‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 91 sur 211 · EFFET DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

EFFET DE LA TEMPÉRATURE

Le fer de Norvège a donné des valeurs dé m et de X: encore plus fortes (m = 4602, /r = 366) pour un champ moitié plus faible (F= 1, 169).

On admet, en général, que, pour les bonnes variétés de fer doux, le maximum d'aimantation est de 1600 à 1800.

Le nickel i^fig. 198) et le cobalt se comportent comme le fer. A la température ordinaire, le maximum d*aimantatioii des échantillons étudiés par M. Rowland serait de 5oo environ pour le nickel et de 800 pour le cobalt.

Quant aux diverses variétés de fonte ou d'acier, elles se distinguent suivant leur composition, leur degré de trempe ou de recuit, mais présentent toujours un magnétisme rémanent supérieur à celui du fer doux. Avec de bon acier, recuit au bleu, Tintensité de Taimantation permanente peut parfois atteindre la moitié de Tintensité maximum obtenue avec Je fer.

ETTET DE LA TEMPÉRATURE. — M. Rowland avait trouvé que la perméabilité du fer est sensiblement indépendante de la température de o*» à 280*». M. Berson (*) a vérifié la même propriété jusqu'à 33o®. D'autre part, on savait depuis longtemps que le fer n'est plus magnétique au rouge-cerise. A Taide d'une méthode fort élégante, M. Ledeboêr (') est parvenu à suivre la variation de la perméabilité du fer depuis o^ jusqu'à la température de 760^ où elle disparaît complètement.

Ce savant échauffe un barreau de fer cylindrique et le porte Jusqu'à la température du rouge, au sein d'une bobine dont la température s'élève fort peu au-dessus de la température ordinaire. A cet effet le barreau est entouré d'une feuille de mica sur laquelle est enroulée en doubles spires une spirale de platine FF' {fig> 199); celle-ci est traversée par un courant dont l'intensité, qu'on peut élever jusqu'à 18 ampères, est suffisante pour échauffer la spirale seule au rouge blanc, et le fer au rouge-cerise. Entre la spirale et la bobine ma-

(•) Berson, Annales de Chimie et de Physique, 6« série, t. VIII, p. 343; 1886.

(') Lkdkbokr, Journal de Physique, 2* série, t. VII, p. 199; 1888.

gnétisanto K ripcule un f.ouratil il'eau^lToUle au sel

ilout'- i"j.|.~ ty— i;!! La ic-rp '—ijrc -lu barrean

■■si (1(111 I II iiii tipl ilirrtDri I \ti]if ji M Lp Qi^dr-

lii'r, r 1 I I I I ill I III 1 I ] Ij I M 1 I barreau,) liiilér..,.r ... I„ s,,..L.

M. Leiteboër mesure l'inLcnsUé i)o l'aimantmion acquise par le Ter doux à l'aide dos eslra-oouranls de la l>ubin(> K. Ceil* babinp ost insérée dans l'une da hi-ani:hi>s il'un pool At Wlipatslone qn'on règlp, ainsi qu'il a élé iiirlii]iié (p. i8S), pour que l'équilibre du poni subsiste, mâme {iimdanl la p^ riode variable, quand il n'y a pas de fer dans la bobine. M* pos(^, quand on iniroduil le barrean, les exlra-coiirants aiipjraissent; l'impulsion galvanoinétrique correspondante varif peu jusqu'à ce que le couple thermo-électrique arcu^uu' tempéraliire de GSo' ; mais, à partir de \h, l'impulsion g»I«nométrique diminue brusriuemenl et, vnrs 760°, etlc redevient nulle, comme s'il n'y avait pas de Ter dans la bobioe.

L'élude de la chaleur spécifique du fera haute lempéralnn a l'nniiuil M. INonchon {') ft atlmcllre que le fer éprouve nnf

C) PiONcnoN, Thtse de Doctorat, Paris, iBhli; Annalti de Chinât ttéi Phyiiqae, K* tinv, l. \I, p. 33 ; Jaurnai de Phyttque, »' ttrie, I, VI, p. Ht-

Page 1