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CONSTANTES MAGNÉTIQUES DES SOLIDES

est magnétique, et équatorialemeni s'il est diamagnélique : c'est ce qui se présente en effet.

ME8UBE DES G0H8TAHTE8 lUairÉTiaUES DES SOLIDES. — il ne reste plus maintenant qu'à comparer entre eux les divers corps, c'est-à-dire à chercher le rapport des intensités des forces attractives ou répulsives qu'ils éprouvent quand ils sont soumis à l'action d'un même aimant dans des positions et avec des volumes identiques. Ces mesures ont été faites par Faraday, par Plûcker et par M. Edm. Becquerel; nous nous occuperons surtout du travail de ce dernier savant.

Entre les pôles d'un gros électro-aimant à branches verticales, M. Becquerel {*) avait installé une petite balance de torsion, disposée comme celle de Coulomb; il y suspendait, par un fil d'argent très fin, des cylindres de même volume et de même forme, façonnés avec les substances qu'il voulait essayer. Il commençait par les amener à une direction d'équilibre toujours la môme, qu'il observait avec un microscope et qui faisait un angle déterminé avec l'axe des deux pôles; il aimantait ensuite l'électro-aimant par un courant : alors le cylindre était attiré ou repoussé; mais il le ramenait à sa position première en tordant le fil : Fangle de torsion A mesurait le couple magnétique exercé sur chaque cylindre.

Si le courant avait toujours la même intensité, il suffisait de prendre les rapports des torsions observées avec deux cylindres pour avoir celui de leur pouvoir magnétique ou diamagnétique à volume égal; mais ce courant changeant d'un moment à l'autre, on mesurait son intensité i par une boussole des tangentes, en même temps que l'angle de torsion A par la balance.

M. Becquerel a admis que le champ magnétique F de l'électro-aimant varie proportionnellement à l'intensité i du courant, ce qui, nous le savons, ne se vérifie que dans des Hmites assez étroites. D'autre part, il est légitime d'admettre, à litre de première approximation, que l'intensité positive ou négative de Taimantation induite est proportionnelle à F.

(•) Edm. Bec^juerei-, Annales de Chimie et de Physique^ 3* série, l. XXXIl; 1861.

3o2 LES AIMANTS.

La force altraclive ou répulsive que l*on mesure, proporlioDiielle à F*, sera donc, dans IMiypolhèse de M. Becquerel, proportionnelle à «*; la torsion que Ton obtient avec un cou-

rant égal à Tunité est donc -rj- En effet, M. Becquerel constate

que, dans les conditions particulières où il opérait, -:^ était une

quantité constante pour un même cylindre.

MM. Tyndall (*), Reicli (*) et Ghristie(') ont aussi annoncé que la force attractive d'un électro-aimant varie proportionnellement au carré de Tintensité du champ, pour les métaux magnétiques en poudre, tant que le champ magnétique ne dépasse pas une certaine intensité; mais cette proposition peut devenir inexacte, même pour les corps diamagnéliques, lorsque le champ devient très intense. Il semble que le diamagnétisme développé croît alors moins vite que Tintensité du champ et tend vers une limite fmie, comme le magnétisme du fer. Il y a donc une fonction magnétisante pour les corps diamagnétiques comme pour les corps magnétiques; mais les recherches de Pliicker (*), auquel on doit cet important résultat, n'ont pas été réalisées dans des conditions qui permettent d'en déterminer les valeurs, soit absolues, soit relatives. Nous nous bornerons à dire que, le champ de réleclroaimant employé par ce savant îiyant varié dans des limites 1res larges, les polarités reçues par les divers corps ne sont pas demeurées proportionnelles entre elles, et que l'écart a varié du simple au quintuple et au delà pour les plus grandes intensités du champ.

Une expérience curieuse s'interprète très bien d'après ces données. Plùcker (^) avait placé dans un tube un mélange d'oxyde de fer et de bismuih en poudre dans des proportions telles qu'il se plaçait axialement dans un faible champ nia-

(') Tyndall, l*ogi^. Jun., l. L\X\III, p. i; i85a.

{') Reich, Pogff. Afin., t. XCVII, p. 283; i8:)6.

(') Christie, I*ogg. Ann., t. CXI, p. 077; 1861.

(') Plucker, Pogg. Ann.j t. \CI, p. i ; i85'j. — Voir aussi le résultai <»l)tcnii par M. Zilofl", pour le perchlorure de fer, et que nous signaloo» plus loin ( p. 3<j5).

(*) Pluckeh, Pogg. Afin., i. LWIV, p. 3.>i ; 1S49.

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