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I INONDATION

même qu'il s'écoule dii à vingt minutes avant que les spermatozoïdes commencent à se montrer dans l'ouverture «lu museau

tanche et dans la cavité (la col. Aussi toute cause, naturelle artificielle, qui viendra atteindre la vitalité des spermatozoïdes (comme l'acidité du mucus vaginal) pendant le séjour dans le vagin, mettra obstacle à la fécondation. Les recherches de Goste * lui ont montré, chez la lapine, L'existence d'une sécrétion particulière au niveau du col de la matrice, sécrétion qui vient diluer le sperme et augmenter la vivacité des mouvements des spermatozoïdes. Le sperme aurait donc à subir dans cet antichambre de la matrice une élaboration comparable à celle qui résulte déjà, dans les voies génitales du mâle, de son mélange avec les produits des vésicules séminales, des glandes bulbo-urétrales, etc. Il en serait de même dans l'espèce humaine, d'après les recherches de Arrn. Desprès (Académie de médecine, décembre 1869). Le col de l'utérus renferme des glandes en grappe ou tubuleuses ramifiées, siégeant en partie dans le tissu musculaire de l'utérus, comme les glandes prostatiques au milieu des fibres musculaires de la prostate. Ces glandes sécrètent un liquide clair, visqueux, aibumineux, analogue au liquide prostatique, qui sort du col d'une façon intermittente et produit Xèjaculation de la femme. Ce liquide sort lentement du col et reste sur le museau de tanche et dans la cavité du col : cette èjacalation de la femme est destinée à fournir un véhicule aux zoospermes pour leur permettre d'arriver sûrement dans le col de ï 'utérus2.

Dans ces circonstances, il est incontestable que ce qui joue le rôle essentiel pour faire parvenir les spermatozoïdes jusqu'à l'ovule, ce sont ies mouvements propres de ces éléments vibratiles; il a suffi parfois que le sperme fût déposé à l'orifice vulvaire pour que les spermatozoïdes, par leurs propres mouvements, arrivassent à l'ovule, en suivant le vagin, le col et le corps de la matrice, et enfin les trompes de Fallope. Dans ce voyage plus ou moins long des spermatozoïdes, qu'on a appelés animalcules, il n'y a cependant ni spontanéité ni instincts : ils sont très nombreux, doués de

ni dans le vagin, et que toutes les parties étaient saines, qu'il n'existait qu'un déplacement, on pourra penser avec moi que j'ai été témoin «le ce qui se passe pendant le coït, et que le passage du liquide spermatique dans l'utérus | de cette façon s'expliquer clairement. »

1 Coste (J.-V.), embryologiste français (1807-1875), professeur au collège de France depuis 1841.

2 Arm. Despres, Etudes sur quelques points de l'anatomie et de lu. physiologie du col de l'utérus (Bull, de l'A c ad. de m^'d . 1869 t XXXIV p. 1131).

M. Duval, Physioî. 4 ^

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