chapitre XII
1^ corps li [uéfié est contenti |.'é né raie ment dans une pctiti' bouteille uiélnlliquc pour\ue d'iui thermomètre. C'e^ ce peut
appareil qu'on immerge dans l'eau du calorimètre : il est clair qu'on doit alors eorri^er le premier membre des é{j:alités \[) et (2) en y ajoutant la(|uantité de chaleur ct(T — 6) ou o (T' — 0') cédée par rcnv(»lopi>e et letliermomùtre decapacitëcalorifique connue ci. Ce thermomètre placé au milieu du corps fait connaitre exactement T, et i)ermet de constater le moment où ce corps a pris la température de l'eau du calorimètre.
2** Cas d'un coups LIQUIDR a la température ORDINAniE. —
Quand la substance est liquide à la temj)érature ordinaire, on procède dune laron inverse». On con^a»le une certaine (juantité de celte ?>uhslanc(^ (*t on la porto à une température T généralement inférieure au point (le fusion t, puis on l'immert^e dans l'eau du calorimètre.
Désignons ici par c' la chaleur spécifique à l'état solide et par c la chaleur s])('cill(|ueà l'état litiuide et doimons à p, F, X, 6 et 6
la mémo si^^^nilication (pie ci-dessus. En écrivant que la chaleur prise par le corps pour se n'chauffer et j)Our fondre a été cédée par le calorimètre, on obtient la relation :
[2) pc\T - T) - 1- ;A +p'c (0 -t) = P (ô^ - 0)
Celte égalité est analogue à l'j'galité (1) et contient comme elle deux incoimues c' vi X, car les méthodes t»xpos(*es au chapitre XII ne p»'rm(»tt(»nt pas de di'termiîier la chaleur s|)écilique d'un corjjs à ré'lat solide, quand ce corps estliipiide à la temp«'rature ordinaire. Four obtenir un<» deuxième équation entre c et X, il faut H'fain» une siîcond»» expérience en portant le corps solidifié à une température T' dilïi 'rente de T, on a alors la relation :
(4) ,/f' ,T - T' I J- ,,\ i pc ^0' - t) = P\o; - 0')
Comme dans le cas précédent, il convient pour l'exactitude de l'expérience Je prendre T très voisin de t, et T' notablement inférieur à T.
Ces méthodes gén(*ral(\s ont été employées par M. Person; elles ont subi parfois (piehpies modifications de détail. Ainsi
MM. de la Provostaye et Paul Desains, pour d^ermîner li chaleur latente de fusion de l'eau, maintenaient peQ«iant lon^-temps un morceau de glace bien pure au miliet] de ;:lâ e fondante, pour que sa température fût bien (T; pus, a;»rts l'avoir essuyé rapidement, ils le plongeaient dans l'eau du caiormètre. L'augmentation de masse de celui-ci donnait la masse da morceau de glace introduit.
Ici on a T = t = 0* et régalilé « â » devient :
pk — prt = Pi% — 9)
Ces physiciens ont trouvé ainsi à = 79.25.
M. Ed. Desains, en reprenant la méthode générale, ma > ea adoptant le nombre 79,25 fourni par les expériences prév-é-i^nt'i's pour la valeur de X, a déterminé la chaleur spécifique «ie ii glace, et a trouvé 0,504.
4. MÉTHODE DE H. BiniSEH FOUR DÉTERMiMcR LA CSALEÏÏl L4TEHTE DE FUSIOK DE LA GLACE. — M. Bunsen a obtenu la r':.^ leur de fusion de la glace par un procé<lé tout différent de ivlui que nous venons d'indiquer. Il a commencé par d»-term ner la diminution de volume K subie par un gramme deau à ir en passant de Tétat solide à IVtat liquide. Il s'est ser\-i pour cela d'une sorte de thermomètre à |K>ids «x^ntenant du men^ure et une masse connue d'eau bien purgée d'air. Cette eau était solidifiée, et la giave était amenée à 0^ le mercure remplissait la partie eflUée jusi|u"à son extrémité. On déterminait ensuite la fusion de la g^toce^et 1 oq amenait de nouveau l'apfiareil à 0* en maintenant le bec «îu thermomètre dans une capsule pleine de mercure ; la masse «ie mercure entrée par la pointe eftilée faisait connaître la diminut oa de volume de 1 eau placée à l'intérieur du thermomètre en passant de l'état solide à l'état liqu de.
D'autre part, en introiuisant une masse connue d'eau ch:rïv.ie à une temp^-rature /, dans son calorimètre à glace «Chap. XH I 6 , M. Bunsen faisait fon«lre une certaine masse P de gla-e par in nombre de calories connu pt. La mesure de la longueur dont axât rétrogradé la colonne mercurielle du calorimètre el la
sniice (le la section du canal donnaient la diminution de volume r rpiouvéo par la masse I^ d'eau {^[lacéeen fondant. En divisant V par K on avait la valeur de F, et l'égalité:
PX = pt
faisait connaître X.
M. Munsen a trouvé ainsi X = 80, i3, nombre un peu plus fort <pie celui de MM. de la Frovostaye et P. Desains.