‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 203 sur 211 · TT · texte numérisé non relu

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De la comparaison de (19) et (20), il résulte, en posant

2i8* THÉORIES 6ËNËRALBS.

Les intégrales de ces équations sont

( F=:/,(5~V0h-/,(«-hVO, (23) ] G = ç,(5 — V0-+-<Pi(s4-V0,

dans lesquelles /i, /s» f t» f s sont des fonctions arbitraires» A et B des constantes.

Examinons la signification des équations (93). La valeur de F« par exemple, se compose de deux parties : I'une/i(^ --Vl), reprend les mêmes valeurs quand on fait successivement ^^o^ /=:o;j5=i:V, /=:i; 5 = aV, / = 51, . . . , c'est-è-dire que laper* turbation électromagnétique considérée se propage dans h direction de Taxe des z avec une vitesse V. La deuxième par* tie de F représente de même une perturbation qui seprcqiage en sens inverse de Taxe des z avec une vitesse V. H en est de même pour G. Une perturbation magnétique constituée par une onde plane donne donc deux ondes planes qui se propagent en sens inverse, perpendiculairement au plan de ia perturbation et avec une vitesse V commune.

Si l'on a F ou G = G d'une manière permanente à rorigînc, l'onde est polarisée et la perturbation se propage en reslani parallèle à elle-même, c'est-à-dire que le plan de polarisalion se conserve. Si les valeurs de F, ù l'origine, sonl de la forme

(•.î'i) I'' Asiii'>.z«,>

elles varieront craprès la uième loi en tous les points de Taxe (les z. En d'autres termes, les perturbations élcclromagnéti- (|ues que nous considérons se propagent comme la lumière.

VITESSE DE PROPAGATION DE LA LUMIÈRE. — On a

En particulier, pour un diélectrique dans lequel le coefficient <le perméabilité magnétique /jl est égal à i,

CONSTANTE DIÉLECTRIQUE ET INDICE. 219* Mais, d'après réquation (5), p. mi*,

dans le cas particulier du vide, K r - i cl

or, nous avons vu précédemment (*) que la valeur de r est sensiblement de 3. 10*® centimètres par seconde. La vitesse V de propagation des perturbations électromagnétiques se confond donc avec la vitesse de la lumière.

Il nous est donc loisible de considérer la lumière elle-même comme résultant de perturbations électromagnétiques périodiques telles que celles que nous venons d'étudier.

BELATIOir EHTRE LA CONSTANTE DIÉLEGTRiaUE ET L'INDICE DE RÉ- FRACTION. — S'il en est ainsi, remarquons que l'indice de réfraction n d'un diélectrique étant égal au rapport de la vitesse de la lumière dans le vide et dans ce corps, on doit avoir

(27) „^ ::-*,, 4:r--vK'.

puisque la constante diélectrique K du vide est égale à l'unité. Les indices de réfraction des diélectriques dont la perméabilité magnétique se confond avec l'unité devraient donc être égaux aux racines carrées de leurs constantes diélectriques. Une théorie plus approfondie montre que la même relation devrait être applicable aux indices principaux des corps cristallisés.

Les Tableaux suivants reproduisent, pour les diélectriques transparents, les valeurs des constantes diélectriques K données dans une autre partie de cet Ouvrage, et l'on a mis

en regard les valeurs de \ K ot de l'indice n évalué pour la

raie D. Une dernière colonne donne le rapport — ) qui de-

vrail être égal à i .

THÉORIES aËN&BALB8.

Solida.

K. fi.

Verre 3,3^3 t,Sa9

ParsfBne "',977 '.4o6

j, l Bui?BBtrue... 4.55 a,i31

^^ { normaliraxe. 4,<f9 3t')9

g^ , i saivantl'Bxe... 8,o3 a, 834

'*""' I noraalàraxe.. 8,48 a.j.a

i3,8ii i,gSa

Sel gemme 5,85 >>4ig

Alun 6,4 a,53o

FlDorine - 6,8 a,6o8

Liquides.

Gther 4.3iw at»74

Sulfure (le carbone ''i4Q'> ■ >5'j8

Benzine ^,3<]o i.Sil

Ga; (d'après Bollztnann).

Air 1 ,000590 I ,ooo-i()5

Acide carboiiii]iiu 1 ,oooii4fi 1 ,oooi7Î

Hvdrogcno i,ooo2ti| t,oooi3'i

Oxyde de carbone. ...... 1 ,000690 i .oooîjS

Proloxydod'a/oLe. ...... i ,oooç)Hi 1 ,o<io{i)3

Elhyléne r,ooi3i3 i.ooofiie

Form&ne 1 ,ooo9iî i ,000(73

La relation de Maxwell paraît vérifiée pour les gaz; elle ne s'écurle pas Irop de la vérilé pour quelques liquides isolants tels que le siiiriire de carbone ou la benzine; mais en ce qui concerne les corps solides il n'y a aucune concordance entre les valeurs de <i/K et de n. Tout au plus remarque-t-en que, pour les corps cristallisés, les indices principaux d'uo

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