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Températures
Difrérence
des
températures
Atmoiphèret C« G. S.
Températures
DifTérence
des
températures
YAPORISATION DANS LES GAZ. — Regnault a voulu voir si, rormément à la loi de Dalton, la force élastique maxima de /apeur d*un liquide est dans un espace contenant un autre » exactement la même que dans un espace primitivement vide. a opéré aux températures froides et tièdes, et Tappareil 1 a employé pour ces expériences est celui de la figure 226, r que le manomèti*e barométrique était remplacé par un lomètre à air libre, puisque les forces élastiques à mesurer lent voisines de la pression atmosphérique ou même supéires.
Hi mettait Tampoule contenant le liquide dans le ballon, puis
Qtroduisait dans celui-ci de Tair bien sec sous une certaine
$ion. Après avoir clos Tappareil, et avant de rompre l'ampoule,
)/roidissait ou échauffait l'eau de la cuve pour connaître
iinentalement la force élastique de la masse gazeuse sèche
verses températures que l'on voulait employer.
9 étude faite, on brisait l'ampoule (') ; on attendait assez
ips pour que l'évaporation fût terminée, et souvent on
en laissant la température s'abaisser très lentement,
ince éminemment favorable pour avoir une atmosphère
:1e la vapeur. On mesurait alors la force élastique totale,
retranchant celle de l'air à la même température, on
>rce élastique propre à la vapeur.
'it prenait soin de mettre dans roinpoulc un liquide longlempi '» pour qu'il soit saturé de ce gaz et qu'il ne dissolve pas l'âir * le ballon, ce qui aurait été une cauM d'erreur dans rexpérieDOO.
Regnault trouva ainsi, que cette force élastique était tou^oui inférieure à celle qu'on observait dans le vide à la même lempi
rature; l'écart atteignait souvent -- de la valeur.
Ce désaccord entre la loi de Dalton et les expénences de R gnault est attribué par ce physicien à une condensation continuel de la vapeur sur les parois hygrométriques de Tenceinte en ven Dans le cas où l'enceinte est primitivement vide cette conda sation ne doit pas amener un changement notable dans la vala de la force élastique, à cause de la rapidité avec laquelle liquide se vaporise, dès qu'une cause quelconque vient â abaissi un peu la force élastique de la vapeur au-dessous de sa vaJ« maxima. Mais dès qu'un gaz étranger ralentit la vaporisatioi l'état d'équilibre peut ne jamais être atteint par suite de ceiti condensation incessante.
En résumé, Regnault croit que la loi de Dalton se véntienà parfaitement dans le cas idéal où les parois du vase sersdeâ formées par le liquide même ; mais dans les conditions habitiieOes elle ne se vérifie que très imparfaitement.
8. VAPORISATION D'UN MÉLANGE DE PLUSIEURS UQUISBS. - VAPORISATION D'UNE DISSOLUTION SALINE. — Regnault, lepiofeseur Wullner ont étudié la vaporisation d'un mélange de âeo liquides. Quand l'espace qui surmonte ces liquides est satun*,ii force élastique du mélange des deux vapeurs est égale a la sooiv des forces élastiques maxima qu'auraient chacune d'elles s elle existait seule, dans le cas seulement où les deux Uqwê» sont sans action dissolvante l'un sur l'autre, comme l'eau H * benzine par exemple. Chaque vapeur se comporte aioK ** à-vis de l'autre comme le ferait l'air, l'hydrogène, Toxjda è carbone, etc.
Mais il n'en n'est plus de môme si les liquides peuveai * dissoudre mutuellement ; dans ce cas la force élastique dn wt lange est toujours inférieure à la somme des forces élisi^ maxima des deux vapeurs prises isolément. Il peut mèmeini^ alors que la force élastique du mélange reste inférieure à hP" grande des deux forces élastiques maxima des vapeurs.
C'est surtout quand les liquides peuvent se dissoudre ei ^
proportion l'un dans l'autre, comme l'eau et l'alcool, que la différence entre la somme des deux forces élastiques maxima et la force élastique du mélange des deux vapeurs est considérable.
La vaporisation d'une dissolution saline a été étudiée par Gay- Lussac, par Babo, et par le professeur Wullner.
Ils ont trouvé que la force élastique maxima de la vapeur émise est dans ce cas toujours inférieure à celle de la vapeur émise par le liquide pur, quoique la vapeur soit parfaitement exempte de sel. La différence croît avec la proportion de sel dissout, et elle dépond aussi de la nature de celui-ci.