AB
Comme on place ordinairement l'œil contre la loupe, la distance A, de vision distincie, est égale à p'; et comme d'un antre cdté l'objet est presque au foyer inincipa), on peut admettre que p =/. Donc
On volt que le grossissement est d'autant plus grand que/est plas petit, et que la visicm distincte est plus considérable. G représente le grossissement linéaire; le grossissement supeificiel serait G'.
INSTRUMENTS D'OPTI<JDE. 173
THÉORIE DES INSTRUMENTS œMPOSÉS.
Les lunelies, les microscopes et les télescopes soni construits sur un plan commun qu'on va étudier généralement {Jig. 388). En DE est une première lentille nommée objectif.
Tout objet lumineux AB placé en avant d'elle, plus loin que la distance focale principale, fait une image réelle et renversée en A'B'. Tous les rayons partis d'un point tel que A se croisant en A' divergent ensuite en continuant leur route, comme si A' était un point lumineux réel; et les mêmes conditions étant réalisées pour toutes les parties de l'image A'B', on peut la considérer comme un véritable objet émetunt de la lumière, que l'on peut regarder à travers une loupe GD'. On construit comme précédemment la marche des rayons à travers cette loupe. Parmi tous ceux qui partiraient du point A' s'il était réel, on choisit l'axe secondaire A'C qui ne se dévie pas, puis un rayon A'H, parallèle à l'axe, qui, après la réfraction, passerait par le foyer F,. La rencontre dé C'A' et de F, H détermine A", le foyer conjugué de A'. La figure montre comment le cône des rayons DAC se rencontre d'abord en A', diverge ensuite en suivant un cône opposé, et enfin se réfracte en HK, GL comme si les rayons venaient de A". Si l'œil est derrière la loupe et qu'il reçoive ces rayons, il verra l'image A", et il la verra distinctement quand elle sera à la distance de la vision distincte.
En résumé, l'instrument composé se borne à faire une image
réelle très-rapprochée de Tobservateur qui la re|;arde avec une
loupe.
DIAPflRAftKE. — CHAMP. — On fixe dans le plan focal A'B' une lame de métal noirci, percée d'une ouverture circulaire. En même temps que Timage, Toeil voit distinctement les bords de celte ouverture qui encadrent le champ de vision, il faut la placer nécessairement dans ce plan focal, car son contour est confus si on Téloigne ou qu'on la rapproche. Il faut en outre que l'ouverture soit limitée au cône intérieur tangent aux lentilles DE et D'G, c'est-à-dire aux points A' etB'.En effet, B' est le sommet du cône DB'E, formé par les rayons réfractés qui viennent deB; ce cône est recueilli tout entier par l'oculaire D'G et peut entrer dans l'œil. Au contraire, le cône DV. E, qui vient de B| et se continue par D'B', D', n'entre plus ui dans la lentille ni dans l'œil. Il suit de là que les cônes dont les sommets se trouvent entre B' et B', ne seront recueillis que partiellement, et que le tableau focal des points compris entre B et B' diminuera d'éclat. C'est pour éviter cette diminution qu'on limite le diaphragme au point B' sur la ligne ED' menée par les bords des deux verres. Le cône ACB, qui se continue en A'CB', embrasse les points visibles: c'est le champ de l'instrument.
AZE OPTIftUE. — BÉnCULE. ^ Deux fils d'araignée croisés sont ordinairement tendus sur le diaphragme. On les voit en même temps que A'B', puisqu'ils sont superposés à cette image. Soit P' leur point de croisement; la ligne CP' qui joint ce point uu centre de l'objectif est Yaxe optique de l'instrument.
On sait que les rayons qui passent par le centre optique C ne se dévient pas; par conséquent, la ligne qui joint le réticule P' ù C, prolongée jusqu'à l'objet, rencontrera le point P, dont l'image se fait en F. II suffira donc d'amener l'image d'un point en P' pour conclure que ce point est dans la direction de l'axe optique, et les déplacements angulaires qu'il faudra donner à 1 axe pour voir successivement l'image de plusieurs points en P' seront les angles sous lesquels on voit ces points du Hou de lobservation.
L'axe optique peut être déplacé el réglé à volonté en dé-
plaçant le réticule. D^autre part, toute lunette a un axe géométrique, celui qui passe par les centres de deux collets égaux sur lesquels elle est supportée; c'est aussi celui dont on mesure la direction sur les cercles divisés dont tout instrument d'optique géométrique est pourvu. Il faut faire coïncider ces deux axes. Pour cela on fait tourner la lunette sur ses collets; on voit la croisée des fils parcourir un cercle, dont le rqyon diminue et finit par s'annuler quand on déplace Taxe optique jusqu'à le faire coïncider avec l'axe géométrique.
Soit a l'angle sous-tendu par le fil du réticule vu du centre de l'objectif. Tout déplacement de l'axe de la lunette supérieur à cet angle détruira la coïncidence apparente du point visé avec le fil réticulaire. La précision de la visée est donc en raison inverse de cet angle; elle est par conséquent proportionnelle à la longueur de la lunette et inverse de la largeur des fils.
TIBAftE. — Pour voir distinctement les fils du réticule et le diaphragme, il faut que leur image virtuelle donnée par la loupe soit à la distance de vision distincte, et celle-ci étant variable pour les divers individus doit pouvoir être changée : il y a un tirage qui permet de le faire. En second lieu il faut que l'ensemble de la loupe, du diaphragme et des fils puisse être amené dans le plan focal A'B', qui se déplace et varie avec la distance de l'objet AB; il faut donc un second tirage indépendant du premier, et qui commande à la fois Toculaire et le diaphragme.