ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DES AIMANTS
>ctres magnétiques. — Mesure de riiUensité d'un champ magnétique.
— Perméabilités magnétiques du fer, de Tacier, du nickel et du cobalt.
— Influence de la température.
Iribution du magnétisme. — Méthode de la mesure des moments.
— Vérification do la formule de Green. — Rupture des barreaux ;ylindriques. — Méthodes directes pour l'étude do la distribution lu magnétisme : i*" méthode de Coulomb; 2*" méthode du contact d'épreuve de Jamin; 3° méthode d'induction ou de Van Recs.— Expériences de Jamin. — Étude des lames minces et des faisceaux.
— Étude des lames épaisses. — Effet des armatures. — Force por- :ativo des aimants. — Aimants circulaires de M. Dutcr. — Réaimanlation et désaimantation. — Analogie des phénomènes élastiques et magnétiques. — Aimantation anormale. — Action de la chaleur sur la distribution du magnétisme.
Les recherches expérimentales dont les aimants ont clé- •hjct ont eu pour but, les unes d'étudier cl de comparer, au ►int de vue de leur fonction magnétisante ou de leur peréabilité magnétique, les diverses substances susceptibles de limanter par influence et de conserver une partie de leur "nanlation ; les autres , de déterminer la distribution du agnétisme à la surface d'un aimant donné. Les unes et les très ont pour condition essentielle des mesures de Tinlen- 4? du champ magnétique employé à produire l'aimantation^ du champ magnétique résultant de Taimantation.
BFEGTBE8 HAOHÉTiaUES. — Pour se rendre un compte général l'état d'un champ magnétique, on peut, comme le faisait «•aday, disposer dans le champ une plaque de verre horif itale, la saupoudrer de limaille et, par de petites secousses, ovoquer le déplacement des grains : ceux-ci s'orientent et
33o LES AIMANTS.
se rattachent les uns niix nutre^ on rormaiil ce qu'on nomme 1111 spectre magiiéii//ue. Chaque gpain de limaille, aimanié par influence et coii:<idéré comme une très petite aiguille i)iinaiitée, scdtngeraii, s'il était seul, suivant la tangente à la ligne de force passant par son centre de gravité. Si donc on néglige la perturbation apportée dans le champ primitif par les grains de limaille, on peut dire que l'enveloppe des positions d'une nie de grains de limaille est une ligne de force du champ. Le spectre magnéli(|ue, pris dans son eosemble, roLirnit donc une représentation des lignes de force du chM^ l'iif exemple, Và/ig. 19I donne le spectre magnétiqacd^
innuit en fi-i 1 <li \\\ dJii un plan poipondiLuUire m\ liiaiK lit 11 I t II ohlonu en pla int la I une de >prrc lion 7<Mil-ilinienl au di u dta p ik d( 1 iim-uitsuppo:ii icrti al On \uit qu cuire l( liranche It s Ij^no <!(. force sont prévue pirdlik Lt Lqujdi tîntes d ni crttc rioiin, le champeat sensiblement utiirurme.
l.a Jif{. iq'> montre le spectre magnétique dft à deux piMe* do même nom A, A', placés en regard; layïè'. 196, le spetlre magnétique d'un courant rectiligne indélini dans un plan pof pcndiculaire au courant.
■lESiniE DE LimiKSITÉ D'OH CHAMP HàftlliniliirE. — La considération des spectres magnétiques ne fournit que desrensei-
INTENSITÉ D'UN CHAMP MAGNÉTrQUE. 33i
lements généraux sur les propriétés du champ. Mais tic smbreux procédés peuvent être mis en œuvre pour mesurer ntensité du champ en un point. Nous avons vu précédem- ,enl comment on mesure d'ordinaire l'intensité du champ
Kig. 195. Fig. .96.
agnétique terrestre. Rappelons que U méihodc de dauss insiste essenlieDement à comparer I intensité de ce champ celui d'un aimant connu, et qu'on emploie pour cela la me ode des déviations.
Nous savons aussi mesurer l'intensité du champ magnétique I centre ou en un point de l'axe d'une hobine circulaire. A l effet nous avons comparé ce champ au champ magnétique rreslre, en employant encore la méthode des déviations oussoles des tangentes, électrodj'namomètres); ou nous ons compensé directement par des poids la force éleciroagnétique exercée sur un aimant ou sur une bohine (élec- >dynamométres absolus). On peut aussi déterminer par le Icul la valeur du champ magnétique d'une bobine de diensions connues, quand on connaît l'intensité du courant li la traverse. Hais ce ne sont là que des cas particuliers. L'action électromagnétique sur laquelle est fondé le galvaimètre à mercure de M. Lippmann fournit un excellent ayen de mesurer l'intensité d'un champ magnétique quelnque. Elle a été appliquée par M. Leduc (') à l'étude du amp magnétique d'éleclro-aimants munis de pièces polaires
■ ) LBDCc, Tliése de Doctorat; Paris, 1888.
de ronnc variée. Imaginons (]ug la chambre à mercure ieet galvanoiiictre (p. Sti) soit rendue mobile autour de deni axes roclangulaii-cs et puisse ôlre orientée d'une manièrr quelconque. Nous avons démontré que la dcnivellalion xdu niprcuie est liée à l'intensité F du champ, évaluée normaleluenl à la chambre à mercure et à l'intensité i du courant qui traverse la cliaintire, par lu formule
oi'i ^ désigne l'accélération de la pesanteur, d la densité du
mercure. Cette dénivellation est maximum avec F, c'esl-i-dîn
vie. If- ^usnd la chambre est orientée normalement tus
. ^ lignes de force du champ. On détermine doar
sans peine la direction de ces lignes de force.
Si l'on ne veut opérer que des mesures relatives, il suffira de comparer les valeurs de x; on aura soin de rendre celles-ci les plus grandes possihies.-en substituant au mercure pour i'é«luation des pressions développées une colonM d'un lic)uide de faible densité, comme le monirr ; la^^. 197. Si l'on veut faire des mesures absolues, il faudra mesurer /, par exemple à l'aide di* la boussole des tangentes.
On peut encore avoir recours îi un phénomèn* d'induction. Soit une bobine plate et de peli' niyon, de surface totale S appartenant à iiii circuit de résislaiico totale /-, et soit F la valent moyenne de l'intonsité du champ évaluée nor- "- Hialement à celte bobine. Si l'on éloigne la bobine i) l'inftni, la (|iiaiititc Q il'élcciricilé induite aura pour expression
et pourra éirc mesurée par l'ini pulsion d'un galvanomètre. En faisant varier lorienlation do la bobine autour d'un mOmf point, on déterminera la direction moyenne des lignes de