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AIMANTATION ET FORCE ÉLEGTROMOTRICE

Dans les expériences de M. Remsen, les stries séparant les couches d'inégale épaisseur, correspondent sans doute à des points du champ où C et par conséquent F ont la même valeur : ce sont, non des lignes équipotentielles, mais des lignes isodynamiques. Cette conséquence des formules générales a été établie par M. Duhem (*).

Le cas où la substance en réaction est douée de force coercitive est beaucoup plus complexe. Les formules fournies par la théorie ne permettent pas de prévoir, sans données numériques, le signe de la variation d'énergie, due au champ magnétique.

mLUEHGE DE L'AOIAHTATIOH SUR LA FORGE ÉLEGTROHOTRIGE BUIB POE. — M. Gross(*) etplustardM. Rowland (')ontcru conslaterque si, dans un sel de fer, on plonge. deux morceaux de fer doux inégalement aimantés, le plus fortement aimanté sera électropositif par rapport à l'autre. Il en résulte que la force électromotrice d'une pile, dont un des éléments est le fer ne doit pas être la môme suivant qu'on place cette pile à l'intérieur d'un champ magnétique ou en dehors de ce champ (*). Si le fer est le pôle positif de la pile, la force élec-

trés faible partie de celle qui se dégage, dans rexpérience, par la dissolution du fer. En effet, la substitution du fer au cuivre dans le sulfate de coiyre dégage (voir, dans V Annuaire du Bureau des Longitudesy les Tableaux des chaleurs d'oxydation et de dissolution des oxydes dans l'acide sulfurique) 18800^*' par équivalent en grammes, ou par 28*' de fer dissous;

eal

pour iK* de fer dissous, elle dégage 67

On voit que l'énergie magnétique mise en jeu serait, d'après ce calcul, inférieure à i-j^ de l'énergie E,, équivalente au dégagement de chaleur total.

Mais on doit remarquer aussi que cette énergie E, si considérable, n'est pas identique à l'énergie qui intervient dans la formule (i) et ne comporte aTec elle aucune relation connue a priori. On sait, en effet, que ce n'est pas le signe de E, qui détermine la possibilité d'une action chimique.

(» ) Duhem, Théorie nouvelle de l* aimantation par influence fondée sur la Thermodynamique, p. 98, 102, 187.

(•) Gross, Wiener Sitzungsberichte^ a* série, t. XCII, p. 1373 ; i885.

( » ) RowLAND et Bbll, American Journal, t. XXXVI, p. 39. Journal de i^hysique, 2* série, t. VIII, p. i46. — MM. Nichols et Franklin {American Journal, t. XXXV, p. if^^^^tl Journal de Physique, ibid.) sont arrivés à un résultat contraire. De nombreuses causes perturbatrices rendent ces expériences excessivement délicates.

( ♦) M. Jaoet (Journal de Physique, a* série, t. VI, p. a86; 1887) a été le

tromotrice de ]*éléracnt sera plus forte dans le champ magné- \ ^ ^ tique. Elle sera plus faible si le fer est le pôle négatif.

Le lien de ces phénomènes avec les précédents est visible- Tour en établir la théorie, M. Duhem (*) a appliqué les éijuar — tionsgénérales de la Thermodynamique à un système compi nant à la fois des masses électriques et des masses roago^ tiques. Il a ainsi démontré les propositions suivantes :

1* Si une masse de fer doux, placée dans un champ magné — ^ liqueet plongée dans un électrolyle, présente la mèmeainoiaD — mr talion et la même densité électrique en tous les points de surface, l'équilibre électrique est possible sur cette masse;

ces conditions ne sont pas réalisées, des courants partico j-

laires s'établiront d'un point à l'autre delà masse.

2^ Si l'on suppose la densité électrique négligeable, lecou — -^ rant ira à travers l'électrolyte des points les moins aux points les plus aimantés.

(]ette dernière proposition est une conséquence évidentede ce qui précède. En effet, l'action d'un courant, s'il s'enéiahK'' un h travers l'électrolyte, se réduira au transport d'une certaine masse de fer d'un point où l'aimantation est faible ioi

point on elle est forte. D'après la formule de la page 328,rénerpe du système serait par là diminuée. Donc l'équilibre th

niodynamique n'existe pas, et le courant se produira enefli dans la direclion qui correspond h une diminution d'énergi (lu système.

3" Si, an lieu d'un morceau de fer doux unique, on plac^ deux morceaux do fer doux identiques, dans des régions iné jrîJJemcMil intenses du champ, le courant ira, à travers l'élec— trolUe, do la région la moins intense du champ à la plusin^ tonso. Le for doux l<» plus aimanté sera donclepïMe positif dp= la pile ainsi constituée, conformément aux observations de^ MM. dross et Howland.

V Si Ton place dans un champ magnétique une pile, atlnieitant pour l'une de ses électrodes une substance magnétique snsceptihh» de s'aimanter nniformémenl, la force éleclromo-

l>rcmicr à annonr<:r colle proprirlô coinmc une conséquence des loisdf '^ ThornHxlynaniiquo.

^') DunKM, Tliéoric noin'clie de l'aimantalt'on par influence, p. "^■

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