‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 187 sur 211 · TÉLÉPHONE DE BELL · texte numérisé non relu

TÉLÉPHONE DE BELL

rrestres; on élimine cette dernière en constituant une ligne léphonique d'un fil d'aller et d'un fil de retour, et on dimile beaucoup la première en rendant ces deux fils le plus voiis possible. Si Ton néglige ces précautions, il en résulte des brations parasites qui, se superposant aux vibrations propres î la voix, la dénaturent et unissent par la masquer complément.

Le téléphone tend à devenir un instrument de recherches îs plus précieux entre les mains des physiciens; il est émi- ^mment pi'opre à signaler les courants électriques alternatifs lî, par leur succession rapide, échappent à Tenregistrement ilvanométHque : nous en avons vu précédemm'ent d'assez nom- •eux exemples.' Rappelons seulement qu'on emploie courament le téléphone à la mesure de la résistance des liquides, ir la méthode du pont de Wheatstone, et avec des courants lernatifs ; le téléphone remplace le galvanomètre dans le mt : on règle les résistances de manière à le réduire au since (*).

Nous citerons encore une application très ingénieuse duléphone, qui est due à M. Hughes (*).

Le courant de 3 éléments Daniell, interrompu par une roue horlogerie, anime deux bobines inductrices a eia' {Jig.'ji) irouléesen sens contraires. Deux bobines induites 6, 6', enulées toutes deux dans le môme sens, sont reliées à un téphone unique, dont on voit les fils en TE. Si les deux coues de bobines sont parfaitement identiques, les deux courants duits produits dans les bobines 6, b' sont de sens contraires se détruisent exactement; mais si un des courants induits importe, même d'une quantité très faible, le téléphone parle, introduction d'une pièce de monnaie dans une seule des honés, en A, provoqueun bruit très fort; l'introduction de deux

[•) W1ETLI8BACH, C'eôer die Anwendung des Telephons zur electrischen \d galvanise hen Messungen, Ztirich, «879, el Journal de Physique, i** sé- ;, t. X, p. 96; NiEMOLLER, Ueber die Anwendung des Telephons zu Wirsiandsmessungen {Wied, Ann., t. VIII, p. 656, et Journal de Physique,

série, t. IX, p. 100). D'après M. Wietlisbach, la sensibilité du téléphone : comparable à celle d'un excellent galvanomètre astatique à réflexion. [•) HuoRES, Philosophical Magazine, 5* série, t. VIII, p. 5o; Journal

Ph^ysique, i" série, t. IX, p. 376.

pièces de monnaie inégales dans les deux bobines, en A et B, produira un bruit plus faible, qui s'éteindra tout à Tait si Its deux pièces sont complètement identiques par leur poids, leur titre et leur température. Ce curieux appareil a été désigné par son inventeur sous le nom de balance d'induction.

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On a quelque peine à se faire une idée nette de l'extrême petitesse de l'énergie dépensée par un courant téléphonique. M. Pellal (') a fait parleriin téléphone à l'aide d'un condensateur. Celui-ci recevait sa charge d'une pile de force éleclroraotrice connue; un lremhlcurconvenal)lement réglé lançait dans le téléphone la charge et la décharge du condensateur; on diminuait progressivement la force êicctromoiriccde la pile, et par conséqueiil la quantité do la charge, jusqu'à ce que le hruil téléphonifinc cessiil d'ôlre perceplilile. Onconçoitcommenton peut ainsi arriver à l'évaluation de l'énergie niinimiini nécessaire pour l'aire parler le téléphone; elle csl si minime que rénorgie correspondant à la transformation complile d'une pclite calorie, convenablement lancée dans un bon téléphone, periuelirail d'obtenir un son continu [letlemeni perceplihle pendant environ dix mille ans.

TÉLÉPHOHIS DIVERS. — Le téléphone (pie nous avons décrit csl le téléphone priinilif de firaham Itell. Il a été modifié el.imélioré par divers inventeurs, noi animent parMM.Cower et Aller.

Dans le téléphone dc(io\ver, l'aimant droit est remplacé par

(') Pellat, Décharge d'un condensaleiir et énergie des courants It léphoni'/uet {Journal de Physique, i" s.;ric, t. X, p. 3j!*).

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