MELINE, GANS ET COMPAGNIE
unànn, inrann, toionui.
COURS
ÇUA&AlffTE-IJmÈiai LEÇON«
Théorie phytique do rëleotrîcité. Théories partielles. — Électricité statique.— Phénomènes fondamentam. Corps éondoeteurs. Résenroir comman. Isolateurs. — Des deux électricités. — Machines électriques. — Balance électrique. Loi des actions électriques. Heaure des charges. Pertes par les supports et par Pair. — Distribution de rélectricité sur les corps conducteurs. — Théorie mathématifiM de rélectricité statique. — Pouvoir des pointée.
671. L'expKcatioQ des phénomènes lominenx dans l'hypothèse des ^'^J^i^/.'J^"^,^*'' ondes est tellement rationnelle, qu'il parait impossible de ne pas admettre l'existence d'an fluide éthérë, propageant ces ondes dans le Tido et les corps diaphanes. Ce fluide doit ayoir une densité et une élasticité Tariables d'un milieu à un autre, et éprouver conséquemment des actions diverses de la part des substances pondérables. Il y a lieu de penser que les faits nombreux, attribués à l'électricité, sont réellement dus à ces actions, modifiées parles mouvements relatifs de l'éther et des atomes des corps. Haïs si l'on entrevoit ainsi la cause des phénomènes électriques, et leur liaison avec la lumière et la chaleur, ou est bien loin de connaître toutes les lois qui les régissent, et de pouvoir déduire ces lois d'un principe général. La théorie physique de l'électricité se compose aujourd'hui de plusieurs groupes de faits; chactm d'eux est assex bien défiqi par une hypothèse particulière ; mais quoique des phénomènes transitoires prouvent que ces groupes séparés ont une origine commune, on n'est pas encore parvenu à saisir l'hypothèse unique qui doit les embrasser tons.
Ainsi, dans sou état actuel, Pélectricité présente le caractère d'une science physique peu avancée 3 pour l'étudier, il faut parcourir isolé- T. m. 1
2 cocu DB raVSKKDB.
ment les théories partielles qa*elle comprend , et discuter ensoite le mérite relatif des différentes hypothèses à Vaide desquelles on essaye crétablir un lien entre ces théories. Toutefois cette discussion ne peut être présentée coniplétetaemt dans un cours de physique. Toutes les f^ombinaisons et lea décompositions chimiques sont aoeompagnées de ])hénomènes électriques , et mille faits rendent très-probable que les affinités sont uniquement dues' à 1 ^électricité ; cette cause inconnue exerce en outre une influence puissante, à la surface et dans Fintériear du globe, ainsi que sur les êtres organisés, et parait Jouer un rôle important dans la transformation des substances minérales, danslaTégétalion et même la vie des auimauK. Il suit de là que pour rassembler tous les effets de Télectricité, travail préliminaire dont on ne saurait se dis[>enser, nvanl de proeéder à la recherche de leur cause générale, il faut faire intervenir la chimie^ la physiologie^ et les autres sciences naturelles.
Dans Vimpossibilité de remplir une tâche aussi étendue, nous dé* or irons avec les détails nécessaires les phénomènes physiques de Télectriesté; Huas île parlerons de son infiueBeedans les actions chimiques^ que pour donner une idée exacte des appareils qui la mettent en jeu, et indiquer en même temps les circonstances les plus favorables à la puissance de ces appareils ; quant aux effets physiologiques, nous ne pourrons que les énoncer, leur étude exigeant des connaissances trop étrangères au but de ce cours. Ainsi limitée, la science de i'électrieité est encore tellement étendue , qu'elle entahit toutes les autres parties de la physique : les actions capillaires, les plus légers troubles apportés dans l'équilibre intérieur des corps,, font nailre des phénomènes élec* triques; la chaleur et l'électricité se suivent et se transforment l'une dans l'antre, lors de leur passage à travers les substances pondérables-, enfin l'électricité est une source lumineuse, la seule qui puisse imiter a la surface de la terre l'éclat du siileil*
Parmi les phénomènes physiques dans lesquels l'électricité joue un rôle important, nous serons forcés de choisir, en nous attachant particulièrement à ceux dont on a découvert les lois , et disant peu de mots sur les faits isolés , dont Tétude n'a encore fourni aucun résultat scientifique. Nous tâcherons enfin de donner une idée exacte de l'état actuel de l'électricité, en évitant d'accumuler les faits, au point de rendre impossible toute vue d'ensemble* De toutes les parties de la physique ^ l'électricité est celle qui a donné lieu au plus grand nombre de ropherches expérimentales; la cause en est sans doute dans l'étoa* nante généralité de cette force naturelle. Si l'on en excepte les travaux (^ui peuvent se résumer par quelques lois importantes , la plupart des
pMlielle».
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rdoherobes doat il s'agît ne sont que des tàtoimealenl» qni préparent le» déooiiTertes folures ; elles indiquent les dilieultés qu'il faut surmonter, perfectionnent les appareils, et multiplient le» nioj^ens de mesure ] mais leur but essentiellement secondaire lesplaoe dan» lés reoueils a consulter, plniô( que dans un cours de physique.
672. la marche à suivre pour exposer le» phénomènes électriques J^^};* s'eat pas indifférente, si Ton Tcui éviter toute confusion , graduer les difficultés , et surtout ne parler des appaMls employés comme moyens de mesire, qu'après avoir décrit les faits qui leur serrent de base. Voici l'ordre le plus propre i remplir ce but. I. L'électricité statique est la première théorie partielle qui se présente , comme la plus ancienne, et eelledout l'étude est le plu» ayancée; la simplicité et la précision de se» lois ont permi» de le» soumettre au calcul , et il en est résulté une branche de la physique mathématique. 11. La théorie des aimant» doit être d'abord considérée à part , abstraction faite de tout rapport avee l*éIeotricité; c'est encore le seul moyen de coordonner les fait» relatifs à l'influenjoe magnétique du globe; d'ailleur» le» dénominations généralement adoptée» , pour exprimer le» lois du magnétisme , supposent toujours cette partie de la physique entièrement isolée , et il serait difficile de présenter ce» lois d'une manière aussi simple , si l'on voulait partir de l'origine électrique des aimants.
m. Le gplvanisme , ou plutôt l'électricité voltalque, se présente en- »nîte, comme le premier terme de cette série de découvertes moderne» , qui ont accéléré »i puissamment les progrès de la science de rélectricité, et cenx de la chimie ; il convient d'exposer d'abord cette partie avec sa simplicité originelle, en adoptant les idées de Yolta. IV. L'électro-magnétisme peut fonùer une théorie partielle , dont le principe est la découverte d'OBrstedt, et qui, comprenant tous le» faits relatifs à l'influence magnétique des courants électrique» , conduit angalvanoriiètre, l'in»trument le plu» précieux de la physique actnellç. V. L'éleetnH)hin^e se place naturellement après la description du galvi^tomètre ; son but spécial en physique est d'étudier les effets de la pile de Volta, et d'éclairer la théorie chimique de cet appareil. VI. L'électro-dynamiqne , basée sur la découverte de l'influence mutuelle des courants voltalqnes , et complétée par celle de l'induction , s'offre alors comme l'essai d'une théorie générale , comprenant à la Ms l'électricité et le magnétisme.
VU. Enfin il convient déterminer par le» phénomène» thermo-électrique» ; ici viennent »e grouper ton» le» fait» dans lesquels rélectricité accompagne on produit des variations de température ; et plus généralement tous ceux qui indiquent que la chaleur, la lumière et l'électri-
4 COURS DB PHTSIQVk.
cité ont une originecoiiimune ; c'est en quelque sorte le dernier éeheloii auquel la physique soit parvenue , dans sa marohe progressive Ters an princîp^général^qni lie entre elles ses diverses parties.
<^ette marehe, qui parait la pi us rationnelle, suit à très-peu pigès l'ordre chronolo^qoe des découvertes principales; oq peut regarder cette coïncidence comme une juslificalion de Ivl méthode que nous «doptons. Eu effet f lorsqu*on suit 1«^ progrès d'une science physique , on remarque .presque toujours que les phéhoinèiies importants, rangés par les dates de leurs découvertes , croissent aussi en généralité et en extension ^ -c'est-à-dire que ceux plus récemment connus, érigés en principe, ex* pliquen t un pi us grand nombre des faits antécéden Is ; j nsqu'àce qu'enfin on soit parvenu à un phénomène dont la loi embrasse toute science. Taptque cette limite n'est pas atteinte , il convient d'exposer
les faHs dans l'ordre croissant de leur généralité, et conséqaemment d'adopter la marche historique. Mais lorsque la science est parfaite, oa qpand sa loi générale est trouvée, il est plussiraple de suivre la marche «ynthëtique , préeisément inverse de la précédente. ri.r.mmin'- fo*. ^^^ Lorsqu'ou frotte avec la main « ou de la laine , certaines sob- Stances, l'ambre, la résine, le verre, les pierres précieuses, ou remarque que ces corps attirent des corps légers , tels que des morceaux de papier , desliarbes de plume , de la sciure de bois, des particules métalliques. Ce phénomène ayant été observé pour la première fi^ surl'ambre, dont le nom grec est i^Acxrpoy, on a appelé Medricâii Ul théorie physique dont cette propriété fait partie. Si le corps dont «napprœhe la résine ou le verre frotté, est saspenduà un fil d'une certaine nalnre; que ce soit par exemple une boule de moelle de sureau à Vextréroité ^'un fil do soie , on remarque qu'après avoir été attirée la boule est repoussée. Ce phénomène d'attraction et de répulsion disparaltauboat d'un certain temps , variable avec l'état hygrométrique de Tatmoaphère, mais on peut toujours le faire renaître par uh noaveau frottement. Lorsqu'on opère dans l'obscurité, et qu'on éooute avec attention, on observe une étincelle , et on entend un léger bruissement , an moment où les corpsattirés sont sur le point de toucher Ie4x>rpséleetrisé. Les substances que nous avons citées furent d'abord les seules qui manifestaient les propriétés électriques; d'autres, tels que les métaux, u*en donnant aucun signe , on avait partagé les corps de la nature en deux classes , la première contenait Ite corps électrisables , la seconde ceux qui ne l'étaient pas. Hais on reconnut plus tard que cette distinction n'était pas fondée , et que les corps de la dernière classe n'avaient pas été placés dans les circonstances convenables, pour queréleetriinté développée par le frottement pût s'y manifester.
QUABAlfTI^imiÈ» LBÇOW.