AURORES POLAIRES
dans le même sens, et celle dyssymélrie du mouvemenl calorifique doit faire naître une force électromotrice agissant dans la même direction. En discutant cette idée, Aimé (^) est arrivé à rendre assez fldèlement compte des variations magnétiques; mais ce sujet est encore trop obscur pour que nous nous y Birrétions davantage.
AUR0BE8 P0LAIBE8. — Au courant terrestre, et en même temps aux phénomènes de l'électricité atmosphérique, se rattache un phénomène lumineux remarquable dont Tatmosphère est le siège dans les régions polaires, et qui, bien ^nnu par les récits des voyageurs, par la fréquence et la i>eaulé de ses effets dans ces régions, s'observe aussi, quoique J*une manière beaucoup plus rare et avec un éclat incomparablement moindre dans nos latitudes.
Au cours d'expéditions polaires, M. Lemstrôm (*) a eu l'occasion d'observer et d'étudier une forme particulière J*aurore boréale dont la nature électrique n'est pas douteuse, puisqu'elle a pu être reproduite pour ainsi dire à volonté. Sur le haut d'une montagne nommée TOralunturi (548" aulessus du niveau de la mer, lat. 67^21', long, est de Greenwich 27® 17', 3), on disposa un appareil formé d'un long fil de cuivre, isolé et armé de pointes, dont les replis recouvraient un espace de goo"*». Ce fil était en relation avec un galvanomètre situé au bas de la montagne, et, par le galvanomètre, avec une plaque enfouie dans le sol humide. On reconnut : !• que pendant la nuit un rayon de lumière jaune blanchâtre se montrait assez souvent au-dessus de l'appareil, tandis que les sommets voisins étaient obscurs : celte lueur présentait à l*examen spectroscopique la raie X =1 oi*,5569 caractéristique de l'aurore boréale (*); 2*» on constata que le galvanomètre présentait des déviations variables, mais telles que le sens du courant accusé était de l'atmosphère au sol à travers l'ap-
(•) Aimé, Mémoires sur le magnétisme terrestre {Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. X, p. 221 ; t. WII, p. 11)9; i><'i'i-^(>)-
(■) LiMSTRÔM, Expériences sur l'aurore boréale en Laponie {Mémoires de l'Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg, i883).
(*) Voir au Tome III de cet Ouvrage, 3' fascicule, le Chapitre consacre k l'analyse spectrale.
pareil à pointes. De nouvelles observalions, dans une station encore plus boréale, le Pietarintunturi (lat. 78*3a'»5Joag. est de Greenwich 27''i7', 3), montrèrent les mêmes effeU, mais avec encore plus d'intensité. Il est vraisemblable qu'ils s*exagéreraient encore davantage à des latitudes encore plo» hautes. C'est tout ce que Ton sait jusqu'ici sur ce sujet intéressant.
CTROMOTEURS FONDÉS SUR L'INDUCTION, -jf
ICATIONS DE L'ÉLECTRICITÉ.