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ENVELOPPES DE L'ŒUF

Le point de départ de notre étude «le l'organisme a étêl'ovule, sa segmentation, la formation du blastoderme, et sa division en trois couches distinctes, en feuillet interne, externe et moyen, etc. (V. p. 10, 17 et 18); de plus, en commençant l'étude de chaque système, de chaque grand organe, nous avons toujours pris comme point de départ son développement embryonnaire (Y. : Poumon. muqueuse intestinale, muqueuse génitale, etc.); il est donc inutile de revenir ici sur ces faits, et de tracer en entier le développement du fœtus, étude qui, par sa partie purement descriptive, se rattache plutôt i\X anatomie proprement dite. En un mot, nous devons, pour terminer, étudier non l'embryologie de l'homme, mais la physiologie de Vembryon, du fœtus, et encore avonsnous déjà, au fur et à mesure de notre étude chez l'adulte, donné sur l'état embryonnaire de^ diverses surfaces épithéliales, des détails qui nous permettront d'être très concis et de rappeler brièvement des laits déjà énoncés.

Nous ne, ferons donc ici qu'indiquer rapidement comment se forment les enveloppes du fœtus, comment se constituent les différentes parties de son corps, et nous insisterons au fur et à mesure sur le mode selon lequel ces diverses parties prennent part à l'accomplissement des fonctions de la vie embryonnaire.

embryons primitivement distincts, et les observations directes tendent à les faire considérer comme existant dés l'apparition de la ligne primitive (qui se montre bifurquée) ; bien plus, le monstre double existe pour ainsi dire en puissance dés la segmentation du vitellus, car tout démontre que, par exemple pour l'œuf d'oiseau, les influences qui s'exercent sur l'œuf pendant la durée de l'incubation sont de nulle action sur la production des monstres doubles : c'est donc plus baut qu'il convient de remonter pour rechercher les causes qui tint pu donner au germe l'impulsion vicieuse diplogénétique. Ces causes, évidemment, doivent résider dans les conditions particulières qui ont présidé soit à la formation première de l'œuf, soit à sa fécondation. Coste avait cru pouvoir admettre qu'il existe dans ce cas deux vésicules germinatives, mais, dans ses nombreuses observations, Lereboullet n'a jamais pu constater cette conformation anormale de l'œuf. Reste donc l'hypothèse que ce serait la fécondation qui s'est accomplie d'une façon troublée pour les cas de monstres doubles. C'est ce que Dareste déjà avait supposé, mais sans apporter à l'appui de son opinion des faits entièrement démonstratifs. Aujourd'hui l'observation directe chez les animaux intérieurs nous semble avoir apporté des faits qui ne permettent plus de doute à cet égard. Les études de Fol et de Selenka sur la fécondation de l'œuf des invertébrés ont établi, nous l'avons vu, que l'imprégnation normale est le résultat de la pénétration dans l'œuf d'un seul spermatozoïde; elles ont montré que, dans quelques cas exceptionnels, il y a pénétration simultanée de deux spermatozoïdes; les deux pronucléus mâles qui en proviennent se conjuguent tous les deux avec le pronucléus femelle d'où formation d'un noyau vitellin plus gros que le noyau normal, et auquel succède un tetraster de segmentation et finalement un monstre double. Il est certain que telle doit être également chez les animaux supérieurs l'origine de ces monstres.

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