‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spéciales (volume 3)Chapitre 82 sur 92 · LOI DE GLADSTONE. — Newton avait cru pouvoir déduire · texte numérisé non relu

LOI DE GLADSTONE. — Newton avait cru pouvoir déduire

N*— i de la théorie de l'émission que le pouvoir réfringent — -z — était

constant pour une même substance, quel que fût son état physique. Les expériences de Petit et Arago (*), faites sur une même substance à divers états, ont montré qu'il n*en était pas ainsi: par exemple, pour le sulfure de carbone, le pouvoir réfringent est un peu plus grand que 3 à l'état liquide et un peu plus petit que 2 à l'état de vapeur.

Des considérations théoriques ont porté quelques auteurs à

N — 1 admettre la constance du rapport — -r — , désigné sous le nom

^énergie réfractive. Les recherches de MM. Dale et Gladstone

N — i ont paru justifier dans certains cas la loi — - — = constante,

qui est connue sous le nom de loi de Gladstone.

Nous avons vu déjà (g 5) que la constance du pouvoir ré-

N* — 1 fringent — pour les gaz entraine la constance de l'énergie

N — i réfractive — - — ; et, qu'en admettant cette constance, on en

déduit pour un même gaz

(i) ^ — = constante

H représentant la force élastique. Dans le cns où la force élastique H varie, la température t restant constante, cette loi est justifiée par les expériences de Biot et Arago et par celles de M. Mascart (2), faites par une méthode fondée sur les phénomènes d'interférence. Mais, dans le cas où la température t varie, M. Mascart a montré que, pour que la formule (1) soit exacte, il faut remplacer le coefficient de dilatation a du gaz par

(1) Petit et Arago Annales de Chimie et de Physique, 2«" série T. "I, p. 1 (1816).

(2) M. Mascart a reconnu qu'a température constante l'excès de réfraction N — 1 est proportionnel à la donsitô d à un degré d'approximation qui permet même de tenir compte de l'inexactitude de la loi de Mariotte.

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