il a résolu le premier. On appelle coefficient de ventilation la quantité d'air nouveau qui, après chaque mouvement de ventilation, reste dans l'unité de volume de l'espace ventilé; le poumon est un espace de genre, et le mouvement respiratoire constitue un véritable mouvement île ventilation. Le coefficient de ventilation sera donc le quotient obtenu en divisant la quantité (x) d'air pur qui reste dans le poumon, après une expiration normale, par le volume connu du poumon après cette expiration (a -f- b =:, par exemple, 2'.365). Gréhant a trouvé, toujours par la méthode de l'inspiration d'hydrogène, que la quantité x = en moyenne Ûl,320 (c'est-à-dire que, quand on exécute une inspiration et une expiration ordinaires, ou égales chacune à 1 2 litre, un tiers environ de l'air inspiré est rendu à l'atmosphère, mélangé avec deux tiers d'air vicié, et deux tiers d'air pur entrent et renouvellent par leur mélange le contenu du poumon). Donc le coefficient de la ventilation pulmonaire sera de -^- =0,145; il est un peu plus fort que 1/10. Ce coefficient varie, du reste, avec le volume des poumons et avec le volume de l'inspiration. Gréhant est arrivé à ce point de vue à des résultatts très intéressants. Ainsi il a observé qu'une inspiration de 1 2 litre renouvelle mieux l'air dans les poumous que deux inspirations de 300 centimètres cubes, qui feraient ensemble 60O centimètres cubes : « Il résulte de là que, dans certaines affections thoraciques, lorsque les malades font des mouvements respiratoires nombreux, mais présentant peu d'amplitude, l'air peut être moins bien renouvelé que dans les conditions de la respiration normale ; ainsi quarante inspirations de 300 centimètres cubes ne produisent pas un renouvellement aussi parfait que vingt inspirations de 500 centimètres.
Telles sont les valeurs des quantités d'air introduites dans le poumon. Quant à la fréquence des mouvements qui produisent ce renouvellement, nous avons déjà dit (p. 412) que nous respirons de quatorze à seize fois par minute, ce qui porte à 20.000 le nombre des inspirations par vingt-quatre heures : et comme chaque inspiration introduit 1 2 litre, nous respirons en somme 10.000 litres
de réserve, nom qui appartient plus naturellement à la quantité b. (V. Revue des cours scientifiques, août 1871.)
i24 RESPIRATION
sur eu une journée. Le chiffre du sang mis au contact de cet air
•^lui-ci dans un rapport numérique très simple, puisqu'il
s'élève à 20.000 litres, ou mieux encore à 10.000 litres de globules
1 litre le sang = 1 '2 litre de globule ou cruor -r- I 2 litre de
liquor).
Forme et force de V inspiration et de V expiration. — Le» différence* depressi : i ites par le'jeu mécanique du thorax. et destinées à amener les mouvements de l'air, sont aussi fort peu considérables à l'état normal. Si. par exemple, nous représentonspar 100 la pression extérieure (la pression atmosphérique), à l'état de repos la pression intrapulmonaire sera également de 100. Mais par l'effet de la diJatation de l'inspiration, la pressi .. intérieure descend a 99,5 (mesurée au manomètre à mercure, la pression négative de l'inspiration est de 4 à 5 millimètres), de sorte que l'air ex! ri rj riètre lans le poumon i i 2 litre, avons-nous dit). Quand se produit l'expiration normale, la pression intrapulmona monte : ' —ion positive est, au manomètre à mercure
3 à 4 m: très), et une quantité de gaz égale à celle qui avait
été introduite se précipite au dehors.
os les mouvem . ts respii atoires énergiques, ces non. sont bien plus Levés. Ainsi l'inspiration peut réduire 75 la pression intérieure, et l'expiration la faire monter à 130 ou 135 ;
très : es, la pression intérieure diffère de l'extérieure de
1 4 d'atmosphère dans une inspiration très énergique et de 1 3 dans une expiration très énergique. On voit, en somme, que la «différence est plus considérable pour l'expiration que pour l'inspi- ... quand on agit avec force: et en effet, tout le monde sait qu'on peut produire plus d'effet mécanique en expirant qu'en inspirant, en soufflant, par exemple dans un tube, qu'en aspirant par un semblable conduit. Dette lifférence s'explique facilement a Ton se rappelle que les contractions des muscles inspirateurs ont à lutter contre l'élasticité d'un grand nombre d'organes qu'elles violentent (poumon, cartilages costaux, viscères abdominaux, etc. . tandis que les muscles expirateurs, au moins aussi puissants que leurs antagonistes, n'ont qu'à ajouter leur action à celle de parties élastiques agissant dans le même sens qu'eux. Cette puissance de l'expiration forcée vient se joindre aux conditions més résultant du i : Icissement de la traci. I la glotte. pour favoriser l'expulsion des corps étrangers ou des mucosi: (toux .
tte différence, à l'avantage le l'expiration, n'exisl saurions trop le répéter, que pour la respiration forcée. A l'état normal, l'expiration n'est qu'une réaction de l'élasticité des orgai.