‹ Cours de physiologieChapitre 33 sur 260 · BULBE ET PROTUBERANCE. — NOYAUX DES NERFS · texte numérisé non relu

BULBE ET PROTUBERANCE. — NOYAUX DES NERFS

elle forme les parties externes (PN . en dehors des m rituées

de chaque côté de la ligne médiane e( appartenant à la base de la '-urne antérieure (N H). 11 est, eu effet, facile de comprendre que, le canal central p'étalanten plancher du quatrième ventricule, les basi '-ornes anté-

rieures et postérieures, qui confinaient au canal, doivent devenir les parties plancher, et le placer, les cornes antérieures (base) en dedans, t-à-dire de chaque côté de (la ligne médiane, les cornes postérieures (base) en dehors. Ces masses grises externes, faisant suite, nous ne craignons pas de le répéter encore, à la base des cornes postérieures, se trouveutici, comme dans la moelle, en rapport avec des racines sensitives, et, en effet, les noyaux qu'elles forment sont connus sous le nom de noyaux sensitifs des nerfs mixtes, c'est-à-dire du glosso-pharyngien et du pneumogastrique (PN, fig. 29) ; au-dessus de ces noyaux, elles constituent une vaste surface grise dans laquelle s'implantent les barbes du calamus, et qui repré-

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Fig. 35. — Schéma d'une coupe des pédoncules cérébraux *.

sente l'un des centres bulbaires du nerf acoustique (fig. 32) ; plus baut enfin, la base des cornes postérieures se termine en s'étalant sur la partie supérieure du quatrième ventricule, où elle forme Tune des masses d'origine du trijumeau (TT, fig. 34).

2° La tête de la corne postérieure se trouve fortement rejetée en dehors, déjà au-dessous du niveau où se fait l'entre-croisement des cordons postérieurs (V. fig. 27). Cette tête, suivant le mouvement général par lequel toutes les parties postérieures de la moelle se portent, dans le bulbe, en avant et en dehors, est dès lors fortement éloignée de sa congénère du côté opposé, de façon à atteindre les couches superficielles des parties latérales du bulbe; ce qu'on nomme en anatomie descriptive tubercule cendré de Rolando n'est autre chose que la tête de la corne

* P, P, Etaee inférieur; — N, N, locus niger; — OS, noyaux rouges de Stilling situés au milieu de l'étage supérieur ; — MO, MO, nerf moteur oculaire commun;

— C' A', noyau commun du moteur oculaire et du pathétique; — P, nerf pathétique;

— GG, aqueduc de Sylvius.

postérieure devenue plus ou moins apparente à l'extérieur, selon les sujets, tant est mince la couche de substance blanche qui la sépare de la surface du bulbe. A mesure qu'on observe des coupes faites à un niveau plus élevé dans le bulbe et la protubérance, on voit toujours cette tête de la corne postérieure (fig. 29, 32, 33, 34, en GP) et Ton constate qu'elle accuse toujours une position de plus en plus antérieure ; en même temps, on voit se grouper à son bord externe (finalement bord antérieur) un cordon de fibres blanches (T, fig. 29, 32, 33, 34) qui montent avec elle jusque dans la partie moyenne de la protubérance. A ce niveau (fig. 34), ce cordon se dirige en avant et forme la plus grande partie du trijumeau, dont il représente la racine inférieure ou bulbaire ; c'est à ce niveau que s'arrête la tête de la corne postérieure (fig. 34, GP). Nous avons vu que là aussi les masses de substance grise qui font suite à la tête de la corne antérieure constituaient le noyau moteur (masticateur) du trijumeau et se terminaient à ce niveau. Les formations terminales des têtes des cornes antérieures et postérieures se trouvent ainsi côte à côte dans la protubérance; ces formations, c'est-à-dire ces noyaux terminaux, sont placés au niveau de l'émergence du trijumeau, le noyau moteur en dedans, la masse grise dite noyau sensitif en dehors, absolument comme, sous le plancher du quatrième ventricule, les noyaux moteurs et les noyaux sensitifs sont disposés, les premiers de chaque côté de la ligne médiane, les seconds dans les régions latérales externes.

Fonctions des parties grises faisant suite à V axe gris de la moelle. — Dans l'isthme de l'encéphale, l'axe gris se trouve anatomiquement divisé en noyaux distincts ; ces noyaux sont des centres réflexes particuliers, comme ceux que les expériences de Legallois, de Masius et Van Lair ont déterminés dans la moelle épinière. Ces centres réflecteurs président au fonctionnement des nerfs qui en partent, et les données de l'anatomie sont complètement confirmées, sur ce point, par celles de la physiologie pathologique.

Ainsi, les vivisections de Vulpian et Philippeaux ont prouvé que les masses grises désignées sous le nom de noyau du facial sont le véritable centre, le vrai foyer des actions réflexes du nerf facial. Il suffit que ce centre soit intact et que le facial soit en relation avec lui pour que les mouvements réflexes des muscles faciaux puissent être mis enjeu. C'est ainsi que l'on voit, dans ces conditions, persister le clignement réflexe des paupières. De plus ces expériences ont montré que le noyau d'origine du facial du côté droit et le noyau d'origine du facial du côté gauche sont mis en communication l'un avec l'autre par des fibres commissurales, qui permettent et assurent le synchronisme du clignement bilatéral. En effet, une incision antéro-postérieure faite au milieu du sillon médian du quatrième ventricule abolit ce synchronisme.

Le centre des mouvements réflexes involontaires, émotionnels,

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