‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 92 sur 211 · EFFET DE LA TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

EFFET DE LA TEMPÉRATURE

modification allotropique entre 66o*et720<», c'est-à-dire à peu près dans les limites de température où M. Ledeboër constate que la perméabilité magnétique disparaît.

Le nickel se comporte à peu près comme le fer. Ldifig. 200 représente, d'après M. Perkins (*), la perméabilité de ce métal à diverses températures, suivant le mode de représentation adopté par M. Rowland. Les courbes pointillées se rapportent au magnétisme temporaire. D'après M. Berson (*), Taimantation diminue rapidement à partir de 28o<* et disparaît complètement vers 33o<> à 34o^ Les variations de la cbaleur spécifique du nickel ont conduit M. Pioncbon à admettre que ce métal

Fig. 200.

aoo

éprouve un changement d*état entre 230*» et 4oo*, c'est-à-dire dans l'intervalle môme où sa perméabilité magnétique décroît et disparaît.

Pour le cobalt, M. Berson a trouvé que les aimantations temporaire et permanente vont toujours en croissant de o*» à •3a5«. Ce métal, d'après M. Pioncbon, n'éprouve de changement d'état que vers 900*. Il est vraisemblable qu'à cette température il doit aussi cesser d'être magnétique.

(') Pkrkins, American Journal, t. \X\, p. 3i8 ; i885.

(• ) Bkrsok, Thèse de Doctorat, Paris, 188.'); Annales de Chimie et de Physique, 6* série, t. VIII, p. 433 ; Journal de Physique, a' série, t. V, p. 4^3 et suivantes.

J. et B., IV, 3*. Aimants. — (4* éd., 1880. ) aa

Notons enfin que tous les aimants d*acier perdent leur aimantation permanente quand on les chauffe au rouge blanc Cette observation, très ancienne, est due à Gilbert (*)• Elle fut confirmée par les recherches de Coulomb (*) et a été Torigine de nombreux travaux sur lesquels nous aurons roccasioii de revenir.

Les variations du moment magnétique d'un aimant, résultant des changements de la température atmosphérique, ne sont pas assez faible^ pour qu*on puisse négliger leur influence dans les expériences précises, par exemple dans celles qoi se rapportent au magnétisme terrestre. On peut en tenir compte, grâce à l'observation suivante : quand un barreau est depuis quelque temps en usage, son moment ne dépend plus que de la température actuelle; ainsi, après avoir subi une diminution, quand la température s'élève de / à T, il reprend sa valeur primitive quand la température s'abaisse de nouveau à t. Ce moment peut donc être représenté par une formule empirique, telle que

si les variations de température ne dépassent pas une dizaine de degrés,

si elles sont rclalivcmonl considérables. Les coefficients a, 'p varient, bien entendu, suivant la nature de Tacier, la trempe, Tépaisseur, etc. Ils doivent être déterminés pour chaque barreau particulier (*).

DISTRIBUTION DU MAGNÉTISME. — On sait qu'on peut considérer un aimant quelconque comme portant une double distribution de magnétisme libre, l'une purement superficielle de densité cr, l'autre étendue au volume entier du corps e!

(') Gilbert, De magnete ma^neticisgue corporibus; Londres, 1600.

(') Coulomb, Mémoires de r Institut, 1816; voir la Collection de Mémoires publics par la Société française de Physique y l. I.

(») Weber, Besultate des magnetischen Vereins; i83o. — Kupffir* Bulletin de l'Académie des Sciences de Saint - Pétersbourg , i. I; iB4-^. — DuPOUR, Archives de Genève, l. XXXIII et XXXIV. — Poloki, loc.cit.

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