INTERRUPTEUR DE FOUCAULT
s-mêmes dépassées par les grandes bobines construites Angleterre par M. Apps. L'une d'elles, appartenant à ^poUiswoode, a figuré à l'Exposition d'Électricité et fourni étincelles de i",o8 de long. Nous donnerons, d'après [iordon (*), quelques renseignements numériques sur la struction de ce puissant éleclromoteur.
e circuit inducteur est un fil de cuivre de 5i2™ de long et )™™, 245 de diamètre, enroulé en i344 tours sur une bo- 3 de i™,o6de long; sa résistance est de 2<**'"^%3. La bobine tient un faisceau de fils de fer doux de 1°», 12 de long et )*■"" de diamètre.
c circuit induit ne mesure pas moins de 4^0^™ d'un fil Qmm^Q24 de diamètre vers le centre de la bobine et un plus gros aux deux extrémités. Il est enroulé en 85o tours et divisé en quatre bobines placées bout pour t et séparées par des plaques d'ébonite. Sa résistance est
nCm le condensateur comprend 126 couches de paillon ain de o™*î,2i de surface, séparées par du papier verni, •our obtenir les plus longues étincelles, on anime le circuit ucteur par 3o éléments de Grove.
ITERRUPTEUBS DIVERS. — On munit actuellement les bobines iduction d'interrupteurs de forme et de nature assez vaîs, suivant la grandeur des bobines et la nature des expéices auxquelles on les destine. Nous passerons en revue principaux systèmes en usage.
.6 suivant, dû à M. Marcel Deprez (*), est analogue à Tin- •upteur à marteau précédemment décrit; A (Jig. i63) est ^ petite armature de fer doux, mobile autour d'une broche ^rès robuste, qui passe par son centre de figure. L'une de extrémités est située en regard du faisceau de fils de fer ixG, et s'appuie contre une vis F, garnie de platine à son i*émité. Le courant inducteur arrive par cette vis, traverse mature jusqu'en D et continue son chemin en passant par
> GoRDox, Traité d'Électricité et de Magnétisme j traduit par M. Ray-
I, l. II, p. 108; Paris, i^8i.
' Marcel Deprez, Journal de Physique, i** série, t. X, p. 36o; 1881.
I.KS AIMANTS, le pivot E ol par une petite lame de cuivre ilexiSTe^ rt^ndrc à la bobine. La fon^e aiitngnniste est coDg d'un res- j eori R attacha* en 1) it l'armaliire A et dont on règle la tension .iveclavisE. Le jeu decet iniorrupluui's'c;(])lique(lelui-n)£nie. I Son avanloi^e est dans la rapiditi'; avec, laquelle le coiiraatesi j l'Établi iminédialt?rneiit après son intcrruplioi
On ernp1i)ie pour les \vès peliles hobiucs nii simple ireotbleur, c'est -ft-d ire niie laine élastique dans laquelle le couru) R'introduil par une vis de liiiluge el qui sert d'armalurcH noyau de fer doux de la bobine.
On a parfois besoin d'obtenir, pour des expérii^iices 8{iériales, des înlerrnptions du circuit inducteur cxlnîmemcnl rapides. M. Spoltiswoode (') adaplA à sa grande hobioe tiD< sorte de Irembleur dont la lame élastique est remplacée pV une verge grosse et courte encastrée par une de ses exlrtmilés dans un bloc très massif; l'autre extrémité exécute des oscillations de très faible amplitude entre une vis de bntafce très forte et très solide, en comniuiiicHilion avec 11 circuil inducteur et le noyau de fer dous d'un petit éleciraaimant très voisin, entretenu par un courant indèpentlanl. H. Spottiswuodc a pu obtenir ainsi jusqu'fi aâoo inierruptioDi par minute.
(') Srortiswooi'R, Proccftiinff of ilif /loyal Society, I, Wlll, p.
ÉTINCELLE D'INDUCTION. iSj
On peut encore employer le principe de la roue de Pouillet (yo\v la Pile), Ainsi M. SpoUiswoode (*) dispose en communication avec le circuit inducteur un disque de cuivre entaillé suivant un certain nombre de secteurs et dont les vides sont remplis par des lames d'ébonile. Un léger ressort de platine, maintenu par une mâchoire garnie de caoutchouc, qui amortit ses oscillations, appuie sur la circonférence du disque. Celui-ci est mû à la main ou par une machine à vapeur. Enfin M. Gordon (•) monte une roue de Pouillet comme volant sur Taxe d'une petite machine magnéto-électrique et s'en sert pour produire jusqu'à 6000 interruptions par minute dans le circuit inducteur d'une bobine.
ÉTDIGELLE D'IRDUGTIOir. — L'étincelle de la bobine d'induction présente avec les décharges des machines électriques et, en particulier, avec celles de la machine de Hoitz, les plus grandes analogies ; mais elle offre aussi quelques caractères spéciaux. £n effet, si la distance explosive est grande, les forces électromotrices directes acquièrent seuJes une valeur assez grande pour déterminer la production d'une étincelle, et il n'y a aucune différence essentielle entre celle-ci et l'étincelle des machines électriques; mais, si la distance explosive diminue suffisamment , les forces électromotrices inverses peuvent aussi donner des étincelles et, dans le cas de fermeture et d'ouverture rapides du courant inducteur, on observe des apparences spéciales résultant de la succession régulière de décharges inverses et très rapprochées. Nous nous occuperons d'abord de l'étincelle éclatant dans l'air, à la pression atmosphérique; ensuite des phénomènes qu'elle présente dans les gaz plus ou moins raréfiés. Nous ne trouverons qu'un petit nombre de faits véritablement nouveaux, mais nous aurons Toccasion de compléter ce que nous avons dit ailleurs de la décharge disruptive dans les gaz (').
Quand l'étincelle d'induction d'une puissante bobine éclate
(») Gordon, Traité expérimentai d'Éiectricité et de Magnétisme, traduit par M. Raynaud, t. II, p. lo^ (») Gordon, Ibid., p. 107.
(») Voir i" fascicule.
J. et B., IV, 3'. Aimants. — (4' éd., 1889.) 17
aS8
dans l'air el (jiie les i^lectrodes sont surHsn minent pour ne donner passajiP qu'au corjranl 'lirect, l'élincelle produite par une interriiplion unique est en Ei^zag, comme celle des machinas élcctriiiucs, et s'aceoiii pagne d'uu bruit sec et Irèa intense ou d'un croriuement suivi d'un sifflement asMl prolongé. A.ver la grande liohine de M. Bpotliswoode et pour une distance explosive de lo"'" h 13"'", ce dernier bruit h prolonge au moins pendant ilt>ux secondes. On .tperçoit en m^me temps une aurt^ole, dont la durée, supérieure i celle de l'étincelle en zigzag, s'accoui pagne du sitllemeiit i]ue nous avons signalé. Quand on diminue la distance explosive, le choc DU craquement diminue, Tétincelle est plus nourrie et s'entoure d'une masse de flammes jaunes dont l'épaîssetit peut atteindre i™.9. Les reclierdics de du Moncel {')> de Perrot {'} et d'autres physiciens, exécutées avec des bobinei beaucoup moins puissantes que colle de M. Spotliswoode. avaient déjà élahlt d'une manière générale la complenîté dr rctie étincelle, et la différence de durée et d'elTei de ses deux parties, l'ar exemple, si l'on fait Jaillir l'étincelle enMt deux conducteurs animés d'un mouvement rapide et commun, le Iriiil hieui'ktre ne change pas d'aspect, mais la lueor uu la flamme s'étale, parce qu'elle continue à se produire pendant que le conducieur se déplace et que la persistancr des impressions la montre à la fois dans ses positions surccssives.
Puisque le trait csl instantané et que l'auréole dure, celle-ci doit contenir la presque lotalité de l'éleclricité iiuî pa&sL C'est ce que M. Perrot a recomin et qu'on exprime quêliiuefois par les dénuminalions un peu vagues de décbargt^ rfuantiU donnée ii l'auréole et de décharge de tension donste au trait. La décharge de qcianiité est liée à la capacité <:oinidérable du fll induil et & l'induction qu'il exerce sur lui-même' On peut rimiier à l'aide de machines électriques en obligent
[*) Dd Mohckl, A'ofi Paris, iRM.
(•) PrnnnT, .S'ir In naliii-e de l'i Kuhmkorjf (Alinaten de Chimie p. 'joo; iBâo).
l'appai-eit d'induction de ttuJumkvfi
CHARGE DE LA RATTËRIE. iSg
décharge i Iraverser, oiilre rinleriu pleur, une très grande ^stance enroulée suus Tonne de lioliiiie. P.e trait perce une feuille de ptipier sans l'échaufTer. comme héchargc ordinaire des maclùncï élecirir|ues; l'auréole en- Dime )e papier.-
Une action mécanique quelconque eâ( sans inOuence sur le hit, mais non sur l'auréole. Un courant d'air rapide, dirigé t l'étincelle, Cnlraîne l'auréole et la sépare du trait, et peut me éteindre lu (lamnie. Si l'on Tait éclater l'étincelle entre I veines liquides ou entre deux conducteurs animés d'un buvement rapide et commun, on voit l'auréole en retard r le Irait.
CUBfiB DE LA UTTIBIE. — On peut eliarger une batterie à l'aitle de la hobiiie d'iiidiiciioii, ei réaliser l'expérience de deux iiièri's diiïérenics.
Or dispose la Latlerîc, par exemple ime grande jarre Alt
„■. ifti)i tivec Si's duux armai b'éinHé» Q.Q' du lit induit,
n lelation ave 1 ménage l'iu
Icis deux crruplion
96<i LUS AIMANTS.
€11 0I>. il l'aide d'un exrilateur. La capacité de Is tenu- du cinuii peiii alors dcvi^nir t^^ale ou supérieures ceilo de la bobine, et l<^s diicliarges diangeut de caraclére: il n'y H plus d'auréole et de Irait distincts, mais un seul trait de feu très large ol très bruyant qui présente les caraetère^ ordinaires de la décharge des batteries. Une seule interruption du circuit inducteur peut être insufdsatitc pnar produire celte décliarge avec rine dislance explosive 01) médiorrc ; quand !a macliine l'onctionne par un interrupteur au lotna tique, le, nombre des interruptions nécessaires pgnr produire une étiuL-elie augmente avec ta distance explos{««, de nii^me que le nombre de tours de roue d'uue macbiDC électrique, nécessaires pour cliarger la batterie, croîtrait daos les mêmes circonstances.
3" On peut aussi disposer l'appareil comme dans lay^. Il
cumrauuiealion avec un des pâles U de la bubiuis, l'aulrv en commuiiicalinn avec le sol, et rendre rintsrruptïon BE trop considérable pour livrer passage 1
charge alors lu baileri
l'i il l'aide d'un e