‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 49 sur 60 · FI0.S5I · texte numérisé non relu

FI0.S5I

(74. Oo remarqoa en efiet que les corps de celte ohsse pouvaient conw acqpérir la vertu éleotrique, lorsqu'on les mettait en contact avec ceux ^ "«««"«*de la première, préalablement frottés. Par exemple une boule demoelle de sureau S suspendue librement à un fil de soie , au contact d'une tige de m^tal mi terminée par une sphère m, s'écarte de cette tige lorsqu'on approche de la boule n» un corpaélectrisé. Pour que cette expérience réussisse , il faut que le support de la tige soit d'une nature particulière , comme nous le verrons par la suite ; mais lorsque cette oondition ert remplie , l'effet indiqué se manifeste sur la tige à toute diktance de la boule m, ^ quel que soit le métal employé. Cette pro« priété que possédât les métaux de* transmettre la vertu électrique, porte le nom de conductibilité pour l'électricité ; d'autres corps. tcLs que le verre , la Vésine , n'en jouissant pas, on a divisé les corps de la Dature, en corps conducteurs et non*conducteurs de rélectricité.

Hais cette distinction ne doit pas être entendue d'une manière absolue , il faut admettre que tous les corps sont plus ou moins bons conducteurs. Les métaux , le mercure, les liquides à Texception des huiles, le charbon calciné, conduisent bien l'électricité; les métaux' oxydés, le soufre, les résines, le verre, l'ambre, la gomme laque, le charbon hydrogéné, sont très-peu conducteurs. Les corps des animaux, composés de substances solides et liquides qui conduisent bien • l'électricité, sont eux-mêmes assex bons conducteurs.

67K. Si l'on met ftn contact avec un corps électrisé une sphère métallique, on remarque que cette sphère affaiblit d'autant plus les propriétés électriques, que son volume est plus grand; en sorte que si la sphère avaiè'une étendue incomparablement plus grande que le corps électrisé, elle ferait disparaître ou rendrait insensible la vertu électrique» Or la terre entière est composée de substances qui conduisentrélectricllé ; si donc elle est en communication ^ par une suite de corps conducteurs, avec un corps électrisé, c*est^oommesil'on mettait ce dernier en contact avec un réservoir d'une capacité infinie, et toute vertu élebtriqne doit y disparaître. C'est d'après celaqu'ondonneà la terre, dans la théorie physique de rélectricité, le nom de réservoir commun.

676. On interrompt la communication d'un corps> électrisé avec le coip* îMiaDU. réservoir commun , en le suspendant, le tenant, ou le faisant supporter par des corps très-peu conducteurs, tels que le verre, le soufre, la stfie , la résine, auxquels on donne par cette raison le nom d'isolateors. Disposé de cette manière , tout corps électrisé peut conserver sa vertu électrique pendant un certain temps. On doit conclure du fait de *" la déperdition lente de l'électricité dans c^ circonstances , que l'air la conduit mal; cependant plus ce gas contient de vapeur d'eau, et plus

Bn^rvoir

6 GOUftS DE PHYBIQVS.

il déyioni condnoteur : c'est ce qoi fait qae dans les jours trèa-cliaads de l'ëléj il est presque impossible d'obtenir des signes permanents d'électrioitë ; tandis qae les expériences sur les phénomènes éleclriqiia réassissent très'-bien dans les jours froids de l'hiTer.

On Toit maintenant pourquoi les métaux paraissent n^èlre pas âectrisables par le frottement. C'est qu'en les tenant avec la main ils Boot en eontact avec le réservoir commun , et que l'électricité s'y disperse aussitôt qu'elle est déreloppée. Hais en se serrant d'un manche isolant de Terre ou de résine , pour tenir nn disque de métal , lorsqu'on le frotte il manifeste des signes d'électricité , ainsi qu'une substanw noinconductrice. Tous les corps sont' donc électrisables. Des dwi ^icet.». 677. SI l'ou répètc ayec attention l'expérienoe de l'attractioa sniTie de répulsion , sur des boules de moelle de sureau suspendues à des fiis isolants , lorsqu'elles sont mises en contact , et ensuite en présenoe de divers corps électrisés , on remarque des difiérences notables sniTant la nature des corps employés. Par exemple^ deux boules isolées, et électrisées par la résine frottée avec de la laine , se repoussent ensuite mutuellement ; il y a encore répulsion lorsque les boules ont été touchées pjRr le verre j frotté aussi avec de la laine; mais si Tune des boules a été touchée par la résine et l'autre par le verre , elles s'attirent an contraire. Autrement , une boule électrisée par son contact avec la résine, est repoussée quand on l'en approche de nouveau; elfe est attirée au contraire par le verre , l'inverse a lieu quand la boule est d'abord électrisée par cette dernière substance.

Ce genre d'opposition entre les électricités développées sut le verre et sur la résine , leur a fait donner les noms d^éleetrioiié vitn se , et é^HectrûM réêineuse» Mais ces dénominations tendent a donner une idée fausse , car ces propriétés inverses n'appartiennent pas exclusivement au Verre ou à la résine , et il est possible de faire prendre à chacun de ces corps l'une ou l'autre des deux électricités , en faisant varier la nature et même seulement j'état du corps avec lequel on les frotte. Il est préférable d'adopter les dénominations générales à*élêottieiié pon- Hve et d^élecifieité négaiivBf qui indiquent très*biea deux propriétés contraires; il y a en efiet changement de signe dans les forces que manifestent les deux électricités , puisque ce que l'une attire , l'autre le repousse. On convient de prendre pour l'électricité positive , ceffo que l'on développe sur le verre poli, en le frottant avec de la laine; et pour l'électricité négative, celle que manifeste la résine, frottée avec la même substance.

i.oi d« ivirciriM- 678. Lor8qu''on cherche la nature des électricités développa sur '°' ?«r. "^ ^' deux coq)s, isolés si cela est nécessaire^ que l'on frotte l'un contre

l'autre , on trouTe dans tons les om qa*elles sont d'espèces opposées : l'une est positivi», l'antre uégatiye. Ce phénomène est sans exception. 4^(Hir le vérifier , oil ëleotrîse^'abord posiUrement une boule légère, •uapendue à un fil isolant ^tt l'on en approche soocessi veinent deux oorps, préelA>leaient frottés l'on contre l'autre ; or on remarque tou^ jonm que l'un des deux reponsse la boule ^ et que l'autre l'attire; ce qui |iroove que l'on est ohargé d'électricité positive > et l'autre d*éIeo* trknté négative. Les tabstances dont les noms suivent s'éleetrisent positivement lorsqu'elles sont frottées avec celles qui les suivent, négativoneat qtoand elles le sont avec celles qui les précèdent : peau de chai, vêfffoUj hàtê, plmme, Ms, papier ^ soie, gomme laque, verre dipdU.

Mais ce n'est pas seulement la nature des corps qui les rend propres a se charger de préfjérence de telle ou telle électricité. Car lorsqu'on frotte l'un contre l'autre deux plateaux de veire , ils se chargent d'éleetrioitës opposées; celui dont la surface est la plus polie prend réleotricité positive ; c'est ce qui fait que le verre dépoli peut être mis à la fin de la série des corps nommés dans l'article précédent. Deux parties d'un même ruban de soie , frottées l'une en travers de'l'autre, ae chargent d'électricités contraires; le ruban frotté transversalement prend l'éleetrieité négative. Si l'on fait glisser de la poudre métallique sur j^ne plaque du même métal > la poudre i|,'électrise négativement , et la plaque positivement. Quand on frotte l'un contre l'autre deux corps d'une même substance , et dont la surface est dans le même état , une diflérence de température suffit pour qu'ils se chargent d'électricités opposées; le plus échauffa s'éleotrise négativement.

679. Les phénomènes âectriqnes sont généralement attribués à deux Bjf|iotk»»e« ih^ fluides iinpondérables , qui repoussent leurs propres molécules ^ et s'at* tirent mutuellement. On admet que tous les corps de la nature possèdent ces fluides , on ces deux électricités , en quantités égales, et à l'état de combinaison. Cette coo^naison des deux électricités est appelée éhetrioUé neiurelh ou fluide neuire; sa valeur est en quelque sortd'xéro ou nulle * relativemeiit aux phétiomènes d'attraction ou de l'^mlrion électriques. D'après ce principe hypothétique , le frottement dedeox corps occasionne enU*e eux un partage inégal des deuxjfluides. On a chen^ en vain jusqu'ici la cause qui déterminait ce partage ; cependant on r^;arde comme très-probable qu'il est dû à la différence de capacité et de conduotibUilé pour la chaleur des deux corps frottés.

On peut prouver par une expérience directe , que les quantités des deux fluides , combinées dans l'électricité naturelle , et qui se raani-

8 COKBS m BBTUQVK.

f estent en même temps. par le' frottement de deux corps isc^és , aanl réellement les- mêmes. En effet , tant qne le contact des deax corps frottés sid^siste^ on n'obserre ancon signe d'électricité; mais ar l'on éloigne ces corps Tun de l'antre, les deuxHBiQjdes libres, qui réaollent dn partage inégal déterminé par le frottement, exercent lenrs efiela habituas. Les deox quantités d'électricités opposées, qne développe le frottement par une décomposition du fluide neutre, sont donc égales , puisqu'elles produisent des effets contraires qui se détruisent , lorsqu'elles agissent sur. les corps extérieurs à des distances égales.

Plusieurs physiciens partagent eneore les idées de Franklin , et n'admettent qu'un seul fluide électrique, agislant par répnbion sur lui-même , et par attraction sur la matière pondérable. Dans oette hypothèse, chaque corps doit contenir une certaine quantité de fluide, dépendant de sa masse et de sa nature , afin qu'il y ait équilibre électrique entre ce corpaet touaoeux qui l'entourent. Plusieurs canaes accidentelles , et entre autres le frottement , pensent augmenter ou diminuer cette quantité , nécessaire pour l'équilibre , et le corps est alors électrisé positivement ou négativeraenl. Mais l'attraction ou la répulsion que l'on observe entre deux cor{»s électriàés difleremment ou de la même manière^ est un phénomène plus composé et dont l'explication est moins simple, dans l'hypothèse d'un seul fluide qne dans la théorie des deux électricités. Comme il' ne s'agit ici que de coordonner des faits , nous adopterons d'abord exclusivement l'hypothèse des deux fluides , afin d'éviter des détails explicatifs , qui compliqueraient l'exposé des phénomènes fondamentaux , et la recherche de leurs lois. Plus tard , lorsqu'il sera possible de résumer l'ensemble des phénomènes électriques , la comparaison des deux théories deviendra plus facile , et celle qui doit prévaloir dans l'avenir se j^r^ntera d'elle-même.

ifacbiiiM âeciri- 680. Pi>ur obtcuir facilement de l'électricité, on a employé pendant ^^'* longtemps des sphères on des cylindres, creux ou pleins," de verre

ou de résine, que L'on faisait tourner, en appliquant dessus la main se* che ou de la laine ; mais ces appareils ont été perfectionnés déj^ois. Fio. S52. Dans la machine électrique dont on se sert en France , on tire Tél^tricitéd'uu'plateau circulaire de verre à glace, placé verticaleweat, et monté sur un axe horiiontal auquel on adapte une mahiveUe, de manière à le faire tourner rapidement.

On cherche ordinairement à obtenir sur le plateau de verre de Téleetricité positive. L'expérience a indiqué que les substances qui pouvaient produire le plus grand développement de oette éïectdcité, psr leur frottement avec le plateau , et qu^il était eiî mémo temps plus fa-

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cile de se procurer, ctnient For massif , o'est-à-dire la deuto-sulfure d'étain, on bien un amalgame de zioo et d'étain. On applique une couche d'an de cy composés sur diaqae frottoir, ordinairement formé d'nn eoosain remboorré de crbi ou de laine , et présentant une surface arrondie, qoi s'aplatit en exerçant une pression sur le verre. On place ordinairement deux ou quatre frottoirs semblables , vers les extrémités d'au pu de deux diamètres du plateau.

Lorsqu'on fait tourner le verre , les portions de sa surface qui ont passé «ous les coussins possèdent de l'électricité libre , développée par le frottement , et qu'il fîiut enlever. Pour cela , on adapte à la ma* chine des conàucteurs métalliques creox, cylindriques ou en fer à cheval , soutenus sur des pieds de verre ; ces pieds doivent être reoonverts d'une couche de vernis à la gomme laqne , le verre seul étant trop hygrométrique pour isoler assez complètement. Disposés de cette manière , les conducteurs reçoivent l'électricité du plateau , ou plus ef^ctement se chargent de fluide positif provenant ide leur propre électricité natorelle y car l'éleclrici té répandue sur le verre attire le flaide négatif des conducteurs , qui la neutralise. On a l'habitude de fixer. sur les cylindres , et en regard du plateau, des pointes métalli* ques, dans le bat de faciliter le passage de l'électricité ; mais on peut s'en diapcnser^ les conducteurs terminés par des boules , ou des hémisphères de métal, s'éiéctrisent aussi bien.

L'air atmosphérique, toujours un peu ooiylucteur, pourrait enlever une portion de l'électricité du plaVsau , dans son trajet des oonssins aux conducteurs ^ c'est pour éviter cette perte qu'on recouvre la surface du verre, d'un étui fixe de taffetas gommé, qui s'oppose au renouvellement de la couche d'air voisine. U est important que les coussins soient eu commuoication avec le réservoir commun par des corps suffisamment condncteurs, tels que le bois ; car s'ils étaient tout à fait isolés , rélectiîcité négative, que le frottement y développe, s'y accumulerait au pqint de retenir par attraction une partie du fluide positif du plateau , et l'état électrique des conducteurs serait beaucoup moindre.

L'appareil qui vient d'être décrit ne peut fournir que de l'élèctricité positive. On emploih en Angleterre une autre machine, celle de Nairne, qui donne à la fois les deux espèces d'électricité : au lieu de fio.sss. plateau, on se sert d'un cylindre creux de verre, que l'on fait tourner sur son axe horizontal ; rélectricité positive développée sur le verre passe sur le conducteur placé d'un côté ; le Buide négatif se répand sur un conducteur opposé qui communique avec les coussins. Mais il est préférable de ne chercher a obtenir qu*une seule espèce d'électricité à la fois, afin d'eii accumuler davantage; il suffit pour cela de

10 com 01 YimiQvi.

mettre Fan des coadooienn ea commonloation arec le réservoir commun f aa moyen d'une chuine on d'une tige métallique reposant sor le sol. Yan-Marum a imaginé une machine électrique, livec laquelle on peut obtenir à volonté l'une ou l'autre espèce d'électricité; le système des conducteurs isolés est mobile sur un axe borisontal ; ce mouToment les fiiit communiquer ayeo le plateau de verre ou avec les coussins , et en même temps met en contact avec le réservoir commnn ies coussins ou le plateau.

BtiuMâMbi- 681. Avant de donner la théorie de Félectricité statique^* il est 1"*' essentiel de cheroher la loi que suivent les attractions et les répulsions

électriques. Ces forces s'exerçant au loin , on peut interroger Texpérience pour trouver la relation qui existe entre leurs intensités et les distances auxquelles elles agissent. Elles sont trop petites relaUvement à la pesanteur pour qu'on puisse les mesurer par la balance ordinaire; mais il est facile de les évaluer au moyen de la force de torsion dont la*loi est connue»

Fio. S54. ^ balance de Coulomb, appliquera l'électricité, se compose d'une

grande cage de verre , qui doit contenir de l'air le plus sec possible, afin que les signes d'électricité y soient plus permanents ; pour cela on foit séjourner dans son intérieur de la chaux Vive , plusieurs joors avant de se servir de l'instrument; dans cette café se trouve un disque vertical de papier doi'é, qu'isole une tigjB de gomme laque; cette tige est suspendue horizontalement 'à l'extrémité du fil de laiton qui oecape l'axe de l'appareil. Une petite boule métallique, suspendue fixement, est en contact avec le disque dans sa position d'équilibre.

La paroi latérale de la cage porte des divisons angulaires, sur une section horisontale dont le plan contient le centre de la boule, celui du disque, et l'axe du cylindre de gomme laque. Le fil métallique est maintenu à sa partie supérieure , suivant l'axe d'un tambour métallique, gradué sur ses bords, et qui s'embotte à frottement dur dnns un autre tambour fixe. Les divisions de la cage et du tambour mobile sont nécessaires pour évaluer la foi^ce ou le degré de torsion que subit le fil dans une circonstance donnée.

On commence par tourner le tambour mobile, jusqu'à ce que, dans l'état de repos du fil , ou pour une force de torsion nulle, la tige horixontale de gomme laque soit dirigée vers le zéro de l'échelle tracée sur la paroi de la cage ; dans cette position le disque doit se trouver près de la boule B, dont le centre est à la même distance / de l'axe du fil , qiie le centre du disque. Si alors on touche successivement avec un mémo corps électrisé la boule et le disque, ce dernier, s'éloignejusqu'à ce que la torsion du fil fasse équilibre a la force répulsive de l'électricité.

QUABARTI-imitaE LKÇOIf. 11

On note l'angle u de lornon^ indic[iié par le peint de divition ten lequel se dirige la tige de gomme laque AG. Si j» rcnréMute la force de torsion poufun degré» op tara oelfc correspondante a l'angle a, et fera équilibre à la répulsion^ à la distancé d=sAl sin •; a.

Poor établir une compaTaison ^utre les forces répulsiyes dues à l'éleetrieité, et les distances auxquelles elles s'exercçnt^ il faut obtenir d'autres positions d'équilibre du disque. A cet efibt on HiX tourner le tambour supérieur d'uli nombre ib de degrés, de^manière à rapprocher le disque de la boule; l'équiKbre étant rétabli j entre là torsion du fil et la répulsion électrique , qui ont augmenté toçites les deul , on note l'angle a' de dériation du disque. l<a force de torsion est alors (a'4~ ^)Py elle fait équilibre â la répulsion /^^ à la distance d^saS/ sin -7- o^ On obtient d'antres termes de comparaisoui^ en ftdsant Tarier l'angle b, an moyen dn tambour supérieur.

682. Il faut remarquer maintenant que la ioroe de torsion s'exeroe LoiAMaumiiom en G suiyant CT , perpendiculaire à AC , et que là répulsion de l'élec- «J^JIir tricité a pou» direction le prolongement de la corde BCl G'est donc la composante de cette dernière force snivant la ligne €T% dont elle est écartée de l'angle ^ CAB^ qui fait directement équilibre a la torsion. fio.sss.

Ona,Hl'aprèscela,/s=i--î£- , rs==iJt~f compare les va- *

' •cOS^a ' COSTA 4

leurs de f, f^.i», données par ces formules, aveo les distances dasS/ sin^a, tir=ss2isinîro^y...y on remarque que ces forces répulsives /V f,..r sont en raison inverse des carrés des distances ooraespondantes df d; c'est-à-dire que si l'on désigne par f la répulsion à i'unité de distance * par à l'angle de déviation du disque j par fi Pangle total de

torsion, on a toujours .. T,, = ^^ >'On n tang f ^ «n 7 « *=-rlr-*

Ainsi le produit n tang*a sin «^ «doit être constant, pour tous les couples de valeurs de « et de a ^ c'est ce que confirme l'expérience. La même Inéthode d'observation peut être employée pour constater que lB,loi des attractions électriques est la mènïe que celle des répul* sions; il faut alors tordre le fil métallique, au moyen du limbe supé* rieur, en sens contraire des torsions dn cas^ précédent , afin de maintenir le cylindre de gpmme laque à difiéf entes distances de la boule.

Goulomb a encore employé une autre méthode pour déterminer la • loi des.forces électriques. Le fil métallique de la balance était remplacé par un fil de soie sans torsion , et la bOule éloignée à une plus grande distance de l'axe de suspension. Ou électrisait le cercle declinquant 9t la boule, en les touchant avec deux corps chargés d'électricités contriiires ; il y avait alors attraction , et le pendule horiiontal

IS

COURS BB ?HT8IQDBr

Mwwre à*9 charges ^leclriqiMt.

de gomme laque , terminé par le cercle de clinqoant , oscillait de part et d*aatre de la position d'éqnilibrç on de moindre distance â la boule. Or en tenant compte dé la déperdition de Télectncîté , Coolomb observa que le temps d'nne oscillation- augmentait 4#ins le même rapport que la. distance du cercle.de la. boule* Ce résultat de l'expérience démontre encore que la loi des attractions électriques eit celle du rapport iuYerse du carré des distances : en effet , ai l'on dé- ^ signe par ï* la force d'attraction a une distance d, la théorie connue

du pendule ; donne pour Je temps / d'une oscillation : f

= 'Vj.

Loi de la perte P*r Ici lappoili.

exige que F ='4;'9 /étant l'attraction à l'unité de distance, pour que

il soit proportionnel a d. On peut se servir de ce même mode d'expé*> rience dans le cas de la répulsion; alors* le disque ^ électrisé de la même manière que la boule ^ oscille autour de la position de plus grande distance.

688« La 'balance de torsion sert encore à démontrer que les attractions et répulsions électriques sont proportionnelles aux produits de intensités ou des quantités d'électricité qui agissent l'une sur l'autre. Par exemple , le cercte de clinquant et la boule étant électrisés de la même manière , on jmprîme au fil métalCque^une tomon additionnelle, qui maintient ces deux'corgs à une distance voulue cf/» l'on touche. ensuite la boule avec une autre boule semUable^t isolée, q ai lui enlève conséquemment la moitié de son électricité libre , on trouve qu'il faut diminuer de moitié. la torsion totale, pour retenir le cercle à la même distance d; M l'on touche ensuite le cercle de clinquant avec un autre cercle égal et isolé , il faut encore réduire la torsion totale de moitié , ou au quart de ce qu'elle était dans l'origine, pour que le cercle revienne toujours à la même distance. **

Ainsi, dans ces trois cas différents, les forces répulsives, agilsant â la même dbtance, sont entre elles comme l^fi *(, et varient conséquemment dans le même rapport que le prodiyt des quantités«d'éieetricité libre répandues sur les deux corps. Il résulte de cette loi que si, le disque de la balance conservant toujours la même quantité d'éieetricité^ on met à la place de la boule un corps successivement éhargé de différentes doses de fluide libre, les divers degrés de torsion, nécessaires pour maintenir le disque à la même distance, seront nroporlion* nels aux charges électriques successives du corps éprouvé, et pour- ' ront servir a les mesurer.

884. Pour que toutes les expériences sur la mesure des forces élee<' triques donnent des résultats exacts^ il faut tenir compte de l'éleotriNlé

QUABAllTK-IJ?lltHK UBÇOn* Il

perdue par les supports el le contact de l'air. La perte due aax sop» ports peat être annulée, ear d'après des expériences de Cpulorab, uu cylindre de gomnie laque isolp complètement un corps éleetrisé, lorsque sa longueur est suffisante. On yérifie ce fait en suspendant de petites boules à des iîges cylindriques en gomme laque de plus en plus longues; on trouve que', passé une certaine limite de longueur, une boule électriaie suspendue à deux tiges, ou à one seule, perd la même quantité d'électricité danslemème temps; il est évident qu^alors la perle ne peut ^tre due qu'an seul e<mtact de t*air« Coulomb a trouvé que. cette limite de longueur irariait eomme le oarré de la cbarge «Sleclrique à isoler. ^

685. Quant à la perte qui se Fait dans l'atmosphère, elle croit avec ^*^^ 'J^i!^*''^ In cbarge du corps cfleotrisé, avec4'agitation do l'air, sa température, et son étnt hygrométrique. Coulomb a trouvé, par de nombreuses tib* servatioiia, que dans uu air tranquille, conservant la même tempéra tare, et dont l'état hygrométrique reste constant , la perte faite dans un t^mps très^coort eA proportionnelle à la charge électrique, ou ton* jours égale à la même. fraction de cette charge. On peut, en se fondant sur cette loi, déterminer an commencement d'une série d'expériences, faites ddns des circonstances permanentes, la fraction qui représente la perte de l'électricité peqdant uu certain nombre de secondes, et corriger, de eette perte,^toutes les observations faites à des intenralles de temps connus. Hais, comme nous le verront par la suite, on peut souvent se dispenser de faire cette correctii>n.

686» l4>rsque, dans rcxpérienco du pmgrapbe 688 , on tduohe la j^Ç^i^^J^^r boule otectrisée, avec une autre boule de même grandeur, conduo- ^^^ cmdactrice et isolée, maisè l'état naturel et d'un métal différent, le résultat eat le même, c^est-à'-dîre que le partage dé l'électricité se fait égaler uient«ntre les ^eux boules.!! y a encore partage égal quand l'une des boules est creuse, l'autre pleiue, et cela quel<|ae petite que soit l'épaisseur de l'enveloppe qui compose la premièie. On doit conclure de ces faits que rélectricité libre, q'ui se répand sur un corps conducteur, dépend de sou volume inténeur,nonile sa nature,ét qu'elle se porte à la surface seulement, pour y former en quelque sorte une couche très-mince. Il est évident que dans le cas d'une sphère isolée , et électrisée , il n'y a pas de raison pour que la quantité de fluide , ou pour ainsi dire l'épaisseur de la couche électrique Torie autour d'elle ; maïs pour toute outre forme de corps , on conçoit que la quantité d'éleotricilé doit différer d'un point à un antre. Pour étudier par l'expérience la loi de distribution de l'électricité libre à la surface des corps de toute forme. Coulomb a employé un petit cercle de clinquant , fixé par de la gomme

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