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(1) PhUosophical irantaetions, 1776, p. 226.
(2) Traité Mmiqw d0 Voir flif ii /Wr> p. 206 et mit.
ALTÉRATION DE L*AIB PAU LA BESPIBATION. 341
respiration des animaux, en parcourant le livre de Spallanzani (1). Il nous montre Toxygëne absorbé par les papillons, les chenilles, les chrysalides, les limaçons, les limaces, les larves de demoiselles , les vers à queue de rat , les bourdons , les sauterelles, les sangsues, les écrevisses, les poissons, les couleuvres à coUif r, les vipères , les tortues , les lézards , les salamandres , les grenouilles, divers oiseaux, les souris et autres mammifères.
La question de la quantité d'olygène qui disparaît pendant la respiration peut être agitée à deux points de vue différents. 1^ D'une part , on peut rechercher combien Fair expiré a perdu de parties d'oxygène ; 2^ combien d'oxygène est absorbé en un temps donné. Le second problème est de beaucoup plus inté* ressaut que le premier.
1^ On s'est d'abord exagéré considérablement la proportion d'oxygène absorbée. Par exemple, Goodwin(2) l'avait portée àl3 sur 100 parties d'air. Sans donner une évaluation aussi élevée ^ Allen et Pepys (3) s'étaient encore beaucoup éloignés de la vérité. Davy (4), Gay-Lussac (5), réduisent cette proportjoa, à 2 ou 3 centièmes, c'est-à-dire que l'air inspiré, contenant 21 parties d'oxygène, n'en contiendrait plus que 19 ou 18 parties en sortant du poumon. Ce chiffre est un peu trop bas.
Quant à la quantité absolue d'oxygène enlevée dans une res« piration, elle varie suivant la quantité d'air qui a été inspiréei Davy (6), après une inspiration de 13 pouces cubes d'air, trouva 1 pouce Vio d'oxigène de moins dans l'air expiré. Après une ins* piration de 100 pouces cubes, 3,8 pouces cubes d'oxygène avaient dbparu. Après une inspiration de 141 pouces cubes, la perte d'oxygène s'élevait à 6 pouces cubes.
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(1) Mémoires sur la respiration, trad. ptr Smebler; 1803.
(2) De la connexion de la vie avec la respiration, p. 32.
(3) Philosophical transactions, 1K08; p. 219.
(4) Researches chemical and pfiilosophical, 1800,
(5) annales de chimie, t. LUI , p. 251.
(6) Lçc. cit, p. 433.
342 DB tJk MESPIRATIOUK
2^ Quant II reDlëvemeot d'oxygène dans des temps successifs et égaux , t>a à peu près égaux , on Fa calculé pour chaque inspiration moyenne , on Ta calculé par minutes , on Ta calculé par vingt-quatre heures, on Ta même calculé pour un siècle, et ]pour toutes les e^j)èces animales qui pendant ce temps auraient puisé de Toxygène dans Tair ou les eaux ( voyez page 332 de ce volume ).
Abernethy (1) révalue à 1 pouce cube par respiration moyenne, Allen et Pepys (3) à 1 pouce 1/4^ Dalton (3) à 1 pouce V2.
En calculant par minute, Nysten (4) porte la perte à 16 pouces cubes , Allen et Pepys à 27, Lavoister à 28 , Dalton à 30 , Davy à 31.
* La consommation par vingt-quatre heures serait, d'après Lavoisier et H. Davy, de 745 décimètres cubes.
M. B. Prévost (6) Tévalue en poids à un kilogramme en vingtquatre heures, chiffre facile à retenir. Nous verrons plus loin que ce chiffre est trop peu élevé.
' On a imaginé un moyen fort original de rapporter à une meiure commune , et jusqu'à un certain point applicable h l'homme, les expériences faites sur une foule d'animaux , qui diffèrent pourtant considérablement entre eux , quant à leur poids absolu. Ce moyen consiste à calculer, pour un temps donné , la quantité d'oxygène absorbée, en raison d'un kilogramme de l'animal. Déjà Treviranus (6), réduisant à 100 grains de l'animal et 100 minutes àc respiration les résultats obtenus par d'autres expérimentateurs, avait obtenu le tableau suivant, que je copie dans MuUer.
(1) Surgi cal and physiological tnays, p. 11 , p. 142.
(2) Philosophical transactions, p. 249; 1806.
(3) Meinoirs ofthe Uierarr and philosophical Society of Manchester, %\ ser., vol. 11, p. 26.
(4) Recherches de pl^siologie et de chimie pathologiques, iii-8° ; 181 1 .
(5) BibUothéque universelle de Genève {ideaon et aru), t. Il, p 197.
(6) Zeilschrifl fur Physiologie, B. IV, p. 23.
ALTÉRATION BB L'AM FAH iJà BESnHATION.
3tt
ANOUVX.
OBSiavAnoas.
Gax acide
carbonique
produit.
Gai
oxygène abtorbé.
Cochon d'Inde .
Idtm
Jdem
Lapin
Chat
Fioeon • . . . .
Idem
Berthollet. . .
AUen et Pepys.
Despretx. • . .
Berthollet. • .
Detpreta. , • .
Idem
AUen et Pepyt.
pottcc»cab«t.
pouct» cube».
Mais , poar ce genre de recherches , et pour tout ce qui coa« oeme Tanalyse des gaz et rapprédatkm des altérations que Tair mbit pendant la respiration, deui expérimentateurs modernes , MM. Regnault et Reiset , ont laissé bien loin derrière eux ceux fui ont tr^aillé le même siyet. Gomme j'aurai Toccasion d*é« Boncer un grand nombre des résultats précis qu'ils ont obtenus, je: vais donner une idée sommaire de la manière dont Us ont opéré , sans entrer pourtant dans les détails de leurs appareils, qu'on trouvera figurés dans le t. XXVl de la 3® série des Annales de ehim. et de p/tjrs., et décrits page 310 et suiv. de ce volume. M. Biot, qui a publié dans le Journal des savants, année 1849, trolsarticles des plus remarquables sur le travail de MM. Regnault et Reiset , a exposé en quelques mots , et de la manière la plus heureuse, les conditions dans lesquelles se trouve placé Tanimal, mîet de l'expérience ; je vais lui emprunter ce passage. «La méthode d'expérimentation est directe et toute nouvelle. L^animal ajourne pendant très-longtemps, souvent plusieurs jours, dans «n volume d'air limité , dont la composition est ramenée constamment h l'état naturel par le jeu même des appareUs. L'oxygène qu'il consomme lui est restitué aussitôt qu'U l'aqure , et l^idde carbonique lui est enlevé aussitôt qu'U le dégage , l'un et l'autre en doses qui s'apprécient rigoureusement; l'azote seol reste en toulité , mais contenu , et sa quantité , natnreUenent ou accme dans des propoHioos toogoors fort res^.
treintes, se mesure par Tanalyse chimiqae à la fin de l'expérience. L'eûsemUe de ces dispositions réalise évidemment les conditions les plus favorables et les plus sftres pour déterminer exactement toutes les particularités de l'action que ranimai exerce sur l'atmosphère artificielle qui Tenvironne; car la durée de son s^our lui fait consommer une grande quantité d oxygène , et dégager une grande quantité d'acide carbonique ; ccmime aussi les fiiibles doses d*azote qui peuvent être exhalées ou absorbées, s'accumulant dans un espace restreiot, y devknnent finalement assez manifestes pour que l'analyse chimique puisse très-bien les apprécier.
iTous ces effets simultanés s'accomplissent d'eux-mêmes, sans que l'observateur s'en occupe ; ils sont opérés par un système d'appareils physiques et mécaniques dont les pièces se corres* pondent , et marchent ensemble^ avec la régularité d'une horloge , comme les organes d'un être vivant. »
Peut-être pourrait-on objecter à MM. Regnault et^Reiset que les inconvénients de l'air confiné ne sont pas tous conjurés par cela seul qu'on a rendu l'oxygène enlevé par la respiration , et absorbé l'acide carbonique exhalé. Cependant , comme les animaux boivent et mangent dans l'appareil , et en sortent le plus souvent bien portants , il ne faut pas insister sur celte critique. Mais il y a lieu d'en examiner une autre. Les animaux étant placés, entiers, dans l'appareil, l'expérience traduit tout à la fois les résultats de la respiration pulmonaire et de la respiration cutanée. Bien plus, les produits gazeux peuvent être contaminés par des gaz sortant du tube digestif. Cest ainsi que je vois une grande quantité d'hydrogène (près de 2 litres) recueillie dans un cas où l'animal avait vomi. A coup sûr, cet hydrogène (et ce gaz , soit pur, soit carboné , figure assez souvent mais en petite quantité dans les analyses) provenait de Teslomac de l'animal. Toutefois, MM. Regnault et Reiset ayant constaté, dans des expériences spéciales, que la peau des animaux à sang diaud n'était le siège que d'un échange insignifiant de gaz avec l'atmosphère, on peut négliger cette complication. D'autre part, le cas de vomissement a été exceptionnel. Envisagée soua