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CHAPITRE PREMIER

' PHÉNOMÈNES CAPILLAIRES

Phéaoraènes généraux de la capillarité. ~ Énergie superficielle. — Tension superficielle des liquides. — Effets de la tension superficielle. — Sa mesure directe. — Formule de Laplace. — Expériences de Plateau. — Systèmes laminaires : i° systèmes rigides; a" systèmes à arêtes flexibles ; 3° pressions produites par les lames liquides courbes. — Valeurs de la tension superficielle de divers liquides. — Angle sous lequel trois milieux liquides se rencontrent; condition de possibilité. — Écumes, Émulsions. — Applications diverses.

PHÉNOMÈHES fiÉNÉRAUXDE LA GAPOLARITÉ. — Nous avons admis en Hydrostatique que les seules forces auxquelles est normalem ent soumis un liquide en équilibre résultent de la pesanteur et des pressions exercées à sa surface libre ou sur les parois du vase qui le renferme. Nous avons ainsi établi qu'un liquide n'affecte par lui-même aucune forme déterminée, que sa surface libre est plane et horizontale, etc.

L'expérience ne confirme pas pleinement ces conclusions. Les écarts sont, il est vrai, négligeables tant qu'on ne considère que des masses liquides importantes dont aucune dimension n'est trop petite; mais ils s'exagèrent à mesure que les masses diminuent et, quand une au moins de leurs dimensions devient négligeable, les faits observés ne semblent" plus offrir aucun rapport avec les lois que nous venons de rappeler.

Voici quelques types de phénomènes capillaires :

I** Une goutte de mercure posée sur un plan de verre se limite par des contours arrondis; si elle est très petite, elle est presque sphérique, et il est très difficile de la déformer : sou-

r.' PHYSIQUE MOLÉCULAIRE.

mise à un efforl quelconque, elle roule en fuyant comme \e

feiail une bille solide très élastique et très mobile. Une goulle

(i'cari projetée sur une plaque de lûle rougie se comporte de

môme,

ï° Un liquide légèrement visqueux qu'on agile au conlacl

(le l'air (bière, eau de savon) donne naissance^ une quantité

innombrable de bulles très persistantes, formant au-dessus de

la masse principale du liquide les édiTices en apparence les

. plus bizarres.

Une bulle gazeuse au sein d'un liquide s'élève comme tiii polit ballon sphérique; une bulle de grandes dimensions soufflée isolément & l'extrémité d'une paille ou d'un tuyau de pipe revient sur elle-même dès qu'on cesse de souffler et se con- Iracle comme un ballon de baudruche en conservant loujours h forme sphérique,

3° Des gouttes d'huile flottant à la surface d'une eau grasse (yeux du bouillon) affectent la forme de lentilles plates circulaires. Tout effort exercé sur ces gouttes pour les déformer provoque une véritable réaction élastique qui les ramène à leur forme primitive; étirées trop foriement elles s'amincisseni dans leur région moyenne, puis se rompent : chacune des parties séparées reprend d'elle-même la forme d'une lenlille circulaire,

4° A l'inlérieur d'un lube capillaire bien propre, l'eau s'élève h une assez grande hauteur, mettant en défaut le principe

Fig- i-

des vases communicants (Jl^. i, 2 et 5). Si l'on observe sa surface terminale à l'intérieur du lube capillaire, on recon-

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