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SENSATIONS GENERALES

le trouverons en tout semblable à celui de déféquer; el nous ver pons môme qu'il est bien moins nettement localisé, el se compose de sensations excentriques que nous ne percevons jamais là où elles se produisent en réalité. Le besoin se.ruel lui-même peut-être rapproché du besoin de respirer, de la faim ou de la soif, par exemple. C'est un besoin général, produit sous l'influence d'un grand nombre de circonstances tant intérieures qu'extérieures, et que nous localisons dans les parties sexuelles, à cause de la connaissance des phénomènes qui s'y accomplissent et qui sont apt< Je calmer.

La matrice est également une surface muqueuse d'une sensibilité très obtuse. Elle ne donne guère lieu qu'à des réflexes, parmi lesquels celui de l'expulsion du fœtus est le plus important, et accompagné îles violentes douleurs qui caractérisent toujours à un degré plus ou moins prononcé les contractions énergiques des muscles lisses. Cette expulsion est suivie du sentiment de la difficulté vaincue, •comme l'expulsion de l'urine, des matières fécales, etc. Le col de la matrice ne jouit même pas, malgré la présence de nombreux nerfs, delà sensibilité à la douleur: il ne peut être que le point de départ de certains réflexes. Aussi peut-on le cautériser et l'inciser sans presque provoquer de sensations : le cancer de cet organe ne devient douloureux que par le développement de ce que nous avons appelé des sensations sympathiques ou réflexes, et mieux sensations ■associées (voy. p. 100) qui s'irradient vers le sacrum, les cuisses, les parois abdominales, etc. (plexus lombaire et sacré).

Pour terminer l'étude des sensations générales il nous faut dire encore un mot de la sensibilité des divers tissus annexés aux surfaces, ou placés entre elles dans la profondeur de l'organisme. Comme il était facile de le prévoir, les tissus musculaire, connectif, osseux, glandulaire, ne sont que peu ou pas sensibles. On peut couper et briller le muscle sans provoquer de vives douleurs; mais s'il est très distendu, ou fortement contracté, il est le siège de sensations vagues particulières et douloureuses, telles que lescrampes, fréquentes surtout pour les muscles lisses (coliques intestinales; utérines, vésicales, etc.). Dans les cas d'inflammation, ce tissu devient très sensible, et il en est de même pour les os, les tendons, les ligaments articulaires, et le tissu des glandes elles-mêmes. Cette sensibilité pathologique est si réelle qu'elle peut exister à l'exclusion des autres formes de sensibilité. Ainsi Ballet rapporte le cas d'une hystérique frappée d'anesthésie complète des téguments du côté droit; on pouvait pincer ou piquer la peau, sans que la malade eût conscience de ces excitations; mais cette malade ayant été de plus atteinte de rhumatisme aigu, on vit, quoique la peau fût demeu-

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