ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
BÉaULATEURS MOHOPHOTES ET POLTPHOTES. — Ce que l'on a d'àord reclierché exclusivement dans l'emploi de la lumière leclrique, c'est rinlcnsilé excessive des foyers. Jusque vers i^5 les charbons étaient simplement soutenus par un support pproprié et on les rapprochait à la main à mesure qu'ils usaient par la combustion. Th. Wright imagina le premier ne lampe automatique, mais c'est à Foucault (') que l'on 3it d'avoir surmonté toutes les difficultés de la question et
avoir inauguré un régulateur susceptible de fonctionner 'une manière pratique et régulière. De nombreux inventeurs ni réalisé depuis des appareils analogues : il nous suffira de lier le régulateur de Duboscq déjà décrit dans cet Ouvrage ('), ins insister davantage sur un sujet qui est plutùt du domaine e la Mécanique appliquée que de celui de la Physique.
Quand on place plusieurs lampes électriques sur un même ircuity on ne peut conserver la disposition des régulateurs lonop/ioles, car alors le dérangement d'une seule des lampes uirait au fonctionnement de toutes les autres et toutes s'éïindraient si le courant était interrompu par l'extinction forlile de l'une d'elles; il faut alors avoir recours h des régulaîurs spéciaux, dits polyphotes, parmi lesquels nous signalerons î régulateur de Granmie et les régulateurs différentiels.
Dans la lampe électrique de Gramme (y?^. 54) il y a deu\ lectro-aimants distincts : l'un A à gros fils, traversé par le Durant principal, attire une armature E portant le charbon îférieur et écarte celui-ci du charbon supérieur dès que le oiirant passe : Tare éleclri(|ue se produit. Des ressorts anigonistes ramènent l'armature à sa position primitive et les barbons au contact dès que le courant cesse de passer. Le euxième électro-aimant B à fils fins est placé en dérivation
(») On consultera avec fruit sur ce sujet une revue d'ensemble <Jrrite à occasion de l'Exposition dVHectricilé par M. Fousscrcau et publiée dans \ Journal de Physique, 2* série, t. I, p. 7a et li.").
( ' ) Foucault, Comptes rendus des se'unces de IWcudémie des Scienees,
XVVIII, p. 68 et Chj.
(») Voir t. III, 2* fasc.
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APPLICATIONS DE L'eLECTRICITÊ.
sur le circuit principal enire les deux charbons. Il est traversé par un courant tl'autant plus intense que la chute de potentiel entre les deux charbons est plus grande; quand celle-ci excède une certaine limile, un contact i maintenu par un ressort iih tagoniste est attiré, un arrêt o se trouve soulevé et un mouTemenl d'horlogerie déclanclié. Celui-ci engrène une crémaillère C supportant le charbon supérieur et Tait descendre celui-d; mais, aussilôl le circuit dérivé se trouve rompu en r, l'armature i revient en arrière el le rapprochement des charbons s*arrète. Si la chute de potentiel entre les charbons est encore trop grande, l'armature /est une seconde fois attirée cl ainsi de suite : le rapprochement se fait donc pour ainsi dire insensiblement et l'on n'e^l pas exposé à ce que les charbons dépassent la position d'équilibre qui leur convient. On évite ainsi des oscillations fâcheuses de la dislance des charbons et la variation irrégulière d'écial du foyer lumineux qui en serait lit conséquence.
Comme type de régulateur différentiel, nous signalerons b lampe de Siemens à laquelle se rapporte le diagramme ci-joint {fig. 55). Le mécanisme qui rapproche les cliarbonsesl déclenché piir un levier solidaire d'un barreau de fer doux h qui se meul entre deux bobines superposées. L'une d'elle lî' est parcourue par le courant principal; l'autre It est à lils lins et se trouve posée en dériviiliou par rapjjort auv charbons c,c'. La position du barreau /' ilé|>en(l du rapport de l'intensité du courant principal ci du courant dérivé, par suite aussi de la chute de potentiel entre les charbons. Quand celle-ci dépasse une certaine limite, le barreau déclenche un niouveiiienl d'horlogerie qui rapproche les charbons. Le mouvement d'horlogerie est réglé par un pendule et par suite le rapprochement (le>