II. — DILATATION LINÉAIRE DES SOLIDES
582. DiiaCatioB linéaire. — On appelle ainsi la variation de longueur qu'éprouve une règle solide sous l'influence d'une variation de ten^pérature.
D'anciennes expériences dues à Muschenbroeck , à Bouguer, à Smeaton, et effectuées à l'aide d'appareils semblables au pyromètre à cadran, montrent que les différents corps ne se dilatent pas également. Il y a donc lieu d'étudier, pour chaque corps, la relation qui existe entre sa température et ses dimensions. Outre l'intérêt théorique qui s'attache à ces déterminations, les variations de température apportent dans la forme de nos appareils> et surtout dans
les dimensions de nos instruments de mesure , des changements qu'il importe de connaître.
La petitesse des effets à mesurer est la principale difficulté de ces déterminations et les anciennes expériences ne peuvent être regardées comme précises. Dans les travaux les plus dignes de confiance, on a cherché tantôt à amplifier les allongements, tantôt à les mesurer directement, mais avec toute la précision que comportent les procédés modernes de micrométrie.
583. Expérienees de Laplace et Lavolsler ^ — Ces expériences appartiennent à la première méthode. En voici le principe : La barre à étudier, AB (fig. 440), fixée en B, s'appuie par l'autre extré-
Fig. 440.
mité A sur un levier AC mobile autour d'un axe C perpendiculaire au plan de la figure ; cet axe, en tournant, entraîne une lunette que nous supposerons perpendiculaire à AC et dans le champ de laquelle se trouve une règle verticale divisée MN. La barre se dilatant par suite d'une élévation de température, l'extrémité A vient en A' et fait tourner la lunette qui, ayant visé d'abord le point D de la règle, vise maintenant le point D'. Les deux triangles semblables CAA', CDD' donnent