RAPPORT DES CHALEURS SPÉCIFIQUES DES GAZ SOUS PRESSION
CONSTiVNTE ET A VOLUME CONSTANT.
MÉTHODE DE CLÉMENT ET DESORMES. — Le rapport des deux chaleurs spécifiques des gaz a été fixé pour la première Ws
par Clément et Desormes [ ' ), grâce à l'expérience suivante : Un grand ballon A (fig. i4) est muni d'un robinet irès^iarge B qui communique avec l'air extérieur; il porte en outre un tube latéral raccordé avec un roanontèlre à eau très-sensible a. On commence par faire un vide partiel dans le ballon. Le liquide e en a' et la pression est P — h'.
En ouvrant le robinet pendant un temps très-court, on laisse rentrer l'air extérieur Jusqu'à rétablir la pression atmosphérique; alors le gaz qui était dans le ballon est comprimé et son volume, qui était égal à l'unité, devient (r — d). Sa pres-
sion serait r- si la température ne s'était point élevée;
mais, comme elle a augmenté de x, la pression est dévenue
(■} CLUist et DuOMni, Journal de Physique de Delamilherie, t. LXXXIX, p. 333; iSig {Da léro absolu et du calorigue spécifique des gaz), foir iiufi Lipuca, Mécamjae céleste, t. V, p. i4B et iniranlM.
I — à i-h at
et l'on a
elle est égale à celle de Tatinosphère,
Peu à peu le ballon revient à la température ambiante t; le niveau remonte en a jusqu'à une hauteur h, et, x devenaoi égal à zéro, l'équation précédente se réduit à
Les équations (i) et (a) permettent de calculer à et x, c'esl-èdire la compression et l'augmentation de température que l'air intérieur a éprouvées. On trouve
//' — // i-^ at h
P-Zi' a V-h
Si la compression ô de l'unité de volume devient égale i l'augmentation de température x devient 6, et Ton i
proportionnellement
^ a X ^ ax