‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 118 sur 185 · LIQUIDES · texte numérisé non relu

LIQUIDES

Eau

Mercure

Sulfure de carbone

Chloroforme

Alcool

Huile d'olive

Essence de térébenthine

Pétrole

Acide chlorhydrique

Solution d'hyposulfile de soude

POIDS spcciQqoe.

TENSION DE LA SURFACE séparant le liquide

da mercure.

(le Pair.

de l'eau.

32, oi

3o,Go

(') Dans le Mémoire original, les tensions superficielles sont données en milligrammes par millimètre : les nombres du Tableau précédent ont été obtenus en multipliant les nombres de Quincke par 9,81.

( « ) On verra plus loin que, d'après les meilleures expériences ( E. Desains ), la tension superficielle de la surface eau-air parait un peu plus faible. Elle serait égale à ']l\j\\ seulement.

Fig. 23.

ANfiLE SOUS LEaUEL TROIS KILIEUZ UOUIDES SE BEHCOHTBEIT. CONDITION DE POSSIBILITÉ. — Considérons trois milieux liquides

1, 2 et 3 en équilibre, qui se rencontrent suivant une arêle commune, et coupons le système par un plan normal à Tarêle au point 0 {fig* 23). Sur un élément de longueur ds à partir de ce point, agissent dans les plans tangents aux trois surfaces les tensions superficielles Aj^jû^^, k^^^ds^ Ai^^ds, relatives à la séparation des liquides i ei

2, 2 et 3, I et 3. Pour l'équilibre, leur résultante doit être nulle, c'est-à-dire que Ai,3 doit être égale et opposée à la diagonale du parallélogramme OPQR construit sur A, ,2 et A2,3- Soient a, (3, y les anglesdu triangle OPQ ; on a

Ai.i

rJ

Hr

Al. 2 A2,3 A|^3

sina sinj3 ~" siny

Le triangle OPQ a pour côtés les trois tensions superficielles; réquilibre ne peut donc avoir lieu que si Tune quelconque de ces tensions est inférieure à la somme des deux autres.

Par exemple, déposons une goutte d'huile à la surface d'une masse d'eau; d'après le Tableau précédent, on a, pour les tensions superficielles relatives aux trois surfaces de coolaci eau-air, huile-air, huile-eau, les valeurs

Eau-alF Al, 3 =80,96

Huile-air A2,3 = 86,89

Eau-huile Ai,2 = 20, 56

A2,3-^-Ai,3 = 57,45

et l'on voit que

Al, 3 > A2,3 H- Al, 3.

11 ne peut donc y avoir équilibre; la goutte d'huile, tirée par les bords en vertu de l'excès de A, ,3, s'étale avec une grande vitesse à la surface de l'eau, et cette extension se poursui^Tâ jusqu'à ce que, l'épaisseur de la couche d'huile étant devenue très faible, les raisonnements sur lesquels nous nous sommes appuyé pour prouver l'invariabilité de la tension

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