ROLE DE8 NERFS
que des fragmenta d'intestin de lapin récemment lacrifié prés< ntent, si on lea place dans de Peau froide, dea vaiaaeaux trèa reaaerrés, el au contraire dea vaisseaux dilatée, si on lea place dans de l'eau tiède. Maia cette action directe n'est pas la seule, et ne se produit pas avec une même intensité pour toutes lea parties; elle paraît même ne jouer qu'un faible pour certaines régions de la peau, puisque, d'après une autre expéri de Frédéricq, en excisant rapidement les deux oreilles d'un lapin 1 par section du l>ull>e. et en plongeant à moitié chacune de ces - reillea, l'une dans de l'eau a 42 degréa, l'autre dans de l'eau à 13 degrés, on constate que les parties exposées à l'air ne présentent, au point de vue do leur vaaculariaation, aucune différence appréciable avec celles qui sont soumises à l'action delà chaleur ou du froid. Quant à la seconde hypothèse, elle est réfutée aussi bien par le raisonnement que par l'expérience. En ellet, nous -aurions admettre que les centres nerveux vaso-constricteurs soient excités par le sang refroidi, puisque nous savons qu'un abaissement de température, loin d'agir comme un stimulus, déprime l'excitabilité de tous les centres nerveux. Et l'expérience démontre que l'application extérieure du froid provoque la constriction vasculaire sans qu'il y ait au préalable abaissement de la température interne : le premier effet de l'immersion dans un bain froid, ou de l'exposition de la peau a un rayonnement énergique n'est en aucune façon une diminution de la température interne du corps, puisqu'on observe alors une légère ascension du thermomètre placé sous la langue ou dans le rectum, élévation de température due sans doute au refoulement du sang vers les organes internes. Au contraire toutes les expériences parlent en faveur de l'hypothèse d'une action réllexe.ll nous suffira de citer l'expérience suivante de Frédéricq (op. cit., p. 769). « Je coupe les poils aux pattes postérieures chez un lapin blanc de façon a apprécier à la vue les changements dans la vascularisation de la peau. Je constate alors que je puis à volonté faire pâlir les pattes en les plongeant dans l'eau froide (à 13 degrés)... il me suffit de couper le sciatique d'un côté pour supprimer l'influence de la température sur la patte opérée; elle ne présente plus les changements de teinte qui persistent dans la patte saine. » Nous pouvons donc conclure à l'exactitude de la troisième hypothèse formulée ci-dessus sur la nature de la contraction vasculaire qui suit l'application du froid : il s'agit surtout d'une activité réflexe des centres vaso-constricteurs, réglée par le de^vé de température des nerfs sensibles de la peau. Tel est le mécanisme de la résistance au froid ; il aboutit à une diminution de la perte de calorique par la surface cutanée.
2° La lutte contre la chaleur exagérée doit se faire par un mécanisme inverse : Si le milieu intérieur tend a trop s'échaullér, la dilatation des vaisseaux cutanés amènera une grande masse de sang à la surface, sang qui, refroidi au contact du milieu extérieur, retournera se mélanger au sang des organes internes et concourra à y faire baisser la température. Selon une expression de Frédéricq, l'organisme sera alors comparable a un appartement chauffé dont on aurait ouvert les fenêtres : l'air chaud de l'intérieur y est remplacé par l'air froid venu du deho:s; l'intérieur de l'appartement se refroidit au profit du dehors.
M. I'lyal, Physiol. CO
Quel est le mécanisme de cette dilatation des vaisseaux cutanés? Une ancienne expérience de Schiff nous force à admettre que cette dilatation vasculaire est en grande partie active, due à l'irritation des nerfs vasodilatateurs et non uniquement à la paralysie des vaso-constricteurs; en effet, dans cette expérience, chez des lapins qui avaient subi la section unilatérale du cordon cervical, à gauche par exemple, l'oreille correspondante présentait la dilatation vasculaire et l'augmentation classique de la température: or, l'animal ayant été placé dans une étuve chauffée, l'oreille droite restée saine ne tardait pas à présenter une température plus élevée et une vascularisation plus considérable que l'oreille paralysée. Il y a don: la une action nerveuse évidente. Mais s'agit-il d'une action réflexe prenant son point de départ dans une irritation des nerfs sensibles de la peau, ou, inversement à ce que nous avons vu pour l'action vaso -motrice de lutte contre le froid, la chaieur agirait- elle sur les centres nerveux par l'intermédiaire du sang surchauffé? Tout montre qu'ici l'action de la chaleur est complexe et que l'activité des centres vaso-dilatateurs est en partie réflexe, en partie automatique : elle est en partie réflexe, puisque les expériences d'Adamkiewicz ont montré que l'application d'un vase métallique rempli d'eau chaude a la peau delà cuisse provoque une hyperémie des membres inférieurs (accompagnée d'une transpiration plus ou moins abondante), et puisque Frédéricq a vu également, chez le chien et le lapin, que l'immersion de l'une des pattes de derrière dans l'eau chaude est suivie d'une dilatation vasculaire se montrant à la fois sur la patte immergée et sur l'autre, la vascularisation des pattes antérieures n'étant alors pas modifiée; elle est automatique, c'est-à-dire résulte de l'action directe de la chaleur sur les centres nerveux, puisque les expériences nombreuses et variées de Frédéricq montrent qu'une élévation de la température interne du corps suffit a provoquer une dilatation énergique de? vaisseaux cutanés, quel que soit le degré de température de la peau. Ainsi ce phvsiologiste, se dépouillant entièrement de ses vêtements dans une pièce où la température est peu élevée (15 degrés), de fa;on a provoquer un lé^er refroidissement de la peau, mais respirant, par un tube particulier, de l'air surchauffé et humide, constate au bout de peu de temps une dilatation générale des vaisseaux de la peau; ici les nerfs cutanés n'ont pu être le point de départ d'un réflexe vaso-moteur, puisque la peau était froide au début, et il faut bien admettre que les centres ont été primitivement affectés par la chaleur interne. L'ingestion d'aliments ou de boissons chaudes en grande quantité provoque par le même mécanisme une congestion vers la peau.
Nous vovonsuonc que les vaso-moteurs jouent bien réellement dans le maintien de la température constante générale le rôle que l'on était arrivé à leur assigner a priori, et si le mécauisme de leur entrée en action dans la lutte contre le chaud est plus complexe et un peu difféi ent de celui qui préside à leur activité dans la lutte contre le froid, c'est sans doute que les conditions du milieu intérieur, du sang, ne sont pas les mêmes dans les deux cas : à part les circonstances exceptionnelles de séjour dans une étuve c'est à l'intérieur de l'organisme que sont les sources d'excès de chaleur contre laquelle l'organisme doit lutter, c'est alors le sang qui est
UESUMÉ \{)~
tout d'abord échauffé et qui excite directement les centres nerveux vasomoteurs; au contraire, dans la lutte contre le froid, c'est de l'extérieur que vient L'impression, qui doit par suite agir sur les nerfs cutanés et provoquer ainsi par voie réflexe l'activité des centres nerveux.
RÉSUMÉ. — La muqueuse respiratoire, lieu des échanges gazeux, est. développée, en 1700 ou 1800 alvéoles, sur une surface qu'on a cru pouvoir évaluera 200 mètres carrés (seulement 81 métrés carrés d'après les calculs plus exacts de Marc 8ée). Les 3/4 de cette surface sont représentés par les capillaires pulmonaires (soit 150 mètres carrés), tandis que 1/4 seulement correspond aux mailles de ces réseaux capillaires.
Ces capillaires sont supportés par une charpente où domine le tissic élastique, et recouverts d'un épithélium très mince.
Ces capillaires sanguins (dont le diamètre est en moyenne de 8 [x) forment donc une nappe sanguine d»' 15* I mètres carrés d'étendue et d'une épaisseur de 0,008, c'est-à-dire d'un volume de 1200 centimètres cubes (soit un peu plus de 1 litre). Mais cette nappe est sans cesse renouvelée par le fait de la circulation. Or, en comptant de 70 à 75 pulsations cardiaques par minute, chacune d'elles lançant environ 180 grammes de sang dans l'artère pulmonaire, on trouve que le poumon est traversé en vingt-quatre heures par environ 20.000 litres de sang (180 X70 X 60 X 24 = 19 584 000 centimètres cubes, soit 19 584 litres). Ce chiffre de 20 000 litres de sang est à l'approcher du chiffre, qui sera rappelé plus loin, et qui indique la quantité d'air qui passe par le poumon en vingt-quatre heures.
L'inspiration a pour mécanisme une dilatation active du thorax par contraction des muscles inspirateurs qui élèvent les côtes. Or, comme lorsqu'une côte s'élève, son extrémité antérieure se porte en avant, et sa convexité se porte en dehors, il en résulte une augmentation du diamètre transverse et du diamètre antéro -postérieur du thorax ; le diaphragmeélève les côtes inférieures, et, par suite, contribue également à la dilatation de ces deux diamètres; de plus, en abaissant son centre phrénique, et en modifiant la courbure de sa voûte, il augmente le diamètre vertical du thorax. Le poumon, vu le vide pleural, est obligé de suivre ce mouvement d'expansion de la cage thoracique, et, par conséquent, d'appeler l'air extérieur.
L 'expiration, au contraire, est due à Vclasticilê du poumon. Le poumon, très élastique, et maintenu au contact de la face interne de la cage thoracique, tend sans cesse à revenir sur lui-même et à se ramasser vers sa racine en une masse compacte (expérience de l'ouverture de la plèvre ; vide virtuel de la plèvre). Pendant l'inspiration, le poumon est violenté ; mais dès que les muscles inspirateurs cessent d'agir, le poumon, revenant sur lui-même, entraine avec lui et resserre la cage thoracique. C'est cequi a lieu dans l'expiration ordinaire ; mais lorsqu'il y a expiration forcée^ on voit entrer eu jeu des muscles dits expirateurs qui compriment fortement le thorax (abaissent les côtes, soulèvent le diaphragme en pressant sur les viscères abdominaux, etc.). Ces contractions des muscles expirateursont surtout pour but de rendre V expiration plus brusque qu'elle ne pour-