‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 140 sur 211 · ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE

itiel en un point de l'air. — Phénomènes que Ton observe par un nps serein. — Charge normale de la Terre. — Variations diurnes potentiel. — Électricité des nuages. — Orages. — Historique. — lair. — Tonnerre. — Influence des nuages orageux sur le sol. — oc en retour. — Effets généraux de la foudre. — Paratonnerres.

îs phénomènes naturels, qui vont faire Tobjet de notre le, se divisent en deux classes correspondant respectiveil aux deux sortes d'actions électriques que nous avons Çnées sous le nom û*actio/is électrostatiques et électro- ''nétiques.

î8 premiers ont pour siège notre atmosphère, où ils dont lieu aux manifestations grandioses qu'on obse^^'e par les Ps d'orage. A peine les physiciens étaient-ils parvenus à ichcr l'explication de l'éclair et du tonnerre à celle des Celles électriques de nos machines, qu'ils furent conduits

-t B., IV, 4*» Applications, (4* éd., 1891.) 1

à découvrir Texistcnce permanente d'actions électrostatiques dans Tair libre et à en rechercher la cause, encore imparfaitement connue aujourd'hui {Electricité atmosphérique).

Lci> seconds ont certainement leur siège principal dans les profondeurs du globe et se manifestent surtout par la direciioD de Taiguille aimantée, sommairement étudiée dans un précédent fascicule. On peut y rattacher les beaux phénomènes lumineux des aurores polaires {Magnétisme terrestre).

L'étude de ces phénomènes appartient à la fois à la Météorologie et à la Physique générale : à la Météorologie parla recherche de leurs éléments en un point du globe et de leurs variations, soit avec les coordonnées géographiques, soit avec le temps; à la Physique par la construction et la théorie des instruments mis en œuvre, et par un certain nombre de résultats. Ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, la mesure absolue de l'intensité électromagnétique d'un courant, effectuée à l'aide de la boussole des tangentes, exige la connaissance ou la mesure préalable de la composante horizontale da champ magnétique terrestre. C'est surtout au point de vue de la Physique pure que nous avons cru devoir nous placer.

ÉLI'.CTRÏCÏTÉ ATMOSPHÉRIQUE.

POTENTIEL EN UN POINT DE L'AIR. — Nous no mesurons que dos dilTércncos do potonliel, cl nous avons j)ris arbitrairement pour orijiino le polenliol inconnu du sol considéré comme un jxrand coiKhicleur honiop:ùiio. On pont se proposer de délermiiior la (liiroronce do polontiol V onlre un point P d'une niiisso (rair liniitoo on do ralniospliore libre et le solou,plu> o\|di(il(Miiont, oiilrc lo point P de l'air cl un conducteur nu'tallicuK» ('ornnjuni(iiiant avec le sol par la plus large surface possihh». On roaliso c(Mto cominunicalion soit par l'inlcruiédiain* dos oonduitos d'oau et do ^^az, soit, à dôlant de ces canalisations, à l'aido do plaques do métal de grande élendue innnor;::oos dans une eau courante ou tout au moins dansuu sol huinidi».

I.e procédé lo plus simple (juo l'on puisse employer consiste à placer on P une polite sphère métallique en communicatiou avec lo sol par un (il conducteur do masse négligeable. Soient

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