Le puits de Verpilleux, près de Saint^Etienne
des robinets à vis conique dont chacun permet de le faire communiquer avec un tube de verre vertical ouvert à sa partie supérieure. La mesure de la température du mercure à Taide de thermomètres juxtaposés serait très pénible et offrirait peu de garanties de précision : on la déduit, à l'aide d'un dispositif spécial, de la résistance électrique de la colonne tout entière.
504. Correction de compressibilité du mercure. — On doit tenir compte, avec ces grandes hauteurs, d*un correction dont nous n'avons pas eu à parler jusqu'à présent et qui a été appliquée pour la première fois par Regnault à son grand manomètre. Le mercure étant un peu compressible, le poids spécifique d'une longue colonne sera plus grand que celui d'une colonne de hauteur moindre. On rend les observations comparables en calculant la hauteur qu'aurait le mercure s'il conservait le poids spécifique Uq qu'il possède sous la pression normale.
Cela posé, considérons une colonne verticale de mercure, à laquelle nous supposerons ajoutée la colonne barométrique et dont nous supposerons, par conséquent, l'extrémité dans le vide. A une distance z de cette extrémité, la pression sera représentée par une colonne h de mercure normal, et sa valeur sera tr^ A ; à une distance z -4- dz^ la pression aura pour valeur w^ (A -h dh) : la différence de ces deux pressions est w^ dh. Mais cette différence est aussi mesurée par la petite colonne de mercure ayant la hauteur dz et le poids spécifique CT que le mercure présente sous la pression tjSq h; on a donc
(1) zjQcth = udz.
Soit c le coefficient de compressibilité du mercure, c'est-à-dire la contraction de l'unité de volume sous une pression excédant la pression normale de la pression due à une colonne de mercure d'un mètre; l'unité de volume diminuant d'une quantité proportionnelle à l'excès de pression, on aura