PHÉNOMÈNE DE HALL
lé du courant principal par unilé de seclion, cl l'on a, :iiant par R une conslante,
^ II
? électromotrice par unité de longueur est proportion-
r intensité de l'action électromagnétique, rapportée
%nt qui traverse l'unité de section,
11 désigne la conslanto R sous le nom de coefficient
ion.
^emières expériences de M. Hall n'avaient porté que
Targent, le platine et le fer. M. Righi (*) découvrit hénomène étudié présente, dans le bismuth, une indusieurs milliers de fois plus grande que dans Tarîpuis lors les expériences sur le phénomène de Hall,
plus faciles, se sont beaucoup multipliées, et Ton a
que ce phénomène est bien plus complexe qu'on ne •u d'abord. Avant d'exposer les nouvelles découvertes jservation de M. Righi a été l'origine, nous donnerons
aleurs du coefficient de rotation de divers métaux, les derniers résultats de M. Hall :
Mêlai. R.ioii.
Bismuth — 8")8ooo
Nickel — 147 î
Argent ~ 8 î
Or — m
Cuivre — Sjt
Platine — i\
(Cobalt -t- 1 1 2 iii 1 7
Fer -^ jtS)
Acier trempé . ... -r- 33oo
Antimoine 11 400
les métaux magnétiques, nickel, cobalt, fer, acier, la e R mesurée dépend de la forme et des dimensions es, et varie aussi avec l'intensité du champ. M. Hall
II, Journal de Phvsitjue, a' série, t. II, p. 3ia; i883. , IV, 3'. Aimants. — {\' c'«l.. •S'<9.) 27
LES AIMANTS?^ eti conclu! (lue l'étal ilininanlalioii de ces mélaax raftflifipl* roefficicnl de rolalioii.
HOOinCATIOHS DE LA CONDUCTIBIUTÉ ÉLECTBIHtJE ET D£ U Offi-
DUCTiBnrTÉ cALoaiFiaui: du bismuth dans cm ceuip HAcnrun.
— f t'oiiiliH'lilMlità i-l'-coif/iii:. M. Hij^lii i ' | cl i>eu »pf^ M. Leduc (') ont découvert, indéiiendamnietil l'un de l'aulr*'. i|ue la résistance d'un comlucleur de bismulh s'élève quul on lu dispose, daus un chiimp mi)gii('ti<]uc. normalement ain lignes d(4 Tui-ce du clianip. Ce nouveau |ihênoinùne se super-' pose au pliénomène de Hall et eu complique l'ubscmlittL Voici commenl M. Leduc a pu le constalcr et eu mesiimll, valeur.
M. Leduc emploie soit un lil de bismuth obtenu parft dans un tube de verre (Jtg. fig), soil une lanio de 1
«liée sur verre, puis usée 'i lu moule et découpée c
montre la Ji^'. aJo, 5uil encore un dépôt clectrol>lic|ue de Itisinutli {Jig. 33i) obtenu sur une plaque peu coniliKlric (mélange de plombagine et de stéarine) recouverte do ïsmit dans les régions igu'on a voulu protéger. Ces conducieurr sont disposés nomialemenl aux lignes de Torce do l'éleclw-
(■) Tliaui, ilfi lie/la H. Afeademia dci Lùtrei, nav. i)(N3.
(•) LEOCr., Journal de l'hyaiqut, T nïric, 1. Ht, p. Kî; tWt- '^ (uiiUi Ici recherches de M. Leduc lur \e ptiiaomtna dr> llill «l les lCli>* i«nneies, voir Modijtcalîoni de la condiiclihUitè èleririqae rt dsittt**duetibilité eatorl/iquc du biamulh itant un champ magnitiijat, Ih* iledoctoni, ifl8S.
PHÉNOMÈNE DE HALL. 4lij
nant de RubmkorfT, el l'on mesure leur résistance par les îthodes ordinaires, soit quand le courant passe ou quand il t interrompu. Les variations de résistance obser^'écs sont Dsïdérables; dans un cliamp de i5ooo unités, elles peuvent teindre o,4 à o,5 de la résistance initiale. La variation proirlionnelle de résistance Z est liée à l'intensité F du champ irune relation hyperbolique
/»+pZ — «F'-o.
îs coerficients a et ^ varient suivant le mode de préparation 1 bismuth ; mais, quand on les a déterminés pour un certain Jiantillon, on peut employer la formule (i) à la mesure de ntensilé F d'un champ magnétique. M. Leduc recommande t procédé comme l'un des plus pratiques, à cause de la Taci- .é avec laquelle une lame mince de bismuth peut se glisser ins un champ magnétique étroit, tel que celui qui existe itre les parties fixes et mobiles des machines dynamo-éleciques par exemple.
NoD seulement la résistance du bismuth varie, mais encore distribution du courant dans une lame de bismuth, disposée >niialeineut au champ magnétique, se modilie (//^. ^Sa);
S lignes équipotentielles s'inclinent d'un certain angle, et esi en cela proprement que consiste le phénomène de . Hall. On pourrait dire avec M. Leduc (') que/« métal cesic 'être isntrope au point de vue de sa conductibilité électrique.
(') LiDUc, Complet rtndiu de l'Académie des Sciencet; i
iM LES AIMANTS.
L'existence et la grandeur du coefGcient de r«ilMÎ4Mi il a^ prêteraient non par le développement d'one force Ht motrice spéciale plus ou moins grande, maïs par le > d'aniaotropie produit sous l'influence du champ iiiugiiél
3* Conductibilité cahrijique. — Cne leile anisoirop) vrait se révéler par l'élude d'autres ])ri>priclés physiqui bismuth. H. Leduc (') et, après lui, M. Righi (*) oi effet découvert que le Jiismuth se comporte d'une luai tout è fait analogue sous le rapport de sa oonduclib soit calorifique, soit électrique. A raccroj^sciiieiil de i tance électrique dans le champ magnétique correspond diminution de la conductihilité i^loriOque ; à la dévii des lignes équipotentielles, une déviation des lignes thermes.
t« Un barreau de bismuth coulé ABCD (yîf . s33} est ii
l'ig. 933.
(luit par l'une de ses extrémités dans une éture à loo". T (ils de platine ont été insérés pendant la Tusion en trois po êqnidistaiits A, B, C. Ces (ils furment avec le barreau de v couples lliermo-élcctri»|Hes. (Jràce au pouvoir thermo-é trique considérable du bismuth, la force électromotrice ei les fils A et B par exemple mesurera, en valeur relative dliTérence de température en A et B, cl cela avec une pn sion suffisante pour permettre de constater de très lé^ variations. Quand on c\citera le champ d'un puissant éled' aimant dans la région ABC, on reconnaîtra, en effet, quel différences de température A — B, B — C augmentent aussri qu'on excile le champ; di? leur variation, on déduit rabais»
C) Comptes rendus de l'Académie dei Seienres, 1987. (■) RiOHi, Accademin dei Linrti: 1S8;.
PPIÉNOMÈNE DE HALL. {21
ment relatif de la conductibilité. Il a atteint i4 pour loo dans un champ de 7800 unités.
2** D'autre part, on constate que la température d'un point A d'une lame de bismuth, préparée comme pour le phénomène de Hall et dont une extrémité est chauffée àTéluve, se modiGe par le renversement du champ, ce qui implique la rotation des lignes isothermes. 11 semble que le phénomène calorîHque et le phénomène électrique présentent, dans ces deux cas, une proportionnalité au moins approchée.
4n LES AIMANTS.