‹ Cours de physiologieChapitre 4 sur 260 · PRBKACE DE LA SEPTIÈME EDITION VII · texte numérisé non relu

PRBKACE DE LA SEPTIÈME EDITION VII

observateurs, dit-il, onl mal saisi la nature des phénomènes inflammatoires en exagérant le rôle de la circulation, et cela parce qu'ils lui accordent une influence trop générale et trop directe sur les actes nutritifs. Ce n'est pas le sang qui est l'aliment immédiat de la nutrition, c'est le suc qui remplit toutes les parties vivantes, qui remplit ce rôle ; les organes de la circulation ne sont qu'un appareil perfectionné et complémentaire attaché à certains tissus, absent dans d'autres, qui n'a rien d'essentiel, dont les fonctions peuvent se résumer en deux mots : maintenir l'équilibre de composition et de distribution du suc nourricier inhérent aux organes, et celui de la chaleur animale. »

C'est par le concours qu'à cette époque on arrivait non seulement à l'agrégation, mais encore à la chaire de professeur : c'est à la suite d'un concours que Kuss fut nommé professeur de Physiologie en 1846. La thèse qu'il publia à cet effet avait pour titre : « Appréciation générale des progrès de la Physiologie depuis Bichat. » Aucun sujet ne se serait mieux prêté à un exposé de doctrine. Nous ne saurions nous abstenir d'y relever les passages suivants : — « C'est au microscope que la science de la vie est redevable de conquêtes et de vérités qui simplifient l'histoire entière des actes nutritifs, qui établissent un lien naturel, depuis longtemps soupçonné, entre les différents actes de l'absorption, des sécrétions, les changements intimes des organes et le développement des êtres. » — « Les découvertes de Schleiden et de Schwann ont fait du microscope un moyen physiologique plutôt qu'anatomique. » — « La forme élémentaire est ce qu'on appelle cellule ; en elle s'est réfugié le problème de la vie... C'est sur elle que devra se concentrer l'attention de ceux qui se sont imposé la tâche de scruter les mystères de l'organisme. » — « Dans l'accomplissement des actes vitaux, la nature accorde peu d'importance aux masses, à la forme extérieure des êtres. Tous ses soins, elle les conserve aux éléments (cellule) ; dans les cellules réside le mystère de la vie... ».

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