‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 158 sur 211 · COURANT TERRESTRE · texte numérisé non relu

COURANT TERRESTRE

InieoMlté horizoDttle Année. DécIinaUon. Inclinaison. C.(«.$.

Pareillement, à Gôttinguo, Tinlensité horizontale a augnté de o, 1774 C. G. S. à o, i8o5 G. G. S. de i834 à i853. . Paris, au 1"' janvier 1890, Tinlensité horizontale avait ir valeur 0,1951 (*).

.n un môme lieu, Tintensité paraît présenter un minimum s 10*» du matin et un maximum vers 10^ du soir.

SUBAIT TERRESTRE. — Au reste, toutes ces questions sont I d'être pleinement résolues, par la raison qu'elles sont ées depuis fort peu de temps, et que le temps seul peut résoudre. Mais, si les lois de ces oscillations sont incon- 'S, il est certain que des transformations magnétiques complissent dans le glohe, et celte variabilité suffit pour >n ne puisse rapporter à la présence d'une aimantation ïianente les phénomènes que nous venons d'étudier, peut, il est vrai, les résumer en disant que la Terre agit ^me le ferait un aimant variable; mais il est bien probable

cet aimant n'existe pas et qu'il faut rapporter principaeot l'action de la Terre sur l'aiguille aimantée à des ï'ants do'nt la direction générale est normale à l'aiguille <^linaison. Ges courants, dont toutes les causes sont loin ï*e connues, changent avec le temps ; la place et l'inten-

de l'aimant fictif équivalent varient d'une manière corfondante.

î Ton admet que la progression des températures, observée Voisinage de la surface du sol, se continue à quelque Tondeur, il est bien invraisemblable que des masses de fer lapant les régions centrales soient réellement susceptibles

) D'après V Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1890, p. 48a.

7i* MÉTÉOROLOGIE ÉLECTRIQUE.

d'un magnélismc permanent, qui disparaît pour toutes les substances magnétiques connues à une température qui n*excède pas celle du rouge vif. On voudra bien remarquer que, d'après les calculs de Gauss, le moment magnétique de la Terre est lel que, pour le produire, il faudrait admettre que cbaque mètre cube de sa masse possède une aimantatioo uniforme, éciuivalonle h celle de 8 barreaux d*acier de 5(f" de longueur et du poids de 5ooK', et Ton sera d'autant moins porté à attribuer à des aimants Taction directrice de la Terre que Ton a plus de raisons de concevoir la production etd'idmettre Texistence des courants terrestres. Los phénomènes qui se passent h Tintéricur du globe et à sa surface, les actions cbimiques de toute nature, les différences de température des diverses parties du globe, enfin les mouvements de rélcctricilé atmospbérique im()liquent d*une manière nécessaire la production continue de tels courants.

Parmi les causes efficaces que Ton peut prévoir, les unes éprouvent des variations séculaires : ce sont celles qui affectent la Terre enlière; d'autres changent périodiquement et repassent par les mêmes valeurs, soit dans les mômes saisons des diverses années, soit aux mêmes heures de chaque jour: ce sont les phénomènes calorifiques (\u\ dépendent du Soleil: enfin il y en a qui sont accidentelles. Les courants terrestre? doivent donc éprouver des variations séculaires, annuelles, diurnes et accidentelles, ronime l'observation de l'aiguille aimantée nons l'a révélé.

La mnliipliciié des causes, la connaissance très imparfaiie (|u'on en a ne pernieltont guère d'iulleurs de prédire le sens des courants terres! res; niais il e^t clair que tous ceux-ci^ en se snperposani, produisent un champ magnéti([ue résnltanl* et rohsiMvation de Taiguille aimantée nous apprenti que celui-ci peut èlre assimilé d'une manière générale au cliarnp d'un courant (|ui va de l'est à l'ouest et qui parcourt l'équiteur magnélicjue. Mais celle assimilation grossière laisse prévoir toules les irrégularités de détail que nous a montrées l'examen des cartes niagnéli(iues.

Une seule des causes du courant terrestre a été discutée avec détail, c'est l'action du Soleil. Comme sa marche app^ rente est de l'ouest à l'est, il détermine un échauffemeni

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