ETAT DES CAPILLAIRES DAIVS LES PARTIES E\FL.\MIIÉES
n'augmente pourtant pas le mouvement nutritif dans Torganc enflammé, car il ne se convertit pas en un tissu de la même nature que celui de cet or(|;ane. CTest là encore un caractère distinctif entre Tinflammation et la turgescence pure et simple des partia.
Je passe sous silence les modifications moléculaires qui accompagnent la formation du pus , ou la gangrène.
J'ai séparé avec soin les phénomènes de leur interprétation; je m'arrêterai à peine sur ce dernier point. On dispute sur les questions suivantes : La circulation est-elle plus rapide ou raralentie dans les parties enflammées? L'inflammation tient-elle à Taugmentation d'action des vaisseaux, ou est-elle amenée par Tatonie, la faiblesse, la paralysie de ces vaisseaux?
Quant à la vitesse de la circulation, chacun reconnaît qu'elle est diminuée là où se forment les stases ; presque tout le monde v^^-î s'accorde à dire qu'elle est accélérée au début de Tinflamn ' • 't (chose assez difflcile A démontrer): de sorte qu'il n'y aura . '^ eu matière à discussion , si on ne se Fût demandé ce que i ^
valent produire sur le cours du sang la contraction ou la >..
tation des petits vaisseaux. Pour moi, il me s'^nble incot ^•^
table que, toutes les fois que les artères rétrécies verserc * sang dans un système capillaire dilaté, le cours du sang ..is.^ ralenti dans ce réseau de vaisseaux dilatés, bien que le >| ..: -^
traverse avec une certaine impétuosité les fliières étroite* ^.t  ^1,..l'amènent dansée réseau; mais la dilatation des artérioles.ar • ' o '^ ^*' un flot de sang plus considérable dans les parties qui sont en:ore ' perméables autour des stases.
Quant aux opinions qui se rattachent à l'augmentation ou ^ . . diminution d'action des vaisseaux , elles offrent plusieurs variantes et rien de bieu satisfaisant. Pour appuyer la première, OD allègue que les pulsations des artères sont augmentées au voisinage des parties enflammées, et que ce qui excite la circulation augmente Fintensité du travail inflammatoire. Quelques uns disent que celte augmentation d'action des vaisseaux se traduit par leur resserrement; les autres Invoquent une dilata
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tioa spontanée active des capillaires, qui y fait affluer le sang (1). Ceux qui disent, au contraire, que Taction des vaisseaux est diminuée, donnent précisément celte dilatation des capillaires comme une preuve de leur défaut d'action. Cette sorte de paralysie serait amenée direciement pour les uns; tandis que pour les autres, elle proviendrait d^unc action réflexe. On a vu se produire aussi quelques opinions mixtes: les uns disant, avec Hastings,que Tétat de faiblesse succède ù un excès d^aciion; les autres mettant, avec Wilson-Pliilip , Texcës d'action dans les artères, et la paralysie dans les capillaires; d'autres enfin admettant, avec Thompson , une forme acth'C de Tinflammaiion avec augmentation de Taclion des vaisseaux et accélération du cours du sang dans 1; ""'î^* enflammée, et une forme passive avec amoindrissemef lion vasculaire et ralentissement local de
lation.
cela, e lai fait pressentir, n'est guère satisiai-
t proi fois de plus , combien seraient pauvres et
des t médicales où il n'y aurait d'autres cousi-
ns qu irées du plus ou du moins.
irculation des globules blancs.
;ylo )nt j'ai donné une description assez détaillée,
t sbiv. i. e volume, sont entraînés, comme les globules , dans le torrent circulatoire. Cependant, bien que leur - soit nette, ils semblent moins glissants que les globules . .,. . o\ ninCr^:. - Q^ étudie la circulation capillaire
t ces globules arrêtés à la paroi in- >ffranl les changements de forme que
comme les globules rouges , dans
(1) Tommasinl , ConiMralioiis sitr nnflaminalicn/inS'';PwU, 1821. Mm bumt, DissertnUoni on inflammation* Calliten, System derneueren Chirurgie, R. I, p. 509.
CIRCULATION DES GLOBUUà^UABIGS. VU
les f Uses des parties enflammées. Masse, Poppe, M^lliams, Addison et WhartOQ-Jones, cités par M. Lebert(l), disent %ue la proportion de ces globules devient pins considérable dam le» stases, relativement aax globules rouges. M. Lebert combat cette proposition, et fait observer que, si elle était fimdée, la rongeur des parties enflammées n'aurait pas Tintensité qu'on lai connaît.
(1) Mém. de la SocUté de hiologU, 1053, p. 06.
FIN ra TOME TROlSlftNfc.