‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 141 sur 211 · POTENTIEL EN UN POINT DE L'AIR · texte numérisé non relu

POTENTIEL EN UN POINT DE L'AIR

M la charge de la sphère, R son rayon. Le potentiel de la sphère est égal à celui du sol que nous avons pris pour ori- ^ne, el se compose de deux parties : i° l'excès de potentiel V

à évaluer; a® le potentiel -^ produit à l'intérieur de la sphère

par la charge H. On a donc

On isole la sphère et on la transporte en un lieu où le champ électrique est nul (dans une salle close, par exemple). Il ne reste qu'à déterminer la charge M, parla balance de Coulomb, ou par tout autre procédé. On pourrait aussi mesurer le nouveau potentiel Vi acquis par la sphère

Une autre méthode, employée déjà par de Saussure (*), consiste à terminer au point P où Ton veut évaluer le potentiel une pointe fine en communication avec un conducteur '5oIé placé dans une région où le champ électrique est nul. •'électricité appelée par influence sur la pointe s'échappe ans l'air, jusqu'à ce que l'électricité de nom contraire accuulée sur le conducteur y ait produit un potentiel égal à celui » point P.

ï^our manifester Vélectrisationde Vaii\ Saussure employait *^si un électroscope à feuilles d'or surmonté d'une pointe de ^t vre de i" de longueur environ. Il constatait que, quand ^ place cet appareil en plein air, les feuilles d'or divergent Sont en général chargées positivement, tandis qu'on n'ob- •■•vc aucune déviation dans une salle close. Les effets parais- 5*ïtliés à la longueur de la pointe, et celle-ci ne pouvant ^«"o prolongée indéfiniment, de Saussure eut l'idée de lancer en *if une sphère conductrice [remplacée plus tard par une flèche,

^ * ) De Saussure, Voyage dans fes Alpes, t. II, p. i65 et 175

dans les expériences de MM. Becquerel et Breschet (')]en communication par une cliaînc mélalliquCy terminée par on anneau, avec la tige de réleotromèlre, et il vit encore les ofTels s'exagérer à mesure que la sphère était lancée plus haut.

Plus tard, Peltier (') disposa Tappareil figuré cî-contre Kfig* i). La tige verticale de Télectromètre se termine à si partie inférieure par un fil métallique horizontal MN muni de

Fig. I.

<leu\ boules \\ ses extrémités ot <l'nn pivol à son centre; sur ce pivot so place une aij^uille aimaiilée AH. Si Ton diriîreMN dans le plan du méridien niagnéliqno et si le potentiel c^romun de M\ (M de AH no dilVéro pas du polentiel du soK If^ extrémités C, 1> d'un (il conducleur lixé h l'aiguille sont en

(M Recqueiif.l cl BiiEsciiKT, Camptvs rendus, l. VI, p. ?58; i838.

{') Peltiew, Annales de Chimie et de Physirjue, :>' série, t. V, p. 72: li^'?-

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