Devîlle
Or, pour quelques corps, cette variation de densité est l'indice d'une véritable décomposition. La densité du perchlorure de phosphore, par exemple, diminue rapidement, mais parce que ce corps se décompose en protochlorure et en chlore au fur et à mesure que
SECOND CHANGEMENT d'ÉTAT 729
la température s'élève. Il y a donc lieu de se demander si une variation aussi grande que celle que présente le soufre n'est pas l'indice d'une transformation chimique analogue à celle que subit, par exemple, Toxygène qui, à une température très élevée, se transforme en ozone. Or, si la condensation du soufre à 500^ était analogue à la condensation qu'on observe pour le gaz carbonique dans le- voisinage de sa liquéfaction, la densité du soufre à cette température devrait varier, avec la pression, comme celle du gaz carbonique. Or, sous la pression de 60"*°*, M. Troost a trouvé, à 440*, la même densité que sous la pression atmosphérique. La variation de densité avec la température doit donc être attribuée à une transformation allotropique.