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(*) Faraday, Philosophical Transactions y i843; îe Mémoire de FandiJ *** traduit dans les Annales de Chimie et de Physique, 3' série, t. XV, p. w?*
ÉTUDE DES VAPEURS SATURÉES
PBEMI058 E:i ATMOSPBftIIES.
TUfpiiuTirRt.
Acide falfareax.
Cyanogène.
Ammonieqae.
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A son tour M. Regnault (<j a établi que la formule
log F = a4-6a'-+-c(3'
ts forces élastiques maxima s'applique aux gaz qu'il a udiés, entre autres Tammoniaque , Facide sulfhydrique , »xyde de carbone et l'acide carbonique. Ainsi toute démarcam précise entre les gaz et les vapeurs se trouve effacée.
COITOnJITÉ DE L'ÉTAT UttUIDE ET DE L'ÉTAT GAXEUX DE LA HA- IlS. — EXPÉRIEHCES DE CAMIABD-LATOUR. — Après avoir connu que les gaz sont liquéfiables et possèdent toutes les •opriétés des vapeurs, il reste à savoir si unç vapeur peut »ujours être amenée à l'état liquide par le simple accroissement de la pression qu'elle subit. Cette question a donné lieu des recherches intéressantes dont nous allons rendre compte.
Il est évident a/?r/or/ qu'en employant une pression toujours foissante on arrivera, quelle que soit la loi de compressibilité u gaz ou de la vapeur que l'on étudie, à réduire son volume à ne fraction très-minime du volume primitif, et par conséquent
rendre sa densité très-grande et comparable à celle des luides communs. Par exemple, M. Cailletet (^) a comprimé f*** jusque vers 700"", à la température de i5", et le gaz s'est
) Regnault, Relation des expériences ^ etc., t. \\ , p. 535, et Mémoires de ^^émie des Sciences, t. XXVI.
) Cailutct, Comptes rendus de l'yicadémie des Sciences, t. LXX, p. ii3i.
aî4 TIIERMOMÉTRIB. — DILATATIONS,
trouvé réduit à moins de 45o fois son volume primitif : s> densité par rapport à l'eau était donc égale à 0,6 environ, et il n'est pas douteux qu'on ne puisse aller plus loin. Or, dans les expériences de ce genre, exécutées sur des gaz réputés pennnents, il a toujours été impossible de manifester, pour unenleur quelconque de la pression, une diminution brusque Al volume, telle que celle qui accompagne la liquéfaction d'une vapeur.
D'autre part, on se souvient {p. 49) que les recherches de Drion, confirmant l'observation de Thilorier, ont établi quête liquides surchauffés (ou, ce qui revient au même, les |u liquéfiés) présentent un coefficient de dilatation qui atteint ei parfois dépasse celui des gaz. Ainsi, dans des conditions spéciales de pression, les gaz peuvent acquérir, par une gradalkm continue, la densité des liquides, et les liquides la dilaiaiiondcs gaz. Ne pourrait-il exister entre un liquide et sa vapeur une série continue d'intermédiaires, par lesquels le changemem d'état s'eirectuerail> sans transition brusque, d'in '■ ' ■ corps évidemment liquide à un corps certainemenl gazeux? C'est ce qui paraît aujourd'hui bien étaUi par les expériences suivantes.
4^igniard-l.aiour ;'<i employait, dès iS-a^, un 1 tube recourbé ab [fig. -,^) fermé à ses deux eitrémités cl renrermaiit du mercure, l,a branche I étiiiiio b, qui est divisée en parties dégale cap»rite, coiiLiont de l'air et constitue un vériHblf niaiiomt'tre à air comprimé; la branche large 0. divisée aussi, coiitieiil, au-dessus du mercure, une certaine quantité du liquide qu'on étudie.
On plun(;e la branche a dans un bain-niariei température convenable. Dès que la force élastique maximum de la vapeur est supérieure » colle de l'air en b, le liquide émet des vapeurs, et le mercure est refoulé dans la branche b jusqu'à ce que la pression de l'air ait acquis une valeur suffisante. Eu continuant
(') CAC'.iA«ti-l..TOi», Ani.t!<-< dr Ch!mi.r f( dr Phjùquf. V «érie, t. XXI.
ÉTUDE DES VAPEURS SATURÉES
' la branche a, l'espace occupé par la vapeur au-dessus ) augmente; mais bientôt toute trace de démarcation X couches fluides difTérentes, le liquide et sa vapeur, et la branche a ne contient plus qu*un fluide homoliquide a éprouvé une vaporisation totale, dans un cessivement restreint, compris entre ^ et 5 fois son rimitif. A ce moment on connaît la température du î manomètre donne une valeur approchée de la presîi les résultats obtenus par Cagniard-Latour.