RÉFLEXION
DURE sin FOm. — Quand la lumière rencontre la surlace de séparation de deux milieux, elle se divise en deux parties: l'une qui se réfléchit, l'autre qui se réfracte.
Pour découvrir les lois de la réflexion, nous nous servirons d'un cercle divisé {fig, 33ci}. L'une des alidades porte un
PROPAGATION ET RÉFLEXION DE LA LUUIERE. i3i simple tube AB noirci iniérieurement, éclairé en A par une ouverture au centre de laquelle se croisent deux fils. Sur l'autre alidade est une lunette CD avec un réticule. On dispose d'abord la lunette de manière à voir distinctement l'Image des fils croisés A en coïncidence avec le centre du réticule; en-
FIr. 33o.
suite on établit en M une surrace plane réfléchissante. L'ex périence prouve qu'en amenant la lunette en CD' dans une position symétrique, on volt encore distinctement l'image des Qls croisés en coïncidence avec le réticule, comme si ces flls étaient en un point A' symétrique de A. Donc la lumière envoyée par le point A, qui se réfléchit sur une surface planeM, est dans let mêmes condilioiu physiques que si elle partait d'un point A' symétrique de A par rapport au miroir. A' est ce que l'on nomme l'image virtuelle de A,
On voit que la réflexion revient à ceci : les ondes lumineuses DD|, EE {Jig. 33i), parties du point A, se trouvent
transformées en d'autres ondes symétriques DD', E'E,, qui ont pour centre le point A', image du point A.
En général, on interprète comme il suit la loi de la réflexion. On suppose que l'ellluve lumineuse émanée de A soit décomposée en rayons élémentaires tels que AIC, et l'effluve réflécbiQ décomp<»ée de la même manière en rayons tels que
i3a CHAPITRE PREMIER.
A'IC, ei l'on dil : i" qu'ti un rayon incident AI correspond un rayon réfléchi IC ; 2' que le plan d'incidence AIN', mené par le rayon incident et la normale IN', est confondu avec te
plan de réflexion N'IC; 3° que l'angle d'incidence AIN' est égal à l'angle de réflexion N'IC'.
niUE D'in OBJIT. — Si la I ti mièrc pari d'un objet AB {flg. 332), rift. 33t.
chacun de ses points A ou Ita son image virtuelle en A' ou V,
PROPAGATION ET RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE. i33
et l'œil, placé en 0, reçoit les faisceaux réfléchis comme s'ils étaient envoyés par un objet symétrique A'B'. L'angle de ÂB avec son image A'B' est double de celui que fait AB avec la surface MM' du miroir. D'où il résulte qu'un objet vertical est vu horizontal dans un miroir incliné à 4$ degrés, et réciproquement.
DÉPLiCEMBIT DE LllIAAE. — Si un miroir MN se déplace pa> rallèlement à lui-même d'une quantité a jusqu'en M'N' [fig. 333), l'image qui était en A', à une distance de A égale
Fig. 333.
Fig. 334,
2rf, se place en A'' à une distance 2(rf -}-«)• La différence A' A", c'est-à-dire le déplacement de l'image, est 7.a\ elle est égale au double du mouvement du miroir.
Il en est de même pour le cas où le miroir se déplace angulairement. Soient MN [fig. 334) le miroir, AO et OB les rayons incident et réfléchi, leur angle AOB est double de l'angle d'incidence ou égal à 21. Si le miroir tourne de a et se placé en M'N', l'angle d'incidence augmente de a, devient 1 -+- a, et l'angle des rayons incident et réfléchi est 2(1 -ha) =21 -h 2a; le rayon réfléchi a donc tourné de 2 a.
BiFLEZIOV SUR DEUX 1IIE0IR8 FABAUÈLE8. — Soient M, M' [fig. 335) deux miroirs parallèles, A un point lumineux. Il se formera derrière M une première image A', qui pourra être considérée comme centre de rayonnement et donnera der-
i34 CHAPITRE PREMIER.
rière M' une nouvelle image symétrique A'^; à son tour» celle-ci
donnera une troisième image Â^' derrière M, et ainsi de suite.
Si l'on veut connaître la marche des rayons, il faut tirer les deux systèmes de parallèles AB, A''B'',... et A'B', A^'B^..., qui font avec les miroirs des angles égaux; leurs intersections avec la
normale AA' sont les images, et la ligne ABB'B'^^B''' est la
roule des rayons. On obtient une seconde série d'images, en
commençant par le miroir M'.
BËFUaiON SUR DES MIROIRS IHGUIIÉS. — Si les glaces sont inclinées et se coupent en un centre 0, les images, auxquelles nous conservons les mêmes lettres, sont distribuées sur la circonférence décrite du point {fig. 336). Elles sont en
Fig.
Fig. 336.
Fig. 337.
nombre infini; mais, quand l'angle a des miroirs est une partie aliquote de la circonférence, les images d'un ordre élevé se superposent avec d'autres, et le dessin de ces images devient très-régulier. Par exemple, si l'on place le point A sur la bissectrice OA de' deux glaces OM, OH', Inclinées sous un angle de 60 degrés, on a âix images, résultant de la superposition de toutes celles qui se forment (fig. SB?)* C'est sur ce pbé-
PROPAGATION ET RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE. i35 nomène que reposent les efTets du kaléidoscope. Dans le cas de deux glaces rectangulaires, il y a trois images (Jig. 338}.
Fig. 338.
L'image A'' est à 1^ fois formée par les deux glaces, mais l'œil la voit dans M, s'il est dans l'angle NOM; il la voit dans M\ s'il se trouve dans l'angle adjacent NOM'.