EF = AH
cosr
Remplaçant DC et EF dans la valeur de a:,
cos'/'cosV
cosVcos^i
Si rinddence décroit de 20 degrés jusqu'à zéro, x prend les valeurs suivantes :
"" \ cos*A /
i68 CHAPITRE 111.
Instruments d'Optiqne simples : chambre obscure, lanterne magique, pbares. — Loupe. — Instruments composes : champ, clarté. — Limettes, télescopes, microscopes.
Un grand nombre d'instrumenis d'Optique sont fondés sur les propriétés des lentilles; ils se divisent en deux clasKS, suivant qu'ils sont formés d'un seul ou de plusieurs verres convergents ou divergents.
On se rappelle qu'un objet AB placé devant une lentille convergente donne en A' B' une image réelle etrenver8ée(^ff.38i),
laquelle est agrandie ou diminuée suivant que l'objet est plus près ou plus loin que le double de la distance focale principale. Cette propriété a conduit aux instruments suivants.
GHAMBU OBSCUBE. — La chambre obscure utilise les images diminuées. On encadre la lentille LL' dans une ouverture percée à la paroi antérieure d'une boite; l'image se fait au fond. Le modèle adopté pour la photographie l^g- 382) se compose d'une lentille achromatique B qui est Ûxe, et d'une seconde A
INSTRUMENTS DOPTIQUE. 169
qui est mobile au moyen d'un pignon a. En superposant ces deux lentilles on diminue la distance focale 9 puisqu'elles
Fig. 383.
ajoutent leur convergence ; et en faisant mouvoir Tune d'elles, on change un peu cette distance, ce qui permet de mettre l'image exactement au point. La caisse est composée de deux parties, Tune CD qui est immobile, l'autre E qui entre dans CD en glissant dans une charnière; elle se fixe à l'endroit voulu par un boulon K. Enfin en G est une glace dépolie sur laquelle on voit se peindre l'image des objets extérieurs, glace qu'on enlève à volonté, et qu'on remplace au moment de l'opération par le châssis contenant la plaque impressionnable.
Avant l'invention de la photographie, on dessinait sur le verre G l'image des objets en suivant leur contour avec un crayon. Il était important de redresser ces images. On y parvenait de diverses manières; la plus simple était de les rendre horizontales en disposant au fond de la chambre une glace OM inclinée à 45 degrés {^g. 383 ). L'image ne se formait pas en
Fîg. 383. ..— -
B'Af, mais en A'^B'% comme un dessin étalé sur une table horizontale.
LAXTEBHE MAftlfllUE. — Cet appareil, inventé par le P. Kircher, se compose {Jlg. 384 ) d'une première lentille très-conver-
génie LL', qui concenire en B'A' soit les rayons solaires, soil
ceux d'une lampe élecirîque, soit la lumière de Druiiimond
ou d'une lampe ordinaire. £n B'A' se trouve une fente rectangulaire verticale dans laquelle on introduit un verre sur lequel on a exécuté des peintures transparentes ou une image photographique sur coHodion. Ces peintures sont retournées; elles laissent passer ou arrêtent la lumière proportionnellement à la transparence de chacun de leurs points. En KK' est une lentille Irès-convergente, qui donne de l'objet ab une image redressée très-agrandle, qu'on reçoitsur un écran pour la diffuser dans tous les sens. On met au point en déplaçantla ' lentille KK' dans une coulisse.
Le microscope solaire n'est qu'un cas particulier de cet ap-
pareil [Jig. 385) : la lumière fixée par un héiiostat est concen-
trée d'abord par la lenlille LL', ensuile par A sur un double verre BB' où sont fixées les pièces microscopiques. La lenlille de projection est formée par la superposition de trois verres e, f, g. On les approche ou on les éloigne par une crémaillère et un pignon K, jusqu'à ce que l'image soit nette sur l'écran.
- Quand un point lumineux A {Jig. 386] esl placé au foyer principal d'une lentille, les rayons AM, AN, . . . deviennent parallèles après la réfraction et forment un cylindre de lumière 'qui ne s'aifaîblit que par le défaut de transparence 'e.J'air. Fresnel a profilé de cette propriété pour la construc- B'des pbares. Afin d'obtenir de grandes lentilles sans leur
Fie- 380.
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donner un poids très-considérable, il a songé à n'en garder que les bords MN, H'N' et à remplacer le milieu par des an> oeaux de plus en plus petits, qui ont tous le même foyer. En A est une lampe où l'huile monte par un mouvement d'horlogerie dans quatre mèches concentriques entre lesquelles cireale l'air. Le phare entier est une grosse lanterne prismatique k huit pans, portant huit lentilles à échelons et éclairant huit direcUODS différentes; un mouvement de rotation promène 1m huit cylindres de lumière dans toutes les directions, et een chaque point des éclats suivis d'éclipsés.
IMK. — Soit AB {Jig. 38^) un objet placé entre la lenlille MN etie foyer F', mais tout près de ce foyer. L'œil, placé en 0, recevra les rayons réfractés comme s'ils venaient de
l'image virtuelle A' B', c'est-i-dire d'un objet beaucoup plus
grand que AB.
Nous ne voyons les objets distinetement qu'à une cerUlne distance A de l'oeil, qui est d'ordinaire comprise entre o5 m
Fig. Î87.
3o ceniimèlres, et qu'on appelle ditlance de la vision dittineU. H faut donc que l'image A'B' soit à cette distance A. On réalise cette condition en éloignant ou en rapprochant la loupe de AB.
Le grossissement G de la loupe est égal au rapport des dimensions de l'image et de l'objet. On a donc