KNSEMB1 E DE LA SECONDE CIRCULATION
pédicule de L'allantoïde, et s'enroulaut dans le cordon autour de la veine ombilicale unique, portent le sang du fœtus vers le placenta,
où il se répand dans les capillaires des \ illosités, et se met avec le sang de la mère dans les rapports d'échange que nous avons précisés plus haut (p. 713). Nous sommes maintenant revenus à notre point de départ et nous avons parcouru successivement tous les divers Begments dn cercle de la circulation placentaire. Nous pouvons doue, dans un coup d'oeil d'ensemble, préciser la manière dont le sang se meut dans ces canaux, du fœtus au placenta et du placenta au fœtus, et comment cette circulation placentaire proprement dite se mêle à la circulation des diverses parties de l'embryon (tête, membres, viscères).
Résumé (fig. 220). — Le sang venu du placenta (P, fig. 220), arrive par la veine ombilicale jusqu'à la face inférieure du foie; là il se rend dans la veine cave inférieure par deux chemins différents : une partie s'y rend directement par le canal veineux d'Aranzi ; le reste se rend dans la branche gauche de la veine porte, se répand dans le lobe gauche du foie, d'où il arrive finalement encore à la veine cave inférieure par les veines sus-hépatiques fïg. ggo. schéma de la seeonde correspondantes; mais on voit que, grâce circulation (Carici \ à cette disposition, tandis que le lobe
droit du foie ne reçoit que le sang veineux intestinal (veine porte) le lobe gauche reçoit un mélange de sang veineux intestinal (veine porte) et de sang vivifié par son passage dans le placenta (veine ombilicale). C'est ce qui nous explique la prédominance qui, chez le fœtus, donne à ces deux moitiés du foie des dimensions dans un rapport inverse de ce qu'elles seront chez l'adulte.
Le sang delà veine cave inférieure (ci, fig. 220) arrive dans l'oreillette droite: mais il ne fait pour ainsi dire qu'effleurer cette cavité sans presque se mêler au sang qui y est versé par la veine cave supérieure. En effet (V. p. 723), le sangdela cave inférieure, guidé
• Figure empruntée à G. Carlet (art. Cibcdlatiom in Dict. encyclop, des sciences médic, V série, t. XVIII, 1875, p. 482) : — a, a. aorte ascendante ^portant le sang à la tète et aux membres supérieurs); — a, d, aorte descendante ; — a, p, artère pulmonaire.— C, C', capillairesdes extrémités supérieures (C) et inférieures (C- ; — c, a% canal artériel; — c, », veine cave inférieure; — C, S, veine cave supérieure; — o, oreillettes; — P, placenta; — f, trou cie Botal; — Xd, ventricule droit;— V.-;, ventricule gauche.
par la valvule d'Eustache, traverse le trou de Botal (t, fig. 220),. arrive dans l'oreillette gauche, dans le ventricule gauche (V, g), et directement dans la crosse de l'aorte. Là une faihle partie de cesang s'engage dans l'aorte descendante (ad) où nous la trouveronstout à l'heure se mêlant au sang fourni par le canal artériel ; la plus grande partie du sang qui est arrivée dans la crosse de l'aorte s'engage dans le tronc artériel brachio-céphalique, dans la carotide et la sous-clavière gauche (aorte ascendante: a,a,ûg. 220),. et va nourrir la tête et les membres supérieurs. IS" 'oublions pas que ce sang, ainsi fourni à l'extrémité supérieure de l'embryon, est presque entièrement artériel, c'est-à-dire que c'est du sang vivifié par l'hématose placentaire, avec fort peu de sang veineux (de la veine cave inférieure et des veines sus-hépatiques ). Devenu veineux, ce sang de la tête et des membres supérieurs, revient au cœur par la veine cave supérieure (GS), arrive dans l'oreillette droite, le ventricule droit (voy. p. 725), l'artère pulmonaire^, p); comme le poumon forme à cette époque une masse compacte, c'està-dire très peu perméable, le sang de l'artère pulmonaire s'engage en entier dans le canal artériel (c, a, iig. 220), et delà dans l'aorte descendante (a, d), qu'il parcourt en se mêlant à une faible quantité du sang artériel qui, de la crosse de l'aorte, ne s'est pas dirigé versl'extrémité supérieure du fœtus. Arrivé aux artères iliaques primitives, ce sang s'engage en grande partie dans les artères ombilicales, pour aller subir l'hématose au niveau du placenta(P), tandis qu'une plus faible partie continue son trajet dans les iliaques pour aller nourrir le bassin et les membres inférieurs du fœtus (C, fig. 220).
Au point de vue de la nature du sang que reçoivent les différentes parties du corps de l'embryon, nous voyons que sa partie supérieure reçoit du sang artériel mêlé de très peu de sang veineux, tandis que sa partie sous- ombilicale reçoit du sang veineux mêlé de très peu de sang artériel. C'est une différence analogue à celle que nous avons constatée entre le sang du lobe droit et celui du lobe gauche du foie : aussi trouvons -nous encore une différenceidentique au point de vue du développement relatif des parties inférieure et supérieure de l'embryon, c'est-à-dire que la partie susombilicale du corps l'emporte de beaucoup sur la partie sous-ombilicale.
Cettecirculationplacentaire, ou seconde circulation, persiste,, avec le mode de nutrition et de respiration auquel elle est adaptée, jusqu'à la naissance. A ce moment les fonctions du placenta cessent,, pour être remplacées par les fonctions de nutrition et de respiration que nous avons étudiées chez l'adulte. La circulation placentaire est alors remplacée par la circulation définitive, la circula-
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tion de l'adulte {ou troisième circulation). À cet effet, les parties caractéristiques de système placentaire disparaissent en s'oblitérant. Ce sont successivement, et en suivant le même ordre que dans l'étude précédente : d'abord le placenta qui est rejeté après l'expulsion du fœtus sous le nom de délivre ou arrière- faix); la veine ombilicale qui est sectionnée et oblitérée par mâchonnement du cordon chez les animaux, et par section directe et ligature chez ta femme. La partie de cette veine qui va de l'ombilic au foie s'oblitère également par rétraction de ses parois, ainsi que le canal veineux d'Aranzi; ces vaisseaux sont remplacés par des cordons fibreux que l'on étudie en anatomie descriptive. Dans le cœur, la valvule d'Eustache s'atrophie, le trou de Botal s'oblitère et les deux oreillettes se trouvent dès lors parfaitement séparées, l'oreillette droite transmettant au ventricule correspondant aussi bien le sang de la veine cave inférieure que celui de la veine cave supérieure.
D'autre part, le poumon est devenu perméable, et, le canal artériel s'oblitérant, le sang du ventricule droit va tout entier dans le poumon *j il parcourt, eu un mot, le cercle que nous avons étudié sous le nom de petite circulation (V. p. 210). Enfin, dans la partie artérielle de la grande circulation, les artères ombilicales s'oblitèrent par hypertrophie et rétraction de leurs parois, et sont représentées par les cordons fibreux que l'on trouve sur les côtés de la vessie; l'aorte ne porte plus alors de sang qu'aux membres, aux parois du corps et aux viscères ; les deux cercles de la circulation définitive sont constitués avec leur complète indépendance.
Résumé. — Les tubes séminifères du testicule produisent des spermatoblastes, qui se transforment eu spermatozoïdes, éléments caractéristiquesdu sperme. Ces éléments sont en forme de long cil vibratile (queue du spermatozoïde) avec une extrémité renflée (tête du spermatozoïde). Cesspermatozoïdes ne deviennent libres (dissociation de faisceaux de sperma-
i Quelques auteurs ont pensé que la circulation de l'adulte s'établit graduellement et que dans le canal artériel passent encore, pendant deux ou troisjours, des quantités de sang décroissantes. Les expériences de Gontejean, faitessur des chiens une heure après la naissance, lui ont montré que dés ce moment le canal artériel ne fonctionne plus. L'étude auatornique lui a montré le canal artériel accolé aux troncs pulmonaires, de sorte que lorsque le sang allant aux poumons gonfle ces troncs, le canal artériel se trouve oblitéré par compression. Du reste, déjà deux heures après la naissance, les cellules de la membrane interne du canal artériel sont gonflées, avec noyaux sphériques, et dés lors cette tunique prolifère et pousse des bourgeons jusqu'à l'oblitération du canal, résultat atteint le cinquième jour. Les artères ombilicales s'oblitèrent par le même mécanisme, mais le processus est plus lent (Ch. Gontejean : Sur la circulation des mammifères au moment de la naissance. Acad. dessciences, 23 déc. 1889).
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tozo'ides provenant de la grappe de spermatoblastes) qu'au niveau du canal de l'épididyme ; dès lors, ils présentent des mouvements caractéristiques, que les acides arrêtent, que les liquides alcalins excitent (comme pour les cils vibratiles).
Les vésicules séminales sécrètent un liquide destiné à diluer le sperme. L'érection se produit par un phénomène réflexe dont les points de départ sont très variables. Le mécanisme de l'érection est complexe; les tissus érectiles (corps caverneux et portion spongieuse de l'urètre) se remplissent de sang à une forte tension, vu: 1° un acte de dilatation vaso-motrice; 2° l'obstacle à la circulation en retour.
Uéjaculation est produite, d'une manière saccadée, par le muscle de Wilson, qui laisse échapper, en se relâchant par saccades, le sperme accumulé avec une forte tension derrière lui.
L'ovaire est un organe où se forment, à une époque embryonnaire très primitive, des tubes épithéliaux; ces tubes successivement étranglés comme en chapelets, s'égrènent pour ainsi dire en vésicules closes (follicules de Graaf) dans lesquelles se trouve (au milieu du disque proligère) la cellule ovule (membrane vitelline, vitellus, vésicule germinative, tache germinative). A chaque période menstruelle (érection de l'ovaire et hémorragie utérine) il y a déhiscence d'une vésicule de Graaf, dont le contenu est projeté dans le pavillon de la trompe alors appliqué sur l'ovaire. La vésicule ouverte et vidée devient, en se cicatrisant, un corps jaune.
La fécondation résulte de la rencontre de l'ovule avec les spermatozoïdes et de la pénétration de l'élément femelle par l'élément mâle. Cette rencontre a lieu dans le tiers externe de la trompe, au niveau du pavillon ou au niveau de l'ovaire lui-même (?) ; la vésicule germinative, après avoir donné naissance aux globules polaires, s'étant réduite à un pronucléus femelle, la tête du spermatozoïde forme dans l'ovule le pronucléus mâle. Ces deux pronucléus se fusionnent et il en résulte le noyau vitellin, qui va présider à la segmentation de l'œuf.
U ovule fécondé, arrivé dans l'utérus, y provoque, par sa présence, une hypertrophie de la muqueuse utérine, d'où résulte la formation de la caduque: en même temps que dans l'ovaire, par un travail sympathique, se produit l'évolution caractéristique des vrais corps jaunes (corps jaunes de grossesse).
L'œuf fécondé subit lui-même une série de métamorphoses : Segmentation du vitellus, formation de la vésicule blastoder mique , apparition de la tache embryonnaire, puis de la ligne primitive. (Il nous est impossible de résumer la formation des membranes de l'œuf; une simple énumération ferait double emploi avec la table des matières ; nous renvoyons donc le lecteur aux chapitres consacrés à ces sujets, chapitres, qui, pour les membranes, pour la formation du corps, pour la circulation fœtale, sont eux-mêmes un résumé aussi succinct que possible de ces questions importantes d'embryologie.)