ÉQUIVALENT MÉCANIQUE DE LA CHALEUR
dans une masse conduclrice en mouvcmcnl produisent de la chaleur, conformément à là loi de Joule. Mais la force électromotrice qui les entretient emprunte l'énergie disponible au travail mécanique du déplacement. D'ailleurs, quand l'appareil, quel qu'il soit, où se produisent les courants induits par le mouvement a atleint un volume uniforme, Tinduclion n'est plus accompagnée d'aucune variation d'énergie potentielle et par suite il doit y avoir équivalence entre le travail dépensé et la chaleur produite. Sans dous préoccuper de la nature des actions en jeu, il nous sufRt doue d'ënlaer cette quantité de chaleur et ce travail, pour déduire d'expériences de ce genre l'équivalent mécanique de la chaleur.
Dès 1843, M. Joule (>) fiiisaU tourner un tube plein d'eau entre les brtiiGhes d*UQ électro-aimant, et le nombre qu'il obtenait en comparant TédiauBcnient de l'eau au travail moteur variait entre 822 et Sya kilogrammèli^es dépensés par grande calorie produite. M. Le Roux (*) repi*enait ces expériences en 1857 avec les machines élecUromagnétîques de V Alliance et trouvait 44^, ^62, 470. Enfin, des recherches plus précises ont été réalisées en 1871 par M. Violle (^), en modifiani légèrement le dispositif de l'eupérience suivante de Foucault (^). Ge piiysicien mettait en mouvement un dis(|ue Bsélaliiqae ▲ (yi^. i53) entre les mâchoires N, S d'un puissant électro-aimaol. Quand celui-ci n'est point excité, un effort minime suffit à flaire tourner le disque ; mais, dès que le circuit de l'électro-aimant est fermé, on constate qu'il faut exercer un effort très considérable pour mouvoir le disque, et celui-ci s'échauffe à un tel point qu'on ne peut le toucher sans se brûler.
M. Violle a mesuré le travail nécessaire pour faire tourner
(•) Joule, Philosophical Magazine, y série, l. WIII, |). :»63, 3^7 et r,35; 1843.
( « ) Le Rodx, Comptex rendus des séances de I Wcadénue des Sciences,
UXI«V, p. 414.
{») Violle, Annales de Chimie et de Physi-^uc. V ^^'^^j t- ^^h P- ^1 »
(♦) Foucault, Annales de Chimie et de Physir/uc, 3" srric, l. \Lr,. p. 3 16; i855. Voir aussi Recueil des Travaux scientifiques de Léon Foucauli, p. J^a ; Paris, 1878.
Ji6 LES AIMANTS,
le (tisquc (le Foiicaiill, en lui conimiiiiii|iiatit son motivemenl par la clnUe d'un poiils. La hauteur de chiile dont on dispusail élail assez grande pour que la vilesse devint uniforme, cl il suriisuil <lc compter le leinps pendîinl lequel le pol4| s'abaissait d'une quantité fixe de i", par exemple, pour en
liiersa vitesse. Celle-ci s'est trouvée proponioruicileau poiil' moteur utile, c'esl-à-dire au poids moteur vrai diminué <Ji' celui qui est nécessaire pour vaincre les résistances passi*e> ijuand on communique i) l'axe la vitesse avec laquelle on doit opérer, mais qu'on laisse l'ploclro-aimonl. ouvert. Il résulte lie lA que le travail absorbé par la rotation du disque pendant l'unité de temps, proportionnel au poids moteur el à la titesse, est, en définitive, proportionnel au carré de ta vîtessp- Cette observation confirme In loi de Neumaun; car, sictiacuii