SIPHON
que, la pression à Textrémité antérieure p de la bulle soit toujours plus faible qu'à la partie postérieure /, quelle que soit la position de la bulle : il suffit évidemment que cette condition se trouve réalisée quand la bulle possède la plus grande longueur possible, c*est-à-(Jire quand son extrémité / est au sommet de la petite branche. La hauteur verticale du liquide de/? en R doit alors être supérieure à la hauteur de la petite branche (*).
Le siphon peut être employé à Tintérieur d'un liquide, par exemple pour transvaser du mercure d'un vase A supérieur dans un vase B, au sein d'une cuve à eau. Il suffit, pour que l'écoulement se produise, que le poids spécifique D du liquide à transvaser soit supérieur au poids spécifique d du fluide ambiant. Soient, en effet, P et P' les pressions qui s'exercent aux surfaces de séparation A et B, h la différence des deux niveaux. La pression transmise de bas en haut à la tranche iWrt, au niveau du vase A, est P; la pression transmise de
(<) Soient
> la longueur de la petite branche supposée verticale;
^ la longueur de la grande branche;
K l'angle qu'elle fait avec la verticale ;
iJa pression atmosphérique, évaluée en colonne du liquide.
La masse d'air qui occupait la longueur a sous la pression H aura salon- [oeur X maximum quand la pression transmise du côté du vase V sera la >lu8 faible, c'est-à-dire quand l'extrémité postérieure de la bulle sera en N.
La longueur x est donnée par la loi de Mariotte
Hrt = a:(H— rt).
Il reste dans la grande branche une colonne liquide de longueur h — x^ t la pression transmise du côté opposé à V est
H — {b — x) cosa = H — \b — — | cosa,
ui doit être inférieure à H — a, pour que Técoulemeut continue; il faut onc que l'on ait
H — a cos a
cos a H — a
28i HYDROSTATIQUE.
haat en bas est F — AD= P — ^(D — cf), qui sera plus faible,
pourvu que D > rf.
Si cette condition n'était pas remplie, le siphon fonciioDUrait en sens inverse. On peut s'en convaincre en réunissuii par un siphon deux vessies contenant de l'eau el plongeaii tout le système dans une cuve à mercure. On fait souveoi l'expérience à l'aide du pétrole dans une cuve à eau, et loi remplace les vessies par deux flacons bouchés A etB(/ï^.ii9).
FJff. 149.
à l'intérieur desquels la pression du liquide ambiant est inn^ mise à l'aide des tubes recourbés p ei q. On amorce le siphon en aspirant par le tube e, muni d'un robinet que l'on [ence ensuite el l'on voit le vase B se remplir d'eau, tandis quel! pétrole en excès dans A s'écoule par le tube/» et vient (louer à la surface de la cuve,
TBOMFE. — Beaucoup d'autres machines sont fondées sur les mêmes principes. Nous donnerons sulement la descKplio» de la trompe.
On appelle ainsi une machine soufflante qui peut aussi éire disposée de manière à produire le vide. Lsftg. i5o donne le détail de la partie supérieure de l'instrument. A représeniel'