‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 3)Chapitre 115 sur 138 · ET DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

ET DES LIQUIDES

Notions préliminaires. — Identité de la chaleur rayonnante et de la lumière. — Théorie de la conductibilité. — Cas d'un mur indéfini. — Conductibilité extérieure. — Mesure des coefficients de conductibilité. — Cas d'une barre allongée. — Expériences de vérification. — Cas général de la conductibilité. — Surfaces isothermes. — Lignes et canaux de propagation. — Conductibilité des cristaux. — Conductibilité des liquides.

lOTIONS PRÉUHDrAIBES. — Lorsqu^un corps a été échauffé et qu*on le place dans le voisinage ou au contact de substances dont la température est plus basse que la sienne, il se refroidit et les échauffe. La chaleur peut donc se transmettre.

On reconnaît aisément que celle communication s'accomplit suivant deux modes distincts : i" lentement et de proche en proche par rinlermédiaire des molécules des milieux continus, c'est-à-dire par conductibilité ; ?.** rapidement et à distancé, en franchissant directement rinlervalle qui sépare deux corps éloignés ; alors elle se propage par rayonnement. Nous allons d'abord étudier sommairement ce dernier phénomène.

L'expérience journalière nous apprend que la chaleur du

Boleil, des lampes ou des foyers traverse l'air, les carreaux des

fenêtres, les châssis des serres et en général tous les corps

^transparents solides, liquides ou gazeux. Ce fait, qu'il est im-

jpossible de contester, parut d'abord susceptible de deux inter-

.J. et B., Calorimécrie. — H. 2* fuse. ai

valu après les expériences suivantes. Prévost { • ), di montra qu'un flux calorifique passe en quantité égah une nappe d'eau , soit quand elle est maintenue i soit quand elle coule avec assez de rapidité pour n le temps de s'échauffer. Il fil voir aussi qu'une lentîR taillée dans Teau congelée, qui fond et ne s'échauffe elle absorbe de la chaleur, transmet néanmoins et à son foyer une assez grande proportion de rayor pour enflammer du bois. Enfin Delaroche (*) vil qu de verre recouverte de noir de fumée cesse d'être tra^ la chaleur, précisément parce qu'elle l'absorbe en s*é

D'ailleurs, ce qui exclut toute idée de propagation p femenls successifs, c'est que la chaleur traverse le ^ est évident, puisqu'elle nous vient du soleil, et cel montré directement par Rumford ('). Il prépara dan: tention un baromètre long, étroit et terminé à son so un large ballon, au rentre duquel était le réservoir c momètre. II ramollit ensuite le tube à la lampe au-< niveau de mercure et au-dessous du ballon, et il partie supérieure qui se trouva ainsi fermée et vide. ' plongea ce ballon dans Teau chaude, on vil que le thei montait instantanément , c'esl-a-dire que la chaleur le vide barométrique.

Dans les Chapitres précédents, nous nous sommes à considérer la chaleur comme un mouvement d'an't:

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