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RESPIRATION ET CHALEUR ANIMALE

rait l'être par la simple réaction élastique du poumon et des cartilages costaux.

Pour apprécier les valeurs numériques relatives à la capacité des poumons et au courant d'air dont ils sont le siège, il faut distinguer 1° l'air complémentaire (très variable selon les sujets) : 2° Y air de la respiration normale (1/2 litre environ); 3° Yair de rêservce ; 4° Y air résidual. La somme de ces ditférentes quantités représente la capacité pulmonaire, qu'on peut évaluer à 4 ou 5 litres, et qu'il ne faut pas confondre avec ce qu'on a appelé la capacité vitale (ou mieux capacité respiratoire), laquelle ne dépasse pas normalement 3 12 litre. Parmi ces données numériques, la plus simple et la plus importante est que chaque inspiration amène dans le poumon 1/2 litre (500 centimètres cubes) d'air.

La fréquence de la respiration (nombre des mouvements respiratoires par minute) est de 14 à 16 pour l'adulte. L'homme fait ainsi passer environ 7 litres d'air par minutes dans son poumon (0,500 X 14 = 1), ce qui fait 420 litres par heure (7 X 60 = 420), soit environ 10 000 litres par vingtquatre heures (420 X 24 = 10 080).

Le murmure respiratoire a sa principale cause dans le poumon luimême (murmure vésiculaire).

Des 2000 litres d'oxygène qui sont introduits en vingt-quatre heures (avec les 10.000 litres d'air, puisque l'air est composé de 21 d'oxygène pour 79 d'azote), dans le poumon de l'adulte, 530 litres environ, c'està-dire à peu près le quart, sont retenus (employés aux combustions organiques). Par contre, il y a environ 400 litres d'acide carbonique expirés (par vingt-quatre heures).

Cet échange gazeux nous explique la transformation du sang noir (sang veineux) en sang rouge (sang artériel). En effet, il se fait au niveau de la surface pulmonaire un échange dans lequel le globule sanguin (hématie) se charge d'oxygène, tandis que le plasma du sang laisse dégager l'acide carbonique qu'il contenait en dissolution, et surtout en combinaison.

Ce n'est donc pas au niveau de la surface pulmonaire que se font les combustions respiratoires : elles se font dans l'intimité de tous les tissus (comme le prouve d'ailleurs l'étude de la chaleur animale).

Le sang est essentiellement l'intermédiaire entre les tissus et l'air extérieur pour le transport du gaz nécessaire aux combustions (oxygène), et du gaz produit par ces combustions (acide carbonique).

Si la pression extérieure diminue considérablement, l'oxygène est à une trop faible tension et le sang n'en renferme que des proportions insuffisantes pour entretenir la vie (expériences de Paul Bert. Catastrophe du ballon le Zénith. Jourdanet et le Mexique).

Si, dans un milieu confiné, Yacide carbonique s'accumule, sa pression devient telle qu'elle s'oppose à l'exhalation pulmonaire carbonique, et l'animal périt asphyxié par l'excès d'acide carbonique, quand même l'oxvgène lui serait fourni en quantité suffisante (P. Bert).

Si le milieu ambiant renferme de Y oxyde de carbone, ce gaz, ayant une grande affinité pour l'hémoglobine, se porte sur le globule rouge du sang, en chasse l'oxygène, et l'animal périt asphyxié puisque le sang ne porte plus d'oxygène aux tissus.

Les effets singuliers qu'exerce L'augmentation considérable de pression extérieure sont dn< (P. Bert) à la forte tension de l'oxygène, condition qui arrête tontes les combustions corrélatives au mouvement vital.

Le système nerveux règle les actes respiratoires pulmonaires (partie mécanique de la respiration). Le centre des réflexes respiratoires est dans le bulbe (nœud vital de Flourens); les voies centripètes sont représentées par le pneumogastrique et secondairement par un grand nombre de nerfs Bensitifs divers ; les voies centrifuges sont représentées par les nerfs moteurs des muscles du thorax.

L'homme appartient à la classe des animaux dits à sang chaud, c'està-dire dont la température est indépendante du milieu ambiant. La température du corps (prise dans le creux de l'aisselle) est de de 37°. L'homme produit de la chaleur : près de 3000 calories par vingt-quatre heures (environ 1 12 calories par heure) ; cette chaleur est le résultat des combustions qui ont lieu dans l'intimité de tous (es tissus et aussi des dédoublements et autres actes chimiques très complexes dont les éléments anatorniques sont le siège, ou qui tout au moins se passent dans le sang des capillaires au niveau de ces éléments anatorniques. Aussi le sang veineux général (ventricule droit) est-il plus chaud que le sang artériel. Le sang se rafraîchit au lieu de s'échauffer en passant par le poumon.

Par les nerfs vaso-moteurs, le système nerveux règle la distribution de la chaleur; il en règle aussi la production, car les nerfs vaso-dilatateurs sont calorifiques et les vaso-constricteurs frigorifiques.

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