TÉLÉPHONE DE BELL
de fer assez mince pour pouvoir ôlre considérée comme une vérilable membrane métallique. Celle plaque P i,fig- 67) est libre par son centre et simplement appuyée par ses bords. Elle est placée à très faible dislance de l'exlrémilé B d'un barreau aimanté dirigé normalement à la plaque el entouré, vers son extrémité antérieure, d'une bobine de fil fin dont les deux extrémités communiquent aux fîls «onducleurs /, /'. Pour les communications à très courte distance, ces (ils sont tressés en un câble unique qui unit le téléphone manipulateur au téléphone récepteur; pour de plus grandes distances les lils sont indépendants; parfois aussi l'on met un des fils au sol, l'autre constitue le fil de ligne.
Quand on parle dans l'embouchure du téléphone manipulateur, les vibrations sonores sont transmises a la plaque p (fig.-iO), Celle-ci exécute des vibrations forcées , dont la pé-
riode.sans relation avec celle des vibrations transversales delà membrane abandonnée à eile-inéme, coïncide avec la période de la vibration excitatrice ( ' ). La plaque p s'éloigne et se rap-
Gray; mais les résultais qu'on en obtint sont bien inféricun i ceux i|uc fouroil le téléphone ordinaire.
Nous signiileroDS encore, comme anicrieor au tél<*phone de Bcll, le condeataleur chantant imaginé par M. Varley. Il consisic essentiellement en uo condensateur, Tormé de feuilles de papier et d'ûiain superposées, dont le» deux a'rmatures sont en relation avec une bobine induile. Une sorte de téléphone d'Edison, dans lequel on chante, produit les interruptions du circuit primaire. Les étincelles d'induction chargeant le condensateur donnent le ion perçu.
(') Mbrcadier, Élude* $ur la théorie du téléphone (Journal de Phy- Wfue, i*série,t. V, p. iV)-— Monotèle'phone(Ibid, t. VI, p. 4G0; iBB6-87.
APPLICATIONS DE L'ÉLECTR iCITÉ.
proche ainsi allernalivemcntdu pôle de Taimant; son aimantation par influence augmente quand elle se rapproche» diminue quand elle s*éloigne» et cet effet s'ajoute à celui qai résulterait du déplacement de la membrane, si son aimantation demeurait constante, pour produire un courant induit dans la bobine. Ce courant change de sens à chaque vibration simple de la membrane; par suile, le fil de ligne est traversé par autant de courants induits directs et inverses que la membrane exécute de vibrations doubles. Chacun de ces courants augmente ou diminue le magnétisme de Taimant du poste récepteur et l'attraction exercée sur la membrane/?' correspondante {fig. 71). Cette membrane est donc alternativement plus attirée et moins attirée que quand le téléphone est au repos; elle vibre donc et exécute le même nombre de vibrations doubles que la membrane /?, c'est-à-dire le môme nombre de vibrations qui constituaient le son émis.
On comprend donc que le téléphone doit reproduire la tonalité exacte des sons, et, comme toutes les circonstances de chaque vibration individuelle de la membrane p se traduisent
Fig. 71.
par des varialioiis correspondantes de rinlensilc du courant iiiduil, ces circonstances se reproduiront, en vertu de la symétrie, sur la nicml)iane /;', par l'interversion de la cause et de l'efTel physiques. Le résultai sera donc la reproduclion de la parole avec ses articulations et son timbre, à peine altéré par la tonalité propre correspondant aux vibrations libres dtla membrane.
L'application du téléphone à la télégraphie pratique, très répandue dans l'enceinte d'une même ville, commence à être appliquée à des dislances considérables; mais la délicatesse extrême de l'appareil le rend particulièrement sensible à l'induction des fils voisins et à l'action perturbatrice des couranl>