‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 109 sur 211 · CONSTANTES MAGNÉTIQUES DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

CONSTANTES MAGNÉTIQUES DES LIQUIDES

^nélique. Il se plaça équatorialemenl dans un champ très énergique.

On possède quelques mesures absolues de la constante magnétique k du bismuth. Elles sont reproduites dans le Tableau suivant :

Weber(«) k = — \,^\ .10-5

Tôpier et Eltingshausen ( « ) — i , 5 1

Christio (») — 1,46

Etlingshausen (*) — i ,45

Moyenne — i,5i5.io-*

Ces valeurs, assez concordantes malgré la différence des conditions dans lesquelles elles ont été obtenues, indiquent que la fonction magnétisante du bismuth s*écarie peu d'être constante dans les limites d'intensité des champs magnétiques employés à sa détermination.

Le bismuth étant le plus diamagnétique des corps étudiés jusqu'ici, on remarquera que, tandis que la constante magnétique k est positive ou négative suivant qu'un corps est magnétique ou diamagnétique, la perméabilité magnétique m est positive pour toutes les substances connues. On a, en effet, pour le bismuth,

xaz= I -h47rX* = o, 9998 1 .

Pour les corps magnétiques, m est supérieur à i et peut devenir très grand; pour les corps diamagnétiques, il est inférieur à 1, mais toujours d'une quantité très faible.

MB8ÏÏBB DES C0I8TAHTE8 MAftHÉTiaUES DES UttUIDES. — Pour étendre ses mesures aux liquides, M. Becquerel opère de la manière suivante. Supposons qu'on ait d'abord observé dans Fair un cylindre de verre. La force F qu'on a mesurée est la différence entre celle qui aurait lieu dans le vide (/ferre) et

( » ) VVeber, Elektr. Maasbest, Diamagnetismus, p. SaS. (») ToPLER et Ettinoshausen, Pogg. Ann.j t. CLX, p. 1 ; 1S77. (5) Christie, Pogg. Ann,, t. CXXXIII, p. 589; 1868. («) Ettinoshausen, Wied. Ann., t. XVII, p. 272; 1882.

celle qui agit sur un égal volume d*air (/air). On a donr

* ^= y ferre /tir •

Sans changer ni le cylindre de verre ni saposition^ plongeons^ le maintenant dans une cuve pleine d'eau et répétons la mesure. La force observée sera F'

par suile

■^ — y Terre /ean »

r * ^^^yeau y air «

comme si l'on avait agi directement sur un cylindre d'eau placé dans Tair. Celte méthode permet de comparer très exactement sous les mômes volumes les solides et les liquide> que Ton veut étudier.

Les résultats obtenus sont consignés dans le Tableau suivant :

Constantes magnétiques spécifiques, {Unités arbitraires)

Solide*.

Eau

Zinc

Cire blanche. . .

Soufre pur ....

Plomb d'œuvrc.

Phosphore

Sélénium

Bismulh

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