INTENSITÉ DE LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
ibsolue de Tinlensilé L produite, elle varie beaucoup avec 'énergie dépensée dans la lampe. D'après MM. Ayrlon cl Perry, >i l'on désigne par b la différence de polentiel pour laquelle a lampe commence à rougir, par a la différence de potentiel »ous laquelle elle fonctionne, on a avec une approximation suffisante
Lz=ik{a— b)\
Une difficulté particulière, soulevée par l'évaluation photométrique des lumières électriques, résulte de la différence de coloration de Tare électrique et de l'étalon lumineux. L'œil présente, par rapport aux divers rayons simples du spectre, ies propriétés différentes qui ne permettent pas déjuger avec certitude de l'égalité d'éclairemenl de deux sources différemment colorées. Par exemple, si l'on règle la distance de deux sources, l'une bleue, l'autre jaune, à l'écran d'un photomètre k baguette, de manière à obtenir l'égalité apparente d'éclairemenl des deux ombres, et qu'on réduise ensuite au quart les intensités, en éloignant les deux sources à une distance double, l'égalité apparente ne subsiste visiblement pas. C'est en cela que consiste le phénomène de Purkinje, 11 n'y a donc qu'un seul procédé rigoureux pour comparer l'intensité de deux luminaires : il consiste à produire leur spectre et à effectuer des mesures comparatives pour les principales couleurs du spectre.
Dans la pratique, on se contente actuellement d'évaluer, pour chaque système de lampes, le degré d'incandescence; on nomme ainsi le quotient des intensités, relatives au carcel étalon, des radiations de longueurd'ondcX = oM-,582 et X'i= 01^,657; pour le déterminer, on se borne à placer successivement devant l'œil une cuve remplie sous une épaisseur de 5"*™ d'une dissolution normale de chlorure de nickel cl un verre rouge convenablement choisi. Le degré d'incandescence étant i, par définition, pour le carcel varie de 1,06 à i, 45 pour la lumière Drummond, atteint 1,7 pour les lampes à arc et 2 pour le Soleil. Si l'on s'en rapporte à ces nombres, il semble que la qualité de la lumière des lampes à arc se rapproche plus qu'aucune des précédentes de la lumière du jour : ce serait celle qui modifierait le moins le ton des pigments colorés, et
Ho* APPLICATIONS DE L'ÉLECTRICITft.
qçel'oo devrait préférer, pir exemplej po«r rédtirage bm-
4oni«desg«leries(Je Ubicaux (').
'SouB K8 (liTerses formes, iMcanilfisccncc et lampes ii arc, réoliini^ électrique offre stir lesautres modes d'éclairage arii- Ociel des av«oUge>iDCOiitcstal)les sons le rapport de l'hygiAne. D'une part, !e dégagement d'acide carbonique, très réduit axec les lampes & arc, est oui quand on emplnie les lampes à incandescence. D'antre part, I« rendement liiminriix, c'esl-^-dire k rapport de l'énergie calofàrique des rayons lumineux à l'êiiergîe calorifique totale de I» sniircc est beaucoup plus contidérable arec les sources électri(]ues. On peut déterminer cr rendement en employMit successivement, avec une même lampe, un calorimètre à parois transparentes it\ un calorlnièlre opaque. On trouve ainsi que le rendemcnl lumineux A'nu bougie ordinaire ne dépasse pas 0,00^9^ r>i celui des lam|w» i gas o,oo3i7; tandis que te rendement ulti'int 0,06 pour If! lampes k incandescence et u,i pour les lampes ji arc.
■ma m vèmouè KniniB un n afmbbi. ~ SeUE
la force électromotrice entre les deux bornes d'un appireil électrique, I l'intensité du courant qui le traverse : l'énergie dépensée dans l'appareil pendant le temps dt a pour expression El(/^.
I. Si le courant est constant, l'énergie dépensée par seconde est El. Il suffît de mesurer la force électromotrice et l'Inteosité : on y parvient industriellement par l'emploi de galvanomètres connus sous le nom â' ampèremètres et de voltmètres.
Les ampèremètres, dont la résistance doit être négligeable 'par rapport à celle des circuits dans lesquels on les insère, fournissent des indications proportionnelles à l'intensité 1 du courant et sont étalonnés en ampères par comparaison avec une boussole des tangentes ou un électrodynamomèlre étalon.
Les voltmètres, dont la résistance doit au contraire être assez grande pour que leur Insertion en dérivation entre les bornes
MESURE DE L'ÉNERGIE DÉPENSÉE. i4i*
d*un appareil ne modifie pas sensiblemenl rintensrlé du courant dans l'appareil lui-même, fournissent des indications proportionnelles à la force électromolrice E.
On obtient des déterminations plus rigoureuses de E par. l'emploi des électromèlres : soit, par exemple, réleclromèlre Hascart. La déviation a de Téleclromètre est donnée par la forfnule
Vt -+- V,
dans laquelle V est le potentiel électrostatique de l'aiguille ; V, et Vj sont les potentiels des deux cadrans, enfin K une constante instrumentale. Quand on fait V^Vj, cette formule devient
Soient V, et V, les potentiels aux deux bornes de Tappareil employé, une lampe à arc par exemple; mettons ces deux bornes, la première en communication avec Taiguille et une paire de quadrants, la seconde avec l'autre paire de quadrants, et supposons que la lampe soit entretenue par un courant continu ; on aura
Pour déterminer la constante /, il suffira d'une expérience faite avec une différence de potentiel connue. La force électromolrice E évaluée en unités électromagnétiques étant proportionnelle à la différence de potenliel électrostatique V, — V,, on peut attribuer à / une valeur telle que l'expres-
sioni/-r- se trouve directement exprimée en volts.
IL Dans le cas où E et i sont variables, ce qu'il faut évaluer,
c'est ^ jEldi.
Soit, par exemple, le cas d'une lampe animée par des courants alternatifs. On peut, à Taide de l'électromèlre Mascarl, déterminer d'une manière rigoureuse le travail dépensé dans la
lii* APPLICATIONS DE ^ÉLECTRICITÉ.
lampe; remar(|uons, en effet, que le signe de Taction exercée sur l'aiguille de Télectromètre ne change pas avec le sensda couranl; Taiguille prendra donc sous Tinfluence d'un courant allernalif une déviation permanente. En désignant parT la durée d'une période entière, on voit aisément que Ton doit avoir
= r,i f (V.-V,)'rf/.
d'où l'on déduira la valeur de
Yf\yi-ytydt.
Cela posé, pour mesurer l'énergie dépensée par une lampe, voici comment opère M. Potier (*). Soit L la lampe {/ig. 63); désignons, comme précédemment, par V^ et V, les valeurs du
Fig. 63.
potentiel à SOS doux bornes, par V le polonliel à l'extréniilé <rnne rcsislance oonniie R, non ^susceptible d'induction, introduilo dans lo circuit immôdiatcmenl en avant do l'une des bornes de la lampe. On mesure (*) par la méthode ci-(lcs<u> <lôcrilo
(') Potier, Journal de Physique, i^ stJrie, l. X, p. 445. {') JouDEUT, Journal de Physique^ i" série, t. I\, p. 297.