DISPOSITIONS GENERALES DES CENTRES
fonctionnement est nécessaire au maintien de la vie, de la nutrition; par contre, les excitations exagérées produisent momentanément
l'épuisement du nerf, qui a besoin de se rétablir par le repos. Cet état de fatigue se produit plus lentement pour le nerf que pour le muscle, et le processus de réparation (rétablissement de l'irritabilité), se fait aussi plus lentement dans le nerf que dans le muscle.
II. DISPOSITIONS GÉNÉRALES DES CENTRES (masses grises) ET DES CONDUCTEURS (nerfs et cordons blancs)
Le volume et la situation de l'encéphale avaient engagé les anciens physiologistes à le considérer comme le centre principal du système nerveux : la moelle n'était à leurs yeux que'l'ensenible des nerfs allant aboutir au cerveau ou en partant.
Fig. 18. — Section transversale de la moelle épinière de l'homme *.
L'étude histologique de l'axe gris de la moelle et les expériences physiologiques deLegallois^ous font, au contraire, considérer aujourd'hui la moelle comme le principal centre nerveux de l'organisme. C'est sur la moelle qu'ont porté les principales expériences, et on a étendu par analogie aux autres partiesjierveuses centrales les caractères que l'observation y a fait découvrir.
1 Legallois, physiologiste français, 17T0-1S14.
"Région cervicale (gross., 10 diam.) ; f, cordons postérieurs; tï, substance gélatineuse de la corne postérieure; k, racine postérieure; 11, racines antérieures; a, sillon médian antérieur; c, sillon médian postérieur; b, canal central de la moelle ; g, cornes antérieures; h, cornes postérieures; e, cordon antéro-latèral.
Centres nerveuœ, substances grises, commissures nerveuses. — Dans l'état actuel de nos connaissances, nous avons trois objets principaux dans les masses nerveuses centrales : le cerveau, la moelle, et de petits centres nerveux nommés ganglions (système du grand symphatique) disséminés dans les cavités viscérales, et n'ayant que des connexions indirectes avec le cerveau.
Au point de vue anatomique, les parties centrales sont caractérisées par la présence des cellules nerveuses ; au point de vue physiologique, elles sont caractérisées par l'acte réflexe.
Les cellules nerveuses de la moelle forment dans cet organe une masse centrale continue (substance grise, aœe gris), s'étendant d'une extrémité àl'autre de l'organe (fig. 18 et 19). Mais si l'anatomie place la limite supérieure de la moelle au niveau de l'articulation occipitoatloïdienne, pour le physiologiste la moelle s'étend dans l'intérieur du crâne ; elle va jusqu'au niveau de l'aqueduc de Sylvius (origines réelles des nerfs moteur oculaire commun et pathétique) et même jusqu'au niveau du troisième ventricule (substance grise des parois de ce ventricule) (fjg. 19, A, A).
Dans la masse encéphalique proprement dite (cerveau et cervelet), les cellules nerveuses sont disposés en couches étendues ou forment des îlots disséminés : ces masses sont placées au-dessus de l'extrémité céphalique de la moelle et y forment des espèces de lames transversales.
* A, A, A, Moelle épinière avec ses commissures; B, région de la protubérance; C, cervelet; D, couches optiques et corps striés; E, E, substance grise (corticale) des circonvolutions cérébrales; a, a, a, racines antérieures; P, P, P, racines postérieures.
Fig. 19. Schéma du système nerveux central *.