‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 75 sur 102 · partie de la rétine qui présente la sensibilité maximum. Or, la · texte numérisé non relu

partie de la rétine qui présente la sensibilité maximum. Or, la

fosse centrale n*a que 0'*,02 de diamètre; elle soustend donc du

0.02 point nodal un angle égal à -j-^, c'est-à-dire un angle de 0**46'.

Les objets vus très nettement sont ainsi contenus dans un cône

(champ de vision /ie//e) dont Tangle générateur n'est que de 0**23'.

Si nous ne nous apercevons pas habituellement de la petitesse du champ de vision nette, cela tient à la facilité avec laquelle nous dirigeons vers le point d'un objet qui attire notre attention Fuie visuel de Tœil, c'est-à-dire la droite qui joint le point nodal au milieu de la fosse centrale (*). L'image du point qui attire notre attention se faisant alors sur la fosse centrale, ce point est vu nettement ainsi que la partie de Tobjet (jui en est très voisine.

Mais la portion de l'espace que peut voir plus ou moins nettement un œil immobile est très considérable ; cela se conçoit, car les images des points situés sur un axe, faisant un grand angle avec l'axe visuel de l'œil, peuvent se peindre nettement sur la rétine, à cause de sa forme sphérique.

Supposons l'œil fixe, et menons les axes secondaires des points qui sont à la limite de la portion de l'espace vue par l'œil ; ces droites forment un cône qui contient à son intérieur tous les points vus : ce cône s*ap])elle le champ de l'œil.

Le champ de l'œil est loin d'être un cône de révolution: les angles que font avec l'axe visuel les génératrices de ce cône qui sont situées dans la région interne et supérieure (du côté du nez et du front) ont une valeur de GO^'cn moyenne, tandis que, du côté externe, les angles des génératrices et de l'axe visuel atteignent et même dépassent un peu 90** (*).

(1) L*axe visuel de l'œil (WU flg. 101) c.<il loin de se confondre avec l'axe principal du système optique (XY) ; ces deux axes font entre eux un angle d'environ 5*.

(2} Il peut paraître surprenant que des rayons tombant sur l'œil dans une

Tous II SU

442 LIVRE V. — CHAPITHE VI

Du reste, l'œil ne reconnaît pas la couleur des objets situé» près des bords du champ : ces objets lumineux ne donnent que la sensation du blanc. La sensation colorée ne se manifeste que pour des points situés à l'intérieur d*un cône {champ coloré) moins ouvert que le précédent. Ce champ coloré est aussi plus étendu du côté externe que du côté interne, et celle étendue varie avec la couleur. Ainsi, pour le bleu, le champ est plus vaste que pour le rouge, et pour le rouge plus vaste que pour le vert.

L*étondue de ces divers champs est, du reste, un peu variable suivant le sujet. La ligure 104 l'aile d'après les résultats obtenus par le docteur Gillet de Grandmont, donne une idée de leur valeur moyenne. Les courbes représentées sont les intersections des divers champs avec une sphère ayant pour centre le point uodal de Tœil, eu projection stéréographique sur un plan diamétral perj)endiculaire à Taxe visuel.

9. ABERRATIONS DE L'ŒIL. — Le système optique de l'oBil présente peu d'aberration de spliéricité. Cela tient, en partie, i ce que les rayons centraux, traversant la portion du cristallin qui a le plus grand indice de réfraction, concourent en un point plus rapproché du cristallin que si celui-ci avait partout Tindice qu'il f)0ssè(le sur ses bords : les points de concours des rayons centraux et marginaux sont ainsi très voisins.

En outre, Tiris est un diaphragme (pii ne laisse passer par son ouvcrlure, la pupille, que des rayons voisins les uns des autres. Cetti^ disposition ne diminue pourtant pas le champ de lu vision, puisque des rayons tombant, même très obliquement sur la cornée, peuvent encore traverser la pupille.

La pupille jouit du reste de la propriété remarquable de se rétrécir quand l'œil regarde im objet vivement éclairé; or. plu> le diamètre do la pupille est petit, plus l'image formée sur b

diroction faisant avec Taxe visuel un an^Ie supérieur à 90^. c*est-a-iiiiv silucs derrière le plan langent à la cornée, au point où elle est rvncoDirfr par cet axe, puissent donner une imQjj;'? sur la rriine. Le fait s'explique pir la forle courbure de la cornée : la réfraclion qu'elle fait subir aux rjyoo:* •jui tombent v.ws son bord exlerne presqu'en rasant sa surface, permet k ceux-ci de traverser la pupille.

roltne est nelte. En même temps, ce rélrécîssement de la pupilln diminue la quantité de luniicre qui Trappe le Tond de l'œil, et em- |i£che la Tatigue cérébrale (|ue cause un éclaireinant trop inlens'.' de la i-éline.

Dans les endroits sombres, la pupille, au contraire, se dilate beaucoup, ce qui permet l'introduction d'un fuiâceau de rayons plus large, et rend visibles des objets qui ue seraient paa vus si l'ouverture do la pupille restait petite.

L'aberration de rérran^ibililé existe : l'a-it n'est pas parfaitement achromatique; ladialance focale est moindre pour les rayons violets quo pour les rayons rou)?es. Dans les circonstances habituelles, OQ s'aperçoit peu du défaut d'achromatisme ; car loi's-

qu'un objet est loin du punctum proximum, la distance des images d*un môme point dans les deux couleurs extrômes du spectre ne diffère guère que de (ffio. Mais il n'en est plus de même si Tobjet est près du punctum proximum ou un peu en deçà. Ainsi, quand, a travers un verre au cobalt qui laisse passer les rayons rouges et les rayons bleus, on regarde la flamme d'une bougie placée près de l'œil, en accommodant pour les rayons bleus on voit la flamme bordée de rouge; en accommodant pour les rayons rouges, on voit la flamme bordée de bleu.

Si dos dessins rouges sont faits sur un fond bleu, on ne peut accommoder à la fois pour le rouge et pour le bleu, de là une fatigue de l'œil qui, suivant l'attention que l'on porte au rouge ou au bleu, accommode pour Tun ou pour l'autre. Ces variations dans l'accommodation font croire que la partie rouge du dessin est plus près de l'œil que la partie bleue, parce que, pour voir nettement le rouge, il faut que Tœil accommode plus fortement, et que l'acte d'accommodation contribue habituellement à nous faire connaître la dislance des objets rapprochés.

10. VISION BINOCULAIRE. — Quand nous regardons un objet avec les deux yeux, nous faisons converger les axes visuels de chacun des yeux vers le point qui attire notre attention. Dans ces conditions, l'objet n'est vu qu'une fois, quoique chacune des impressions produites sur les deux rétines soit transmise au cerveau.

Mais si, sans cesser de regarder un objet rapproché de l'œil, nous portons notre attention sur un objet délié placé plus loin^ nous constaterons que cet objet est vu double. Réciproquement, si nous regardons un objet éloigné, un objet i*approché est vu deux fois.

La mobilité du regard est telle, et Ton a tellement l'habitude de regarder l'objet sur lequel on porte son attention, qu'on est presqu'obligé de faire exprès la petite expérience que nous venons d'indiquer pour se convaincre que l'on perçoit deux images des objets vus sans être regardés.

Il convient d*ajouler pourtant que les deux images des objets vus doubles sont peu écartées, en général, et que, si Tobjoiaun diamètre parallèle à la ligne des yeux un peu considérable, les

deux images, se superposant en partie, sont peu distinctes l'une de l'outre. En outre, dès qu'on regarde un objet un peu éloigné, les images des autres objets éloignés sont sensiblement superposées, quelles que soient les distances de ces objets.

Le fait que nous ne percevons qu'une image d*un objet vers lequel se dirigent les axes visuels des deux yeux montre qu'à chaque point A de la rétine de l'un des yeux correspond un point A' sur la réline de l'autre œil, tel que les actions lumineuses produites sur les points A et A' donnent naissance à une perception unique. La possibilité de l'existence de ces points correspondants se conçoit, gnlce à l'entrecroisement des nerfs optiques : on comprend qu'une fibre nerveuse venant d'un point de la rétine de l'œil droit puisse aboutir à la même cellule cérébrale qu'une autre fibre partant d'un point de la rétine de Tu'il gauche, et que les sensations produites par la mise en activité de ces deux fibres se trouvent ainsi confondues.

11. DU RELIEF. — La sensalion du relief nous fait apprécier rinégale distance des points rapprochés de l'œil et, par conséquent, la dimension d'un objet, suivant le sens des rayons qui pénètrent dans I'cjmI.

Il faut regarder l'objet avec les deux yeux pour avoir cette sensalion j)artioulii're du relief qui, n'étant pas la seule cause qui permette de juger de la dislance d'un objet à l'œil, ne doit pas être confondue avec r appréciation de la distance (*).

(Ij On apprécie la dislance, mcnic avec un seul <im1, par suile d'une sort»». d*6ducotion de rfcil. Les avou^les-n«M qui recouvrant la vue à la suite d'une opération n'apprécient pas d'abord les dislances avec les yeux ; ils sont obligés de contrôler l'impression visuelle par le sens du toucher pour en comprendre la si^^iflcation. En général, celle éducation de Toeil est faite inconsciemment par les enfants à un âge trop peu avance pour qu'ils en conservent le souvenir plus tard, mais elle n'en existe pas moins réellement.

Dans la vision avec un seul rril, plusieurs phénomènes permettent, en effet, de juger de la distance d*un objet. Nous avons déjà indiqué l'effort d'accommodation pour les objets situés près; mais deloules les causes celle qui contribue le plus à nous faire connaître la distance est la forme et la dimension de rimagc rétinienne d'objets dont nous connaissons la forme et les dimensions réelles, lin reproduisant ces objets en perspective sur un plan un peintre nous donne dans un tableau Tillusion des objets eux-mêmes

On peut s'en convaincre, en fermant un œil, pais en rouvrant : on voit alors les objets voisins se détacher les uns des

Suivant que nous voyons des hommes, des maisons, des arbres sous un faible diamètre apparent, ou sous un grand diamètre, nous les jageons loins ou près.

On conçoit, du reste, que ce procédé puisse être trompeur puisque le diamètre apparent dépend en même temps de la dimension réelle de l'objet; aussi des illusions curieuses résultent parfois do ce mode d'appréciatioD. Nous en citerons une des plus frappantes: quand de la rive droite delà Seine, à Paris, on regardo les tours de l'K^'lise Saint-Sulpice, ces tours paraissent à une grande dislance l'une do l'autre, et l'on a peine à comprendre qu'elles puissent faire partie d'un même édifice. Cette illusion s'expliqae liactlement ; en réalité, la tour du Sud, la plus éloignée do robaervateor, est plus petite et un peu moins large que la tuur du Nord ; on voit dooe la toar «lu Sud sous un diamètre apparent notabiemcnt plus faible que Taotre tour; et, eomme inconsciemment on se figure que les deux tours doireat être idenliquei-, on croit que la tour vue sous le petit angle est bieo plus éloignée que l'autre.

Dans nos climats, les objets éloignés sont vus, en général, d'une manière plus confuse, avec des couleurs moins tranchantes, que les objets rapfirochés, à cause de la transparence imparfaite de Tatmosphère. Les peintres inelteul à profit cette observation et produisent des effets de lointain en adoucissant les tons.

Mais on comprend que, la transparence de l'air étant très variable, il en puisse résulter quelquefois des erreurs dans l'appréciation de la distance etdes illusions d optique. C'est ainsi que, quand le temps est clair, les montagnes paraissent plus rapproehées ; en outre, comme on les voit toujours sous le même diamètre apparent, les croyant plus près, on les juge moins hautes ; de là, cette illusion bien connue de la voriation apparente de la bauteur des montagnes suivant la transparence de l'air.

Tout le monde a été frappé de la grosseur que présente parfois la Lune à son lover, tandis qu elle paraît beaucoup moins grosso quand elle s'est élevée sur l'horizon. 11 est bien évident, cependant, que la Lune est vnc exactement sous le même diamètre apparent quand elle est à l'horizon on quand elle passe au méridien; seulement, les rayons lumineux traversant une quantité d'air beaucoup plus grande dans le premier cas que dans le t-econd, elle apparaît alors moins brillante. Pour celte raison, et plo* encore, parce qu'à son lever, la Lune est vue derrière des objets terrestres que nous savons être très éloignés, inconsciennncnt nous la croyons pha loin de l'œil et, par conséquent, nous lui attribuons un plus grand diamètra réel.

Dans la vision avec les deux yeux, l'effort que font les muscles de l>il [•our faire converger les deux axes visuels vers l'objet qu'on regarde coa* iiibuc puis^amment, ainsi ({uc le relief, à faire juger de la position des objets rapprochés, mais non des distances relatives des objets éloignés.

autres, et l'on constate ainsi qua l'on a avec les deux yeux la sensation du relier que l'on n'avait pas avec un seul œil.

Cette sensation est due à ce que les deux images rétiniennes d'un même objet rapproché no sont pas tout à Tait identiques: l'œil droit D (Bg. 105) voit un peu plus de la partie droite MN de l'objet, l'œil gauche G un peu plus de la partie gauche KL.

Ce qui prouve (|uc la sensntion du relief provient de la superposition cérébrale de ces deux images un peu dilTérentes , c'est qu'on peut produire cette sensation en superposant les images de deux dessins représentant le même objet, mais regardé de deu\ points de vue un peu différents. L'appareil bien connu qui sert à produire celle illusion est le sU'T'-oscopf , imaginé par Wbeatslone.

Cet instrument se compose (ftg. 100) de deux portions de lentilles convergentes de mémo distance focale, (|ui doivent être placées devant chacun des yeux. La portion conservée de la lentille forme une sorte de prisme à l'ace convexe ; les arêles de ces duux prismes sont en regard l'une de l'autre. Chaque •i-il regarde â travers l'une des lentilles, une des deux images stéréoscopiques : ces ima^^e.^, placées cote à côte, représentent, comme nous l'avons déjà dit, le même objet vu un

LIVnE V. — CHAPITRE VI

peu dilTéremment ; le desEin qui reproduit une plus grande pariie do la droite de l'objet est placé devant l'œil droit, celui qui reproduit une plus grande partie de la gauche devant Ï'a-U gauche.

CofiRidLTuns iiiiiiiitennnl les points Ai et Ai ili^. iOl) dos deux imaiTi'S qui leprêsenlcnt le int-ino point de l'objet. Joignons A, et Ai aux centres optiipios Ci et C» des lentilles correspondantes; ce^ deii\ axes CtA, et C1A3 se coupent m un même point A'. Or, la distance du dessin ou\ lentilles est telli- que celles-ci foiirnissent de ce dessin une image virtuelle précisément placée il la distance A'. Ces deux images vii-luelles sool ainsi superposées; en outre, elles sont à une distance convi>nablc {30 centimètres environ) pour èlre vues nettement. Di-s lors, si chaiiue ii-il regarde l'image virtuelle correspondante, il se point sur les points correspondants de cliaque réiine une image d'un même |ioint de l'objet : le cerveau ne perçoii qu'une seule imagit. Ur, celle image parait en relief, tandis

(|uc si les deux dessins sti-récscopiques représentent exaclemenl le même objet vu du iin''me point, le stéréoscope ne donne plus la sensation du relief.

Ouanil les deu\ dcssitts st(^réoscopii{ues sont pris de deux points de vue distants de la distance d(>s deux yeux (6,5 conlîmi-Ires environ), le stéréoscope donne un relief ordinaire. Si les dessins stérroscopiqucs sont pris de deux points du vue plus distants, le stéréoscojio donne un relief exagéré.

Nous allons décrire dans ce chapitre un certain nombre d'appareils formés de miroirs ou de lentilles, qui ont, en {3:énéral, pour but de substituer à un objet une image plus avantageuse à regarder, ou à employer dans les expériences d*optique.

Nous réserverons pour le chapitre suivant la description des instruments (pii sont plus spécialement employés dans les mesures opti(|ues.

1. PORTE-LUMIËRE. — HËLIOSTAT. - On peut toujours à Taide d*un miroir plan diriger un rayon de direction donnée dans une autre direction donnée. Il suffit évidemment de disposer le miroir de façon (juc sa normale soit bissectrice de l'angle des deux directions, ce cpii est toujours possible. C'est sur ce principe que repose le fonctionnement du porte-lumière et des hélioslats.

Le porte-lumière, qui est très employé dans les expériences d'oplique, a pour but de renvoyer les rayons du Soleil dans une direction déterminée, en général horizontale.

Cet instrument se compose (fig. 108) d'un long miroir plan II pouvant tourner à volonté autour de deux axes rectangulaires entre eux, ce (pii permet de donner à la normale toutes les directions possibles et de l'amener dans la position voulue. Pour cela, le miroir est porté par un axe soutenu par deux montants; •ceux-ci sont fixés à une monture sous forme de roue dentée (}ui peut tourner elle-même entre deux plaques parallèles reliées

INSTRUMENTS DOPTIQUE 451

invai'iablemenl l'une ù l'aulre. Ge^ plaques, qu'on assujeltiL au volet d'une chambre noire, sont percées d'une large ouverture permettant de recevoir dans la cliambre les rayons ré-

iléohis par le miroir. Un boulon B commande un pignon agissant sur la roue déniée ([ui porte les deux montants, et permet ainsi de faire tourner lo miroir autour d'un axe perpendieulaire au volet de la chambre noire. Une vis sans lin V, commandite par un second bouton A, cngraine dans un pignon D que porte lo miroir et permet de faire tourner celui-ci autour d'un axe parallèle au volet .

Le Soleil se déplaçant, on doit de temps en temps toucher aux deux boutons du porle-luinière pour ramener les rayons solaires réfléchis dans la direction voulue.

Si l'on veut obtenir une tixité parfaite des rayons réfléchis, il faut se servir d'un instrument nommé héliostal ('), qui au

(1) On doDne aussi aux bflioslata le ni elTet, Cire employas pour maintenir l'inia (llr«cIion diilermini^e, malgré le iiiuuve daiiB ccrlains cas, par exemple, loraqn'oi

«i IJVUE V. — UHAPITRE VII

moyeu d'une horloge mainltent la normale du miroir suivant la hissectrice de l'anifla que forme la direction llxo, suivnnt la<|Ui'llt> on veut renvoyer les rayons, avec la direction voriablo des rayon» solaires incidents.

Le premier liéliostal a été imaginé par Fahrenheit ; les rayons y subissaient dcu\ réflexions ce qui est un inconvénient ; S'Gravesanft, Gainbey, Silbermann, Foucault ont successivement consti'uil des liélioMi^ils dans lesquels il n'y a qu'un seul miroir (<).

(1) Nous nou!i iMrnerone ici à décrire l'ht'lioslDt de Foueanlt l« plm ptr- Si)il de tous.

Donnuns-cn d'al>ont le principe. Ciin si Juron» un miroir plao M [ûg. tffii pouvant loorner dan!t Iou9 les ku aulour d'uD |H>ioiO lixe Rîliié danii un

deuï Ugta rigid<l, l>ariaiil du poiol 0.

l'une Ul'Donnalriu

l'aulr^ OQ dini k pl3D mt-me du mi- Uni; lig« ripdt AH, paKMDi par n* poinl nx« C, CM Mfiujeltio i'i aToir Sun cxln^milâ A lur 1)1' .1 à Blisscr en B fur

ausni dra poîutfixes C el 0. Il rJ^oillo dp h'i que le trinngin OCX csl isocèl» ot, par consri|ue(il, que les angles COA el CAO aont tftux enlpc ouï. Or, auppoMU qu'on ail dirigé primilivumcnl la droîle AB siiivaiit la dircclion drt rajont "oloiro^, et qup «Un ilroila tourne, d'un iiiouvcmenl unifarma. autour d'un a».- CK parallirlu t l'axe do rotation de la Terrr. du façon a tmin un toor . omplel en ai heures : la liRne UA resi.ra oonstammciit dans la direcNoa du» rayons solaires Considéion» niaiiili-nanl le rajou «utaire SO qui abou-

2. OBJECTIFS. — Un objectif csi un système convergent, destiné a donner d'un objet une imago réelle. L'objectif peut être constitué par un miroir concave (objectif

tit au point 0 ; étant parallèle à CA, il fornio avec la norninle AON un aii^Hu d'incidence SON égal à l'angle CAO comme correspondant. L'nngle de réflexion BON étant égal à NOS est rgal à CAO ou à son égal COA. Comme, en outre, OR est dans le plan d'incidence CAO, on voit que 0\\ est dans le prolongement de la droite Hxe CO. Ainsi, les rayons solaires qui tombent parallèlement à SO sont tous renvoyés parallèlement à la dircclion invariable COR, malgré la rotallon apparente du Soleil.

La figure 110 dans laquelle les mêmes lettres représentent les mêmes parties que dans la figure théorique 100, montre comment Foucault a réalisé l'appareil.

Une horloge H fait tourner d'nn mouvement uniforme l'axe CK. Cette horloge peut se déplacer de façon à mettre l'axe CK dans le plan méridien, et, comme l'horloge est inclinée afin que l'axe CK fasse avec l'horizon un angle invariable égal à la latitude du lieu où doit servir Tinstrument, l'axe CK se trouve alors parollèle à l'axe de rotation de la Terre. La lige rigide ACB peut tourner en C, de manière à lui faire faire avec un plan perpendiculaire à CK et, par conséquent, parallèle à l'cquoleur un angle égal à la déclinaison du Soleil ; c'est à cela que sert l'arc de cercle gradué G. t^et arc de cercle et la tige ACB sont portés directement par un manchon L qui enveloppe l'axe de rotation KC commandé par le mouvement d'horlogerie, et qui peut en être rendu solidaire au moyen d'une vis de pression p. En desserrant celle-ci, on peut faire à volonté tourner autour de KC la tigt* AB, ce qui permet de l'amener dans la direction des rayons solaires; en serrant alors la vis de pression p, AB reste constamment dans la diroetioQ du Soleil, malgré son déplacement.

L'articulation de HCA et de OP est obtenue, au moyen d'un anneau qui glisse sur OP et qui est porté par une fourchette terminant C.\ et pouvant tourner autour d'un axe que porto l'anneau. L'extrémité B de la tige ACB passe dans une glissière, qui représente la droite OQ.

Le miroir est porté par une fourchette FF' terminant une colonne verticale V. Il peut tourner autour de l'axe horizontal supporté par la fourchette, et autour de l'axe vertical de la colonne. Ces deux axes se rencontrant au point O, le miroir est mobile dans tous les sens autour de ce point fixe.

En général, la droite CO est horizontale, car c'est dans une direction horizontale que, le plus souvent, on désire renvoyer les rayons solaires; pourtant on peut donner à cette droite CO une direction oblique à l'horizon. A cet effet, la fourchette FF' repose directement sur un manchon V qui peut être soulevé en glissant sur l'axe XO, et llxé à la hauteur voulue; grâce à la tige articulée UX la figure COXU forme un parallélogramme; aussi la ligne idéale CO reste-t-elle toujours égale et parallèle à la ligne UX de longueur constante, dont on peut fixer arbitrairement la direction.

catoptriqué)y par une lentille convergente ou par un système de lentille (oh^eciiî dioptrique).

Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit au sujet des propriétés des miroirs concaves : nous ferons remarquer seulement que ce genre d'objectif a, sur les objectifs formés de lentilles, l'avantage de donner des images absolument dépourvues d'irisation. Il n'en est jamais rigoureusement ainsi pour les objectifs dioplriques ; on doit, pour atténuer ce défaut et le rendre insensible, le composer de lentilles achromatiques. Mais les objectifs dioptriques sont d'un emploi plus commode et présentent, en outre, l'avantage d'être moins altérables.

Rappelons que la grandeur et la position de l'image fournie par un système de plusieurs lentilles centrées ne dépend que de la position de ses pians principaux et de la valeur de la distance focale .

Quand le système est composé de plusieurs lentilles Irèa

minces et très rapprochées, sa convergence (-] est égale à la

somme des convergences des lentilles. Si les lentilles sont convergentes, e| si elles sont à une distance les unes des autres m>tablement inférieure à leur distance focale, niéme sans être très rapprochées, le système possède évidemment une convergence supérieure à celle de chacune des lentilles ; du reste, les plans principaux d'un pareil système sont peu écartés l'un de 1 autre. Au point de vue de la position et de la grandeur des images, un objectif formé ainsi de plusieurs lentilles convergentes centrées est équivalent à une seule lentille plus ou moins épaisse : mais au point de vue de la netteté des images, il est préférable, quand on a besoin d'un objectif très convergent, de le composer de deux, trois ou quatre lentilles d*assez faible convergence plutôt que d'employer une seule lentille très convergente : les aberrations de sphéricité sont moins grandes.

Pour que les rayons solaires soient renvoyés dans la direction fixe voulue, la colonne verticale V peut se déplacer parallèlemcDl à elle même eo tournant autour de raxe vertical CU ; de cette fa<;on, le point O reste toajoor» à la mCine distance du point C, et la ligne COR peut C*tre amenée dans U direction désirée.

On appelle grossissement linéaire d'un objectif lo rapport qui existe entre une dimension linéaii-e <le l'image et la dimension homologue de l'objet. Nous savons que ce rapport est égal à celui des distances de l'imaf^e et de l'objet aux plans principaux correspondants.

Nous allons examiner maintenant quelques appareils dont l'organe essentiel est simplement im objectif.

3. CHAMBRE NOIRE. -~ La c/jflfflJ!)re»o/re se compose d'un objectif dioptrîque donnant une image réelle cl renversée des objets extérieurs ; celle image vient se peindre sur un écran. Pour que cet écran ne soit éclairé que par les rayons i[ui ont traversé 'objectif, il est placé dans une boite ou chambre à parois

456 LIVRE V. — CHAPITRE Vil

opaques ; il est bon de noircir ces parois à Tialérieur pour ({u'elles ne réfléchissent ni ne diffusent sur Técran les rayons (]ui pourraient les frapper. De là le nom de chambre noire.

G*est en écartant plus ou moins l'objectif de Técran que Ton rend l'image netle, que Ton met nu point.

La chambre noire peut servir au dessinateur : en faisant tomber l'image réelle sur une feuille de papier, et en suivant le contour de l'imaji^c avec un crayon, on produit un dessin fidèle de l'objet.

Mais c*est surtout son emploi pour la pliotographie qui donne de rimportance à cet instrument. Les objectifs des chambres noires photographiques se composent le plus souvent de deux lentilles convergentes achromatiques de 30 à 40 centimètres do distance focale, placées à une distance de 8 à 10 centimètres Tune de Tautre. Entre elles on dispose un diaphragme percé d'une ouverture circulaire. Ce diaphragme ne diminue pas le champ, mais il diminue Taberralion de sphéricité en no laissant passer, parmi les rayons issus d'un même point, qu'un faisceau de rayons voisins. Plus l'ouverture du diaphragme est petite, plus les images sont nettes, mais aussi moins elles sont lumineuses, et, toutes choses égales d'ailleurs^ la durée de la pose sera d'autant plus longue que le diaphragme a une ouvertvre plus faible.

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