Thcnnomètres & maxima et
& miBiina. — On a imaginé une foule de dispositions pour faire garder à un thermomètre la trace de la température la plus élevée ou la plus basse à laquelle il a été exposé depuis une époque déterminée, par exemple la tempéra- >»&• 482. Fig. 483. ture la plus élevée du jour ou la
plus basse de la nuit. .
Thermomètres de Rutherford, — Le thermomètre à maxima de Rutherford est un thermomètre à mercure dont la tige, placée horizontalement, renferme un petit index en émail que le mercure pousse devant lui et laisse dans la position extrême qu'il a occupée. Le thermomètre à ^inima est un thermomètre à alcool également horizontal; un index en émail est noyé dans le liquide; le ménisque de l'alcool le ramène avec lui quand il se retire; l'alcool le laisse en place, au contraire, et passe à côté, quand il se dilate. On fait retomber les index sur les ménisques en plaçant les tiges verticalement.
Thermomètre de Six et Bellani. — Il donne à la fois le maximum et le minimum. C'est un thermomètre à alcool (fig. 483) ; la tige BCD, recourbée en forme d'U, contient une colonne de mercure dont une des extrémités descend quand l'autre monte; devant chacune de ces extrémités, se trouve un petit index en émail, représenté à part en E, muni d*un fil de verre qui, en faisant ressort contre les parois du tube, l'empêche de retomber; la colonne de mercure, en se
THERMOMETRIE
déplaçant soit dans un sens, soit dans l'autre, pousse devant elle Tun des index et le laisse à la division extrême où elle est parvenue, de sorte que la place de Tun indique la température maxima, la place de Tautre la température minima. On ramène les index contre la colonne de mercure à Taide d'un aimant qui agit sur un petit morceau de fer qu'on a eu soin de placer au milieu de chaque index.
Thermomètres à déversement de Walferdin, — Ces thermomètres permettent de déterminer avec beaucoup plus de précision que les précédents un maximum ou un minimum.
Le thermomètre à maxima (fig.
484) est un thermomètre à mercure dont la tige, terminée par un bec effilé a, s'ouvre à l'intérieur d'une petite ampoule de verre B. Si, la tige étant d'abord pleine de mercure, la température s'élève, une partie du liquide se déverse dans l'ampoule; puis, aussitôt que la température baisse, le mercure resté dans la tige rentre seul. Ce thermomètre est ensuite porté à une température déterminée, et, de la position que prend alors la colonne mercurielle, on déduit la température à laquelle cette ^ colonne monterait jusqu'à la partie
supérieure. Fig. 484. Fig. 485.
Pour préparer l'instrument en vue d'une observation, on le place horizontalement de façon que le bec plonge dans le mercure de l'ampoule; on chauffe le réservoir jusqu'à ce que le mercure de la tige vienne se raccorder avec celui de l'ampoule, et on le laisse enfin se refroidir, toujours dans la même position, jusqu'à une température qui soit sûrement inférieure à la température maxima qu'il s'agit de déterminer. Après cela, on redresse l'instrument et on le met en expérience.
Le thermomètre à minima (fig. 485) est un thermomètre à alcool disposé d'une façon inverse : c'est à l'intérieur du réservoir que la tige se prolonge par un bec a; elle renferme un long index de mercure : quand la température s'abaisse, cet index descend et le mercure tombe goutte à goutte dans le réservoir; puis, aussitôt que la température s'élève, ce qui est resté de mercure dans la tige remonté.
De la position que prend ensuite Tindex à une température déterminée, on déduit la température à laquelle la partie inférieure redescendrait jusqu'au bec.
Pour préparer l'instrument, on le couche de façon que le bec plonge dans le mercure du réservoir; on le refroidit d'abord jusqu'à ce que le mercure de la tige vienne se raccorder avec celui du réservoir, puis, si la colonne de mercure déjà contenue dans la tige est très courte, on continue de refroidir à une température sûrement inférieure à la température minima qu'il s'agit de déterminer; on réchauffe ensuite à une température qui soit certainement supérieure de quelques degrés à cette température minima, après quoi on redresse l'instrument.