‹ Cours de physiologieChapitre 3 sur 260 · VI PRÉFACE DE LA SEPTIÈME EDITION · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE DE LA SEPTIÈME EDITION

L'Ecole de Strasbourg Tenait de s'engager, la première en France, dans le mouvement scientifique ouvert par les études microscopiques. C'est dans cette voie queKuss marcha avec ardeur, et dès cette époque nous trouvons, dans le mémoire qu"il publia en 1846 sur l'épithélium de l'intestin, la trace de ses efforts pour pénétrer dans les actes intimes delà vie de l'élément anatomique. de la cellule. On croyait alors à l'existence de bouches absorbantes au sommet des villosités intestinales. Kuss étudie ces villosités, et, au lieu de bouches béantes, il trouve un revêtement épithélial complet et continu. C'est à cette cellule épithéliale qu'il attribue dès lors le rôle essentiel dans l'absorption, et on verra, au cours du présent volume, que les recherches les plus récentes n'ont t'ait que confirmer cette manière de voir. « La cellule épithéliale ne se borne pas, disait Kuss en 1846 (Gazette médicale de Strasbourg. 1846, page 41). à extraire de la masse chvmeuse et par une espèce d'attraction, des matières nutritives qui s'y trouveraient toutes formées. Tout prouve, au contraire, que le petit organisme en question jouit, en outre, de la propriété métabolique, comme disent les physiologistes allemands, c'est-à-dire qu'il fait subir aux substances dont il s'imbibe

s transformations assez importantes pour en faire des matières nouvelles. »

Le rôle de l'épithélium dans toute l'économie était le sujet préféré de ses études : il le trouvait différent, selon les lieux : dans le tube digestif il était organe essentiel d'absorption et de transformation: dans la vessie il constituait un revêtement défensif contre toute absorption ;dans les glandes il présidait à l'acte intime de la sécrétion.

Ces idées sur le rôle de la cellule, il les introduisait également dans l'étude des processus pathologiques. Dans son mémoire sur ]a Vasculariiè et l'Inflammation (Gazette médicale de Strasbourg, 1846, page 212). pour lequel on a souvent dit, et avec raison, qu'il avait été le précurseur de la pathologie cellulaire, il attaque vigoureusement et réfute . îs idées qu'on se faisait alors de l'inflammation : « Les

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